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Chroniques de Saint-Nazaire

  • La Villa Victor à Porcé

    La Villa Victor a été construite pour monsieur Victor Dupin, dont nous avons pu établir la biographie grâce à la famille Hailaust qui lui est apparentée.

     

    Né le 4 octobre 1854 à Seiches-sur-le-Loir, Victor Dupin était le second fils d’Auguste Dupin, pontonnier, et de Marie Hailaust qui fut cabaretière à Lézigné.

    En 1872 il rejoignit avec son frère ainé, Auguste, leur oncle Louis Hailaust, qui avait fondé à Nantes Hailaust et Cie, une société d’importation de bois, dans laquelle leur père avait une participation financière. Il y fut alors commis-négociant

     

    En 1896 il fit l’acquisition à Saint-Nazaire d’un terrain situé entre le chemin de Porcé, le chemin de la Plage, et le chemin des Demoiselles. Ce sera la villa Victor, propriété toujours existante, même si les deux tiers de son parcs, planté d’essences variées, a depuis été réduit à son tiers, au profit des immeubles du 97 chemin de Porcé, et 28 chemin de la Plage.

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    La villa Victor en 1912, (coll. David Silvestre)

     

    La demeure, en moellons de granite, a conservé jusqu’à présent son décor d’origine. Une cheminée dans le grand salon, en stuc, porte les initiales VD, et est décorée de panneau de céramiques figurant une biche et un cerf et des oiseaux autour du foyer. Le rez-de-chaussée comporte des parquets, en damier trompe-l'œil dans le bureau, avec une étoile dans le bow-window du salon, ainsi que des plafond en caissons dans le style typique de la presqu'île guérandaise.

    La maison était à l’origine associée à un bâtiment rectangulaire en pierres enduite et garniture de briques, abritant remises et logement des employés. Construit le long du chemin de Porcé, il a aujourd’hui disparu.

    En 1906, Victor Dupin devint directeur de la succursale nazairienne de Hailaust et Fils. En 1908 son cousin germain, Georges Hailaust donna une importante extension à la société en s’associant à Carl Benjamin Gutzeit, un négociant d’origine norvégienne établi à La Rochelle. L’entreprise devient Société d’Importation des Bois du Nord et d’Amérique Hailaust et Gutzeit. A la même période, monsieur Van Duym, vice-consul de Norvége à Saint-Nazaire depuis 1906, décida d’abandonner ses fonctions, la Norvège n’a retrouvé son indépendance qu’en 1905 après 518 ans de soumission au Danemark puis à la Suède - monsieur van Duyn était aussi vice-consule de Danemark depuis 1881). Victor Dupin reçut alors l'exequatur de vice-consul de Norvège. L’annonce parut dans le numéro de juillet 1908 de la revue Questions diplomatiques et coloniales, et au Journal officiel le 18 octobre 1908.

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    Victor Dupin devant sa villa en 1912

     

    En 1911, Victor Dupin quitta la direction de la succursale de Saint Nazaire. C’est à cette époque que, retraité, il posa devant sa villa pour un carte postale éditée par Delaveau à Saint-Nazaire.

    Le 24 juillet 1916, alors âgé de 61 ans, il épousa à Saint-Nazaire Marie-Joséphine Evrare, et décéda mois de trois semaines plus tard, le 11 août 1916.

  • Le major général de la province d’Accadie est à Saint-Nazaire en 1710

    Le registre paroissial de Saint-Nazaire mentionne à la date du 5 décembre 1710 le baptême de Charles de Gannes, fils de Louis de Gannes, écuyer, seigneur de La Falaize, major général de la province d’Accadie, et de dame Marguerite Le Neuf.

     

     

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    Extrait de l'acte de baptême de Charles de Gannes.

     

    Louis de Gannes de La Falaize, est né à Buxeuil, (Vienne), où il fut baptisé le 10 août 1664. Il était le fils de Louis de Gannes, écuyer, seigneur de Falaise, de Rosne et de La Chancellerie, gendarme d'une compagnie du roi, et de Françoise Le Bloy. Sa famille maintenue noble par J.H. Barentin suivant les arrêts du Conseil d'Etat des 22 mars 1666 et 5 mai 1667 dans la généralité et élection de Poitiers (A. Gouget, Armoriai du Poitou). Elle avait pour armoiries : d'hermine à huit mouchetures d'hermine de sable, posées 4, 3 et 1.

     

    Garde de la marine en 1683, Louis de Gannes passa en qualité de lieutenant d’infanterie des troupes de la Marine en Canada en 1687, puis fut nommé capitaine à l'Acadie 1er mars 1696. Après deux veuvages, à l’âge de 40ans, il se maria le 5 août 1700 Rivière Saint-Jean (province de Québec), avec Marguerite Leneuf de La Vallière, âgée de 21ans, native de Beaubassin (aujourd’hui Amherst en Nouvelle-Ecosse). Elle était la nièce de sa première épouse.

    Le 1er mai 1704 il fut promu major de troupes d'Acadie à Port-Royal (aujourd’hui Annapolis, Nouvelle-Ecosse).

    Port-Royal fut prise par les Bostonnais le 13 octobre 1710, durant la deuxième guerre intercoloniale. Les troupes françaises quittèrent la ville et Louis de Gannes de La Falaize embarqua immédiatement avec sa famille à bord de La Dépêche. Marguerite était alors enceinte de son 9e enfant. Celui-ci naquit en mer le 11 novembre, et fut ondoyé le 12. À l’arrivée du navire en rade de Mindin, la famille débarqua à Saint-Nazaire, et le baptême de Charles fut préparé.

    Charles de Gannes, neuvième enfant du couple, reçu ainsi le baptême en l’église de Saint-Nazaire, le 5 décembre 1710. Son parrain fut le frère de sa mère, Alexandre Leneuf, écuyer, seigneur de Beaubassin, capitaine de la Marine ; sa marraine fut Marie-Anne de Goutin[1], épouse de Michel du Pont de Renon[2], aide-major. Tous avaient fuis Port-Royal. Il est à noter que dans le registre le nom de la marraine est orthographié Anne des Goudains, et qu’elle signe Renon.

     

    Louis de Gannes profita de son séjour forcé en France pour régler la succession de ses parents, chez maitre Gibouin, le 4 avril 1711, puis, nommé à Québec, comme major-général de l’Ile royale. Il s’en retourna en Amérique avec sa famille à la fin de juillet 1711, depuis à Rochefort, à bord du Héros, avec deux compagnies de l’Acadie, la sienne et celle du capitaine de Renon. Le 7 octobre 1711, il arrive à Québec. Le dixième enfant du couple, Louis, naquit à Québec le 25 novembre 1711. Louise-Thérèse, onzième et dernière enfant y naquit le 6 octobre 1713. Fait chevalier de l’Ordre de Saint-Louis le 28 juin 1713, en novembre il partit pour la France afin de voir au détail des troupes de l’Acadie restées stationnées à Oléron depuis 1710, et qui devaient se rembarquer pour l’île Royale. Il décéda le 25 février 1714 en arrivant à La Rochelle.

     

    Sa veuve, décéda le 24 mars 1760 à Trois-Rivières (Québec).

     

     

     

    Charles de Gannes, connu par la suite comme Charles-Thomas, fut officier de marine. Il se maria avec Madeleine-Angélique Coulon de Villiers[3] [3]le 23 octobre 1749 à Trois-Rivières. Le couple eut sept enfants, entre 1750 et 1761, dont seule une fille atteint l'âge adulte. Enseigne en second en 1733, il fut promu enseigne en pied en 1738 et lieutenant en avril 1744 ;  en garnison à Louisbourg en 1753, il fut lieutenant dans l’une des deux compagnies du Canada qui avaient été envoyées à l’île Royale ; major en 1757 au fort Saint-Frédéric ; il en fut fait capitaine le 1er janvier 1759. Sur demande du marquis de Vaudreuil faite au ministre Berryer, le 7 janvier 1761, il fut proposé pour la croix de l’ordre de Saint-Louis, avec la mention suivante : « Officier de 1733 ; homme de mauvaise santé et qui fait tout ce qu’il peut. La date de ses services et sa bonne volonté ne méritent pas de le laisser dans l’oubli ». La demande resta sans suite.

    Son épouse fit publier dans La Gazette de Québec du 16 février 1767 : « Damoiselle Angélique Villiers, épouse de Monsieur Charles de Gannes, chevalier de Falaise, avertit le public que, pour son avantage et celui de ses enfants, elle a renoncé par un acte public à la communauté d’entre elle et son époux de présent en France et dans le dessein d’y rester ».

    Charles embarqua pour la France en octobre 1761 à bord de La Jeanne. D’après l’état de la noblesse canadienne, recensement dressé par Carleton en 1767, il résidait à Tours à cette époque, il s’était établi à Tours.

    Le 13 mars 1769, le ministre de la marine écrivait au marquis de Paulmy qu’il ne pouvait « pas nommer capitaine en la légion de l’Ile de France, le chevalier de Gannes Falaise, capitaine ci-devant du Canada, car ce serait faire injure aux lieutenants que d’y admettre des capitaines pris hors corps. »

    On perd ensuite sa trace et on en le retrouve pas dans la liste des chevaliers de l'Ordre de Saint-Louis.

    Son épouse, Madeleine-Angélique Coulon de Villiers, décéda 8 février 1810 à Chambly (province de Québec).

     

    Son parrain, Alexandre Leneuf de La Vallière de Beaubassin, fut pris sur le Neptune et emmené prisonnier en Angleterre en août 1711, alors qu’il revenait de France porter des secours en Acadie. En octobre, il se trouva sans argent à Paris. Louis XIV, en reconnaissait ses services le fit chevalier de Saint-Louis en juin 1712. Il décéda en mer, à bord du Héros, en septembre de la même année.

     

    Sa marraine, Marie-Anne de Goutin, resta en France jusqu’à ce que son époux, Michel du Pont de Redon, fut nommé aide-major de la nouvelle colonie de l’île Royale en 1714 ; en juin 1715 il en fut capitaine. Veuve le 4 septembre 1719, elle se remaria en 1724 ou 1725 épousa, avec Michel Hertel de Cournoyer, subdélégué de l’intendant à Port-Dauphin, (aujourd’hui Englishtown, Nouvelle-Ecosse).

     

    [1] Elle était fille d’un roturier, Mithieu de Goutin, né Goutin, conseiller du roi, lieutenant général civil et criminel, écrivain du roi, dont la descendance s’unit avec toutes les familles nobles du Canada français.

    [2]  Membre d’une faille noble du Saintonge qui portait : d'argent, à quatre chevrons de gueules.

    [3] Famille noble issue de Nicolas Coulon, seigneur de Chargny et de Boutinville, conseiller du Roi, prévôt juge civil et criminel de la ville de Mantes, anobli en 1590. Portait : D’azur à une face d’or chargé de trois têtes de maure, bandées d’argent. (La nièce de Madeleine Angélique, Charlotte Amable Coulon de Jumonville, présenta ses preuves de noblesse pour les demoiselles de Saint-Cyr le 17 février 1762 (B.N., fr. 32135, dossier n° 75).

  • Port Gavy

    Connu actuellement comme " l’École des infirmières ", Port Gavy fut à l'origine une propriété comportant une villa et et ses dépendances dans un vaste parc.

     

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    La villa de Port Gavy en septembre 1919, (coll. personnelle)

     

     

    Située sur la Grande île des Gavids, à un emplacement où il n'y avait aucune construction, la propriété fut bâtie durant le Second Empire, probablement vers 1855 à la même période que le château des Charmilles à Porcé, pour William-Felix Le Besque, (1802 - 8 décembre 1877 à Nantes), capitaine de navire, et son épouse Delphine-Aimée Lefebvre, native de Saint-Florent-le-Vieil, couple domicilié à Nantes.

    Destinée a l'usage de demeure de vacances, la villa fut construite sur cave, avec au-dessus un entresol avec une cuisine et une salle à manger pour les domestiques ; un rez-de-chaussé avec salle à manger lambrissée et plafonnée d'acajou, grand salon, et dans la tour un boudoir rond. Au 1er étage trois grandes chambres de maître avec cabinet de toilette, celle qui occupait la tour était dite de Monseigneur Fournier, en référence à Félix Fournier, (1803-1877), évêque du diocèse de Nantes de 1870 à sa mort en 1877, qui passait chaque été quelques semaines à Port-Gavy, car il était ami d'enfance de William-Felix Le Besque. Sa chambre était décorée de peintures qui représentaient en médaillon les bustes des Apôtres et des premiers disciples, avec au-dessus de chaque médaillon, en lettres gothiques dorées, un versé du credo. Les fenêtres étaient dotées de vitraux évoquant des moments de la vie d’Anne de Bretagne, et de François Ier. Au second étage étaient les quartiers des domestiques, avec un accès au grenier et au troisième niveau de la tour, ainsi qu'à la terrasse qui la somme, d'où l'on peut voir de la rade de Saint-Nazaire à la pointe Saint Gildas, et le clocher de l'Immaculée.

    Le domaine était d'une surface de 10ha, le long de 400m de côte, il y avait notamment 3ha de vignes situées à l'emplacement des bâtiments de l'université, qui donnaient encore en 1929 cents barriques de vins, un verger et une prairie, un bois de chênes verts, sapins, et lauriers, une pelouse dégagée en direction de la Villès-Martin, bordée de rosiers, de camélias, et de palmiers. Encore aujourd'hui, on pénétré en direction de l'ancienne villa par un portail du 19e siècle peint en vert, via une allée autrefois bordée de houx.

     

    Au décès de William-Felix Le Besque, son fils Georges-William, né à Nantes le 25 avril 1844, hérita d'une fortune suffisamment confortable pour ne jamais avoir à travailler, et du domaine où décida de résider toute l'année. A l'âge de 36ans, il rencontra Eliza Chavril, âgée de 19ans, orpheline placée sous la tutelle d'un lointain parent, Yves Martin, propriétaire domicilié à Saint-Nazaire. Eliza Chavril naquit le 12 mai 1864 à La Motte dans les Côtes-d'Armor. Sa mère, Marie Anne Le Maire, décéda à La Motte le 5 mai 1875, et son père, Louis Chavril, décéda à Saint-Nazaire le 10 juin 1880. Afin de se marier, Eliza obtint l’autorisation de son conseil de famille, par délibérations du 20 juillet 1883, validées par le juge de Paix du Canton de Saint-Nazaire. Le couple s'unit à la mairie de Saint-Nazaire le 20 août 1883. Si les témoins de Georges-William étaient ses cousins germains Lefebvre venus de Saint-Florent, Eliza eut quant à elle Victor Delaris, le vérificateur des douanes de Saint-Nazaire, cousin par alliance, et Charles Marion de Procé, procureur de la République, désigné comme son ami dans l'acte.

     

    En 1929, la ville de Saint-Nazaire, désireuse de construire un hospice pour ses vieillards, qui se trouvait rue du Traict, tenu par les Filles de la sagesse, congrégation de religieuses hospitalières, se porta acquéreur auprès des héritiers Le Besque, du domaine de Gavy pour la somme de 800.000 frs. La maison était alors relativement défrichée : les marches du perron étaient disjointes, semé d'herbe, les rampes de bois des balcons auxquels s’accrochaient des rosiers, de la glycine et de la vigne vierge, étaient branlantes. La chapelle et les bâtiments de la ferme qui la complétaient, nécessitaient des travaux.

     

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    Intérieur de la chapelle vers 1955. (Carte Postale éditions Rosy.)

     

     

    Plusieurs projets furent discutés, le premier, dit " projet A " consistait à l'ajout d'une aile à la villa, le second, " projet B ,  prévoyait de construire en plus un vaste complexe de bâtiments construits en paravent face à la côte.

     

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    projet A, (réalisé). (Archives départementales).

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    Projet B, (Archives départementales).

    1 = villa ; 2 = aile réalisée.

     

    Ce fut le projet A qui fut réalisé, par l'ajout à la villa une aile pour les patients. L'entresol de la villa fut adapté aux services, et les niveaux supérieurs devinrent le logement du directeur de l'hôpital. Le balcon en bois découpé de la tour fut remplacé par un balcon en ciment avec escalier ; la fenêtre du troisième étage de la tour fut retaillée en ogive, et l’ensemble fut enduit de ciment peint en blanc. Il est à noter qu'avant guerre, le logement servait uniquement durant les périodes d'été, comme résidence secondaire... En effet, Gavy étant à 4km du centre ville, et 3km de Saint-Marc, et l’absence d'un ligne de bus régulière, firent que son utilisation comme logement à l'année ne convenait pas à une famille. A la Libération, le docteur Allanet, chef de l'hôpital de Saint-Nazaire, à qui l'on doit entre autre la reconstruction de l'hôpital, s'y installa avec sa famille, au grand dam de son épouse qui se plaignait de l'isolement géographique du site (Cf. " Henri Allanet, un citoyen du XXe siècle ", de Pierre H. Allanet). Ils y restèrent jusqu'à la construction de leur maison square des Acacias, actuellement square Henri Allanet.

     

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    Les bâtiments vers 1955. (Carte Postale éditions Rosy.)

     

    Occupé par les Allemands durant la guerre, les bâtiments furent restitués en septembre 1945 à la municipalité. Henri Allanet y installa l'ensemble du service chirurgicale de la ville, toujours en collaboration avec les Filles de la sagesse. C'est sœur Gustave, (née Anne-Marie Barreteau), qui en assura la gestion. Trois chirurgiens y officiaient : Jagot, Gentin, et Delouche. En janvier 1947, le Centre chirurgicale de Gavy était équipé de 90 lits. En décembre de cette année, la ministre de la Santé, Germaine Poinso-Chapuis, vint visiter les installations hospitalières de Saint-Nazaire.  En 1951 il comportait 100 lits.

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    Salle des malade du centre Chirurgicale vers 1947. (Carte Postale éditions Rosy.)

     

    A la suite de la construction d'un nouvelle hôpital, inauguré en 1960, le Centre chirurgical fut déplacé, et Gavy devient un institut de formation en soins infirmiers.

     

     

  • Publication sur Despiau

     

     Nous avons le plaisir de vous informer la publication aux éditions Atlantica de l'ouvrage que madame Elisabeth Lebon, docteur en Histoire de l'art (Paris I Panthéon-Sorbonne), a consacré au sculpteur de Charles Despiau, et où il est, entre autres, question de " La Faunesse ", dont nous avons eu plusieurs fois l'occasion de parler sur ce blog.

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    http://www.atlantica.fr/livre/22035

  • Soucis techniques

    Suite à des travaux sur le site des archives départementales de Loire Atlantique, il ne nous est toujours pas possible d’accéder aux plans cadastraux. Nous espérons pouvoir publier notre prochain article avant les fêtes de fin d'années.

  • Coiffes et costumes nazairiens

    frogozsydneyaussie.jpgLes costumes dits « régionaux » sont nés durant le règne de Charles X. Il était alors en vogue de retourner vers des racines identitaires et moyenâgeuses idéalisées d'une France composite en réponse à la politique unitaire née de la Révolution. Si les coiffes particulières à chaque « pays » existaient déjà depuis des temps très anciens, leurs particularités et tailles furent exagérées pour convenir à la mode du temps. A Saint-Nazaire les coiffes et les ornements de tenue d’apparat n'y échappèrent pas. Gravure de l'époque romantique, daguerréotypes et photographies datant de la fin du règne de Louis-Philippe au milieu du XXe siècle en témoignent. Si l'aquarelle représentant une femme de Saint-Nazaire et deux de Pornichet en coiffe de cérémonie priant dans l'église Saint-Nazaire réalisée par François-Hippolyte Lalaisse en 1843 et publiée sous forme de gravure dans Recueil des costumes de la Bretagne et des autres contrées de la France en 1844, puis dans Galerie armoricaine en 1848, (image ci-contre), est aujourd'hui la représentation la plus connue, on s’intéressera à une petite publication intitulée Coiffes et costumes de la région nazairienne, et publiée par les éditions du journal Le Courrier de Saint-Nazaire en 1938, dont l'auteur est Jacqueline Bruno, journaliste spécialisée dans l'histoire locale, qui de 1931 à l'évacuation de Saint-Nazaire en 1939 publia régulièrement dans le journal des articles très détaillés et des interviews qui sont une source importante pour les historiens, amateurs et curieux de l'histoire de Saint-Nazaire. Cet opuscule de 1938 reproduit, sans commentaire et description hélas, des photographies anciennes de Nazairiennes en costume et coiffe, tirée d'album de familles non identifiées.

     

    Description :

     

    La costume des Nazairiens est celui des marins des années 1840, un pantalon avec une veste et un gilet en laine bleue ou noire, une chemise blanche, et un chapeau rond, à bord relevé et calotte basse, avec boucle en argent ou en nacre qui retient un ruban retombant en deux longs pans à l'arrière.

     

    01.jpgLe costume des Naziairiennes est très simple et semblable à peu de chose près à l'ordinaire qu'à la fête. Il se compose d'une camisole noire, en coton, popeline, ou en velours selon la fortune, d'un corset qui se lace par le devant, dont le bas partait en pointe vers le sexe, d'un fichu en jaconas en semaine, unis ou imprimé, et d'un col blanc, orné de dentelles ou de broderies blanches pour les cérémonies. Plus ce col était ample et surchargé, plus la femme affirmait sa fortune. La jupe, longue, est dans le même tissu que le corset. Traditionnellement la couleur du vêtement est le noir, surtout dans un pays de marins qu'est Saint-Nazaire qui connaît des deuils fréquents, mais il était aussi d'usage que les jeunes filles portent du violet, les femmes mariées du bleu marine comme les hommes, et les dames âgées du noir, cependant la mode parisienne incitait les femmes les plus riches à porter des tissus imprimés ou de couleurs marron, grise, ou verte. Par-dessus la jupe s'ajoutait pour les femmes n'ayant pas de domestique ou ayant une activité professionnelle, (les femmes du bourg de Saint-Nazaire s'assuraient un revenu en tressant des chapeaux de paille, réputés pour leur qualité), un tablier cintré aux hanches, et dont le bustier est fixé par deux épingles. Lalaisse montre en 1843 les épingles sur le col, alors que les photographies anciennes les montre en dessous. Ce tablier est aujourd'hui porté de couleur violette par les dames du Cercle Celtique de Saint Nazaire, cependant comme le fait figurer dans son aquarelle originale François-Hippolyte Lalaisse, le bleu roi était la couleur courante. Le tablier était en coton à l'ordinaire, en soie pour les fêtes.

     

    On distingue deux types de coiffes :

     

    845_001.jpgLa première est celle de tous les jours, petite, qui est celle portée actuellement par les danseuses du Cercle Celtique de Saint Nazaire, posée sur le chignon, en forme de sabot, en calicot blanc, linon ou tulle, bordée de dentelles, plus ou moins complexes et larges toujours en fonction de la fortune, elle se pose au-dessus d'une sous-coiffe en tissu sombre, et est fixée à l'aide de deux lacets et des épingles. On se doit d'amidonner pour en rigidifier la forme. Cette coiffe est dite de Saint-Marc par Jacqueline Bruno, mais en réalité elle était commune à toutes les Nazairiennes.

     

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    Coiffe nazairienne ordinaire dite de Saint-Marc

     

     

    011.jpgLa coiffe de cérémonie, totalement oubliée aujourd'hui, était un tube volumineux, posé à deux ou trois centimètres du front, laissant paraître les cheveux, et dégageant le visage, en tulle ou linon brodé et dentelles. Amidonnée, repliée en deux couches pour pouvoir former deux oreilles tombantes, elle comportait à l’intérieur un large peigne en bois ou en écaille qui assurait la bonne tenue de la forme.

     

     

    C'était la coiffe de cérémonie du bourg de Saint-Nazaire, mais dans la périphérie de la paroisse, on distingue une variante qui, comme les cornettes des religieuses, dissimulait le visage. Elle comportait un repli qui faisait rebord et se resserrait à l'arrière à l'aide d'un large ruban qui se finissait en deux longs pans. Cette coiffe, dite par Lalaisse de Pornichet, (Pornichet fut jusqu'en 1905 un bourg de paludiers faisant parti de la commune de Saint-Nazaire), se portait entre Guérande, Pornic, et Chateaubriant avec quelques variantes dans les années 1840 à 1860 pour ne plus se porter uniquement qu'à Pornichet par la suite.

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    Coiffe de Pornichet présentée comme celle de Saint-Nazaire...

     

    Les femmes de Méan, dont le bourg dépendait jusqu'au Second Empire de Montoire, portaient leur coiffe de mean.jpgcérémonie qui se fixait très en arrière, en forme de tube simple, avec deux oreilles de dentelles triangulaires. Leur col était simple, avec deux larges pans écartés. Leur coiffe ordinaire était semblable à la coiffe simple de Saint-Nazaire.

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    Jusqu'aux années 1930, il n'était pas convenable qu'une femme « sorte en cheveux ». Si la coiffe est à partir de l'Empire un apanage de paysans, les dames de la bourgeoisie bretonne continuèrent de l'arborer pour les cérémonies. Avec la redécouverte de l’identité bretonne par les intellectuels à la fin du 19e siècle, le port du costume traditionnel pour des cérémonies et des fêtes populaires fut remis à l'usage en ville. Nous reproduisons ici la photographie d'une mariée tirée de l'ouvrage de Jaqueline Bruno, et celle du jour de ses noces, propriété de monsieur David Silvestre.

     

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  • Maitre Alexandre Galibourg

     

    Portrait de maître Alexandre Galibourg par Théo Prat,

    photographe à Saint-Nazaire, (vers 1930, coll. Saint Loup)

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    I° Alexandre-Marie-Jean-Baptite Galibourg, (Nantes le 30 décembre 1846 - Saint-Nazaire le 19 janvier 1931), fut l'un des premiers historiens de Saint-Nazaire, on lui doit une série d'articles parus dans " Le Courrier de Saint-Nazaire ", et fut un collaborateur actif de Kervilers pour ses «bio-bibliographies bretonnes.  Arrivé à Saint-Nazaire à l'âge de 18mois, son grand-père maternel était Jean-Baptiste Talour, dit le capitaine Mantrelais, qui joua un tout Important dans le soulèvement des marches d'Anjou en 1793, et arrière-petit-fils du médecin rennais, Poullain de La Croix, amis de Moreau, qui accompagna les volontaires d'Ille et Villaine en 1792, et devin médecin de l'Armée du Rhin. Sa famille était fervente catholique et attachée aux idées monarchiques, aussi fut-il élève du Petit-Séminaire de Guérande. Reçu licencié en droit à Rennes le 13 août 1872, il fut avocat à Saint-Nazaire durant 58 ans ;il en fut le premier bâtonnier élu en 1890, et fut plusieurs fois réélu à ce poste. Il a laissé la réputation de défenseur des causes perdues dans le souvenir des Nazairiens. Cependant, il fut surtout un avocat spécialisé dans le Droit maritime, et on lui doit des interventions remarquées pour la défense des intérêts des marins indépendants devant les grands sociétés de navigation, durant les congrès internationaux de Navigation de Paris, Venise, et surtout d'Amsterdam, durant lequel il fit voter le textes qui régissent dans tous les pays la compétence en matière d'abordage. Membre du conseil de la Fabrique de Saint-Nazaire, il en fut l'avocat-conseil. Attaché à la paroisse Saint-Gohard, il participa activement à la construction de la nouvelle église paroissiale Saint-Nazaire et a été honoré d'un portrait sculpté sur le pilier centrale situé à droite quand on entre dans le chœur de l'église Saint-Nazaire, (côté Évangile).  Domicilier 40 rue de la Villes Martin, maître Galibourg fut inhumé au cimetière de La Briandais le 22 janvier 1931. Le journal L'Ouest-Éclair du 23 janvier 1931 mentionne : " Dans le cortège, on remarquait des délégations d'avocats, dont une du barreau de Nantes, en robe. Il n'y avait ni fleurs ni couronnes, sur la demande expresse qu'avait formulée l'honorable ancien bâtonnier avant sa mort. Les cordons du poêle étaient tenus par M. Vincent, président du Tribunal civil du Mans : M° Gouzer, bâtonnier en exercice du barreau de St-Nazaire MM Féliard, procureur de la République ; chanoine Joalland, curé de la paroisse de St-Nazaire ; Gasnier, président du Tribunal de Commerce de notre ville, et Boudard, président de la Chambre des avoués ". Son éloge funèbre fut prononcée le 23 janvier 1931 au début de l'audience du tribunal correctionnel de Saint-Nazaire, par le président Vincent, devant tous les magistrats, les avocats, les avoués, les huissiers et les greffiers (voyez à ce sujet L'Ouest-Éclair du 24 janvier 1931). 

    Il épousa à Saint-Nazaire, le 9 juin 1880, Augustine-Elisa-Marie Offret, née en 1854, fille d'un commandant de paquebots transatlantiques, d'où :

    1° Marie-Augustin-Louis, (Saint-Nazaire 5 juillet 1881 - Paris (20e) 27 avril 1947) ;

    2° Alexandre-Aimé-Marie-Augustin (Saint-Nazaire  4 mars 1885 – Saint-Nazaire 16 novembre 1949) ;

    3° Louis-Aimé-Marie, (Saint-Nazaire 14 janvier 1887 - ??) ;

    4° Henri-Anne-Marie, (Saint-Nazaire 1er juillet 1889 - Saint-Nazaire  22 février 1988), avocat, diplômé de l'Université de Rennes en Droit en 1912, bâtonnier du barreau de Saint-Nazaire ; marié à La Baule le 1er octobre 1949 avec Marcelle-Madeleine-Léontine Abeakam ;

    5° Jean-Baptiste-Anne-Marie, (Saint-Nazaire 22 juin 1891 - décédé en 1945), docteur ès-sciences, galibourg,saint-nazaireil fut d'abord chef des essais physiques et mécaniques de l'usine Citroën Quai de Javel, puis aux usines De Dion et Bouton comme chef des services métallurgiques des établissements de Puteaux, puis ingénieur-conseil auprès de firmes, reçu docteur ès-sciences physiques en Sorbonne avec une thèse portant sur la thermo-électricité il inventa un appareil  pour la reconnaissance des nuances d'aciers, enseignant attaché au laboratoire de métallographie de l'Ecole Centrale en 1921, chef de travaux en 1923, puis maître de Conférences d'Essais des matériaux, il fut mandaté en 1926 par les dirigeants de l'International Nickel C° aux Etats-Unis et au Canada pour visiter les usines de cette entreprise, il participa à la création du Centre d'Information du Nickel, appelé à Bruxelles comme professeur d'échange en 1934, il fut chargé aux Expositions d'Aviation  de présenter l'ensemble des méthodes d'essais et y organise des rétrospectives très remarquées ; à l'Exposition Universelle de 1937, il  créa et assura le fonctionnement d'un important laboratoire de métallurgie, et fut fait chevalier de la Légion d'honneur. Il participa à tous les grands Congrès internationaux aux Etats-Unis, au Japon, à Liège, à Bruxelles, à Zurich, etc. Il était expert près des tribunaux et le Bureau Veritas l'avait prié d'être membre et rapporteur de son Comité technique. A la veille de la Seconde guerre mondiale il fut appelé à la direction du laboratoire de la S.N.C.F. (voyez au bas de l'article la liste de ses travaux.) Marié à Toulouse le 27 avril 1927 avec Marie-Amélie-Madeleine Portrait, d'où un fils.  (Jean Galibourg, photographie parue dans la Revue de la métallurgie en mars 1945)

    6° Hélène-Anne-Marie-Henriette, (Saint-Nazaire 18 juin 1897 - Saint-Nazaire 7 janvier 1995), mariée à Saint Nazaire le 17 septembre 1828 à Marie-Adolphe-Jehan de Maillard,  (château de La Combe, Puyrenier 6 juillet 1900 - 17 décembre 1975 Bordeaux), issu d'une branche cadette, dites de La Combe, de la famille de Maillard de La Faye, maintenue noble par Pellot, intendant de Guyenne, 5 mars 1668, (la branche de  La Faye a fait ses preuves en juin 1993 à l'A.N.F. - Armes : d'azur  trois pommes de pin d'argent) ; divorcés le 8 août 1974.

     

     

     

    (Remerciements à madame N.A. pour les informations complémentaires concernant la famille.)

     

     

    Listes des travaux de Jean Galibourg : Comptes rendus Académie des Sciences Contribution à l'étude de la trempe de certains alliages d'aluminium. C.R . 1919 , 169 , p. 50 8 (en collaboration avec M M . L . GuiLLET et Jean DURAND). Utilisation de la force thermo-électromotrice de contact pour identifier quelques aciers. C.R . 1922 , 174 , p. 547 . Sur une méthode permettant de reconnaître les perles japonaises cultivées. C.R . 1922 , 174 , p. 1.01 2 (en collaboration avec M . F . RYZIGER). Sur la trempe des alliages légers aluminum-cuivre, renfermant plus de 5 % de cuivre. C.R . 1925 , 181 , p. 1.10 7 (en collaboration avec M . L . GuiLLET). Contribution à l'étude de la roentgenspectrographie des perles. C.R . 1926 , 183 , p. 96 0 (en 1 collaboration avec M . F . RYZIGER). SUT les points critiques et la trempe martensitique des fontes au nickel ci au, nickel-chrome. C.R . 1928 , 187 , p. 1 4 (en collaboration avec MM . L . GUILLET et M . BALLAY). SUT le relèvement du palier de la courbe de traction des métaux par traction et vieillissement. C.R . 1929 , 188 , p. 993 . Sur les essais de traction à chaud. C.R . 1929 , 188 , p. 1.20 5 (en collaboration avec MM . L . GUILLET et M . SAMSOEN). Sur les essais de traction à chaud. C.R . 1929 , 188 , p. 1.32 8 (en collaboration avec MM . L . GuiLLET et M . SAMSOEN). Sur le vieillissement des métaux écrouis, C.R . 1930 , 190 , p. 168 . Sur le traitement thermique durcissant des fontes grises. C.R , 1930 , 191 , p. 53 8 (en collaboration avec MM . L . GuiLLET et M . BALLAY). Sur la résistance à chaud des aciers ordinaires. C.R . 1931 , 192 , p. 86 1 (en collaboration avec MM . L . GuiLLET et M . SAMSOEN). Sur la limite élastique de l'acier doux étiré à la filière. C.R . 1932 , 194 , p. 1.635 . Influence de l'allongement réalisé au cours de tractions successives suivies de vieillissement sur. la limite élastique et le module d'Young d'un acier doux. C.R . 1932 , 195 , p. 1.022 , Sur les singularités des courbes de traction à chaud. C.R . 1932 , 195 , p. 1.072 . Sur les déformations subpermanentes (phénomènes de réactivité). Enfin, il y a quelques années, il fut appelé à la direction du laboratoire de la S.N.C.F. et, dans ces temps troublés, il y étudia avec succès des questions fort délicates notamment celle des pièces de frottement et des pièces d'attelage. Que dirai-je maintenant de l'homme ? II fut un de mes meilleurs amis, m'en donna maintes fois la certitude , notamment au cours des multiples et dures épreuves que je viens de subir ; il avait un caractère très droit, une franchise rare et, sous une froideur volontaire, cachait un dévouement auquel on ne faisait jamais appel en vain. Tous en abusaient ; moi-même lui avais demandé de prendre le secrétariat général de deux groupements que je préside : les « Centraux Métallurgistes » et les Parisiens de la Loire-Inférieure (« Le Muscadet »). Alors que la France a besoin de toutes ses élites, disparaît un excellent serviteur du pays. Sa mémoire sera pieusement conservée. Que notre chère amie, Mm e Galibourg, que son fils, mon filleul, en soient bien assurés. Léon GUILLET . DE JEAN GALIBOURG C.R . 1937 , 205 , p. 21 7 (en collaboration avec M . Pierre LAURENT). Sur les transformations des fontes austénitiques. C.R . 1939 , 209 , P . 105 . Revue de Métallurgie Contribution à l'étude de la trempe de certains alliages d'alumi* nium. 1920 , XVII , p. 20 2 (en collaboration avec M M . L. _ GUILLET et J. DURAND). Contrôle de l'épaisseur de cémentation sur témoins trempés. 1920 , XVU , p. 21 6 (en collaboration avec M . BALLAY); Contribution à l'étude théorique des diagrammes d'équilibre des alliages binaires. 1920 ; XVII , p. 630 . Les criques de rectification. 1921 , XVIII , p. 21 3 (en collaboration avec MM . L . GUILLET et P. BEURET). Emploi de la macrographie pour la mise au point de la coulée du bronze d'aluminium. 1921 , XVIII , p. 78 0 (en collaboration avec M . BRIZON). Y Protection contre cémentation par application d'un enduit au pinceau. 1922 , XIX , p. 22 2 (en collaboration avec M . BALLAY). Quelques résultats d'essais sur pendule Herbert. 1925 , XXI I p. 23 8 (en collaboration avec M . L . GUILLET). . Les- retassures intercristallines, « Micro-retassures». 192 5 XXII , p. 25 3 (en collaboration avec MM . L . GuiLLE' et M . BALLAY). Thermo-électricité des métaux et alliages. 1925 , XXII , p. 40C p. 52 7 et 610 . Recherches sur le traitement thermique des alliages aluminium cuivre. 1926 , XXIÎI , p. 17 9 (en collaboration ave M . L . GUILLET). La métallurgie du nickel au Canada et aux Etats-Unis. 192 , XXIV , p. 627 . Le nickelage. 1927 , XXIV , p. 660 . Le nickel dans les moulages de fonte et d'acier. 1927 , XX I p. 730 . ; Recherches sur le relèvement de la limite élastique par traction vieillissement. 1929 , XXVI , p. 334 . 

     

  • Une nazairienne demoiselle de Saint-Cyr

     

    Les registres des quittances de d'Hozier pour les Preuves de Saint-Cyr conservées aux Archives Départementales des Yvelines à Versailles mentionnent d'une nazairienne élève pensionnaire de la Maison royale de Saint-Louis à Saint-Cyr.

     

    La Maison royale de Saint-Louis, dites Saint-Cyr en raison de sa situation dans un village au bout du parc de Versailles, fut créée sous l'initiative de madame de Maintenon en 1684, dans le but de procurer à 180 filles de la noblesse pauvre une éducation permettant à leur établissement et à les soustraire à la misère.

     

    Ainsi, avoir des demoiselles à Saint-Cyr, ou, dans la version masculine, des pages aux Grandes ou Petites-Écuries, est une preuve de bonne noblesse, car il fallait pouvoir prouver 140ans de lignage noble, mais c'est aussi la marque d'un grand état de misère pour la famille. C'est cas d'Agathe Le Royer de la Poignadière, nazairienne entrée à Saint-Cyr le 7 novembre 1786.

     

    Commençons par situer Agathe Le Royer de la Poignadière dans l'histoire nazairienne :

     


    Le_Royer_de_La_Sauvagère.jpgLe Royer de la Poignadière
    : D'azur à trois roues d'argent.

     

    Famille originaire de Jargeau en Touraine, établie à La Chapelle-sur-Erdre suite au mariage avant le 9 juin 1573 de René Le Royer de La Motte, avec Isabeau Texier, dame héritière de la maison noble de La Poignardière, puis à Grandchamps suite au mariage de Claude-François Le Royer, sieur de La Poignadière avec Elisabeth Catreux le 20 mars 1681, maintenue noble d'extraction en Bretagne lors de la réformation de noblesse par ordonnance du 14 juin 1712 (Bibliothèque Municipale de Rennes, Ms. 504 et 505), et enfin à Saint-Nazaire par le mariage de René-François Le Royer, sieur de La Poignardière avec Catherine-Jeanne Canuel de Maude le 15 mai 1770.

     

    I° René-François Le Royer, écuyer, sieur de La Poignardière, (en indivision avec plusieurs parents dont un oncle interné pour folie aux Cordeliers de Pont-de-Cé), né à Nantes, paroisse Saint-Donatien, domicilié à Grandchamps, fils de feu René-Joseph Le Royer, écuyer, sieur de La Poignardière, et de dame Philibert Berthaud de La Bossière ; capitaine d'infanterie au régiment de Nantes au moment de son mariage et de la naissance de ses enfants, il était capitaine au Bataillon de Garnison de Royal la Marine en 1789 ; il épousa à Saint-Nazaire le 15 mai 1770 Catherine-Jeanne Canuel de Maude, née le 8 janvier 1745 et baptisée le même jour à Saint-Nazaire, fille de Jean Canuel, (décédé le le 21 mars 1749 et inhumé dans le chœur de l'église de Saint-Nazaire le 22 mars), et de feue Marie Rouaud, le couple fit valoir son appartenance à la noblesse pour être radié en 1775 du rôle des fouages (ancêtre des impôts locaux) ; d'où :

    1° un fil inhumé mort-né à Grandchamps 20 décembre 1771 ;

    2° René-Francois-Prudent, baptisé à Saint-Nazaire le 16 avril 1773 ;

    3° Bonne-Angélique-Philiberte, baptisée à Saint-Nazaire le 7 septembre 1774, mariée le 22 juillet 1806 à La Chapelle-sur-Erdre avec Benjamin-Valory Lagarde de La Garenne ;

    4° Clovis-Isaac-Modeste, né le 7 novembre 1775, baptisé le lendemain ;

    5° Agathe, née le 27 janvier 1777 à Saint-Nazaire, baptisée le lendemain ;

    6° Felix-Auguste, baptisé à Saint-Nazaire le 31 mars 1778, marié à La Chapelle-sur-Erdre le 2 octobre 1799 avec Anne-Pauline-Émilie Coutance.

     

    Les actes nous apprennent que Catherine-Jeanne avait pour tante et marraine Catherine Canuel, épouse de Mathieu Rouaud, sieur de La Villemartin, et pour cousin germain Mathieu de Rouaud, sieur de La Villemartin, avocat au Parlement, conseiller du Roi et procureur au siège royale de Guérande et sénéchaussée de Guérande, syndic maire de Guérande. Catherine et son fils Mathieu assistèrent au mariage de leur parente ; Catherine fut la marraine de René-Francois-Prudent et d'Agathe, Mathieu fut le parrain de Bonne-Angélique-Philiberte, de Clovis-Isaac-Modeste et d'Agathe. Cette grande proximité se retrouve aussi dans le journal du voyage que fit Mathieu en 1782 à Paris, et que publia en 1900 le comte Louis de Remacle. Dans ce journal Mathieu qualifie de cousin-germain René-François Le Royer, et indique qu'il profita de ce voyage pour faire , entre autres choses, des démarches au nom de son parent pour l'admission de sa filleule Bonne-Angélique-Philiberte à Saint-Cyr :

    « Du mercredi 3 juillet 1783. - [...] J'ai été porter chez M. le vicomte du Dreneuc les titres de noblesse de M. Le Royer de la Poignardière, mon cousin germain, pour être présentés à M. d'Ormesson […] ; 9 juillet 1782. - […] J'ai pu alors aller retrouver M. de Dreneuc à l'hôtel de Berry. Nous nous sommes rendus ensemble chez M. le président d'Hozier, généalogistede France, qui a parcouru les titres de noblesse de M. Le Royer qu'il a trouvés en bonne forme. Il nous a renvoyés chez M. d'Ormesson, Conseiller d'Etat, Commissaire de la maison royale de Saint-Cyr. Nous l'avons trouvé en son hôtel en lui remettant le dossier, M. du Dreneuc lui a recommandé Bonne Angélique Philiberte Le Royer comme sa nièce de mon côté j'ai fait valoir le parti que prend à cette affaire Mme de Champlais. Il nous a promis d'être favorable à notre requête, en nous observant qu'il y avait bien des demandes et peu de places à nommer. C'est tout ce que nous pouvions espérer de cette démarche. »

     

    Les démarches furent donc entreprises pour Bonne-Angélique-Philiberte, qui ne figure pas sur les registres de Saint-Cyr, par contre sa cadette, Agathe, y fut reçue sur quittance de d'Hozier pour preuves de noblesse des demoiselles entrées à Saint-Cyr en 1786, (A.D. 78, D 439). Elle en sortit sortie 12 mars 1793, à la fermeture du pensionnat (Certificat de sortie de Saint-Cyr, 1793, A.D. 78, 3 Q 79), en même temps que sa condisciple, Elisa Bonaparte, sœur de Napoléon et future princesse de Lucques et Pombino, et grande-duchesse de Toscane, entrée en juin 1784.

     

     

    Note : La famille Le Royer de La Poignadière avait tenté de se réclamer de la même source que les normands Le Royer de La Brisolière, et en usurpa un temps les armes, " d'or à la fleur de lys de gueules accompagnées en chef de deux merlettes de sable ", ce qui fut repoussé par les généalogistes du Roi. Cependant, on trouve encore dans certains armoriaux, notamment celui dit " Jouglas ", l'attribution fausse des armes et ascendances communes.

  • Le Bois Savary

     

    Le Bois Savary, ou Île du Bois Savary, doit son nom à Savary (ou Savaric) de Donges, premier seigneur de Donges à porter le titre de vicomte, cité 1125 et 1138. Dépendant de la justice de la vicomté de Saint-Nazaire, c'était un fief qui au XIVe siècle était propriété de la famille d'Ust, seigneurs de la châtellenie du même nom. A la suite du mariage de Françoise d'Ust, héritière des biens de sa famille, avec Vincent II du Boberil, seigneur de l'Hermitage, le 30 août 1562, le fief entra dans la famille du Boberil. Jean III du Boberil, chevalier, seigneur de l'Hermitage, de la châtellenie d'Ust, et du Molant, vendit la châtellenie d'Ust et ses dépendances, dont le Bois Savary, René de Kerpoisson, écuyer, seigneur de Trevenegat et son épouse Louise de Goesbriant, par contrat du 7 août 1626. Deux générations plus tard, Louise de Kerpoisson, fut dame de Trevengat, de la châtellenie d'Ust, de Saint-André, de Cleuz-Siriac et du fief du Bois-Savary. Elle épousa en premières noces, en 1681, Pierre Bonnier, écuyer, seigneur de Launay, nommé gouverneur des villes de Guérande, du Croisic, et de Saint-Nazaire en 1678, membre de la confrérie de Saint-Nicolas en 1687, seigneur d'Ust du chef de sa femme, pour qui il rend l'aveu au Roi le 3 mai 1679 ; puis en seconde noce, Maurice Avril, écuyer, seigneur de La Chauvière, conseiller au Parlement de Bretagne, décédé le 28 octobre 1728, dont elle eut un fils, Maurice II Avril, écuyer, seigneur de La Chauvière, de Trevengat, de la châtellenie d'Ust, et de Saint-André, qui rendit aveu pour Ust le 30 avril 1730, et décéda en janvier 1748. Son fils, Anne-Camille Avril, écuyer, seigneur de La Chauvière, de Trevengat, de la châtellenie d'Ust, et de Saint-André, vendit la châtellenie d'Ust et ses dépendances à Julie Lepennec, dame de Lesnerac, de Trévécar et du Bois-Jollan, veuve de Charles marquis de Sesmaisons. Le Bois Savary entra dans le patrimoine des marquis de Sesmaisons, qui le conservèrent durant trois générations. Au décès de Claude-François-Jean-Baptiste-Donatien de Sesmaisons, avant la Révolution marquis de Sesmaisons, comte de Saint-Saire, avant la révolution seigneur de la Sauzinère, Lesnerac, Escoublac, Crévecoeur, Bois-Jolland, Ust, Nesle, Mesnil-Mauger, Beaubec, fief de Léon, Bois-Savary, et Anglesqueville, en 1804, la métairie du Bois Savary fut vendue à François-Louis-Marie Galliot de Cran, (Saint-Nazaire 1787 – La Roche-Bernard 1858) et son frère Joseph-Marie-François Galliot de Cran, (Josselin le 31 juillet 1788 – La Roche-Bernard 1860). Suite à la création du port de Saint-Nazaire et à la prodigieuse extension de la ville, les frères Galliot de Cran vendirent par pièce l'ensemble des nombreuses propriétés qu'ils possédaient Saint-Nazaire.

     

    Le fief du Bois Savary comprenait le Dolmen. La Déclaration de 1649, indique que le prieur du prieuré de Saint-Jean-Baptiste de Saint-Nazaire, devait, à titre de droit féodal, la nuit de Noël, déposé sur la pierre couchée une pinte de vin et un pain d’une valeur d’un sou, à destination du Baron de Marsaint, ou de ses représentants, (A.D.44, E539 - B. Guérande 42 – B. 1012 – E579). Un rapport de la Société royale académique de Nantes et du Département de la Loire-Inférieure, publié dans ses annales en 1845, indique qu'il se trouvait alors " dans une pièce [de terre] en friche, dépendant de la métairie du Bois-Savary, à moins de deux cents mètres au nord de la grande route de Saint-Nazaire à Savenay. " Henri Moret indique dans son " Histoire de Saint-Nazaire ", publiée en 1925, avoir connu le dolmen encore dans un champ à son arrivée à Saint-Nazaire en 1893.

     

    bois-savary

    Cadastre de 1829. (Cliquer pour agrandir.)

     

    bois-savary

    1 la métairie ; 2 le dolmen ; 3 route menant de Saint-Nazaire à Savenay.

     

    bois-savary

    Le dolmen, vu par Thomas Dobrée, le 10 juillet 1836, (doc. DRAC-44)

     

     

    Aujourd'hui il ne reste du fief du Bois Savary que le nom de la rue du Bois-Savary dans le centre-ville de Saint-Nazaire.

     

    Pour plus de détails sur les possesseurs de ce fief, consultez les articles sur la châtellenie d'Ust et la seigneurie du Bois Joalland.

     

  • Saint-Nazaire en 1850

     

    En 1857, J.-F. Pinson, agent voyer, ancien géomètre de première classe du Cadastre, membre de la Société Académique de Nantes, publia chez André Guéraud et Compagnie, imprimeur-libraire à Nantes, « Dictionnaire des lieux habités de la Loire Inférieure », l'ouvrage reprend des notes prises entre 1850 et 1856, au moment de la parution certains propriétaires cités n'était plus en possession des biens auxquels ils sont associés.



    Il dénombra que la commune de Saint-Nazaire comportait 1106 maisons, 5424 habitants répartis en 1301 ménages.

     

    Ce dénombrement comprend alors la commune de Pornichet, qui fut créée le 9 avril 1905, et ne comprend pas les quartiers de Méan et de Penhouet qui faisaient alors pas parties de la commune de Montoire de Bretagne, (Trignacfut créée le 1er janvier 1914). Ce dénombrement ne comprend pas non plus des lieux qui étaient nommés, mais qui étaient alors inhabités, comme Porcé, ni des lieux qui furent habités baptisés plus tard par leur propriétaire comme Kerbrun et Sainte-Marguerite.

     

    Voici la liste des lieux de la commune de Saint-Nazaire qui étaient déjà habités en 1850/1857 :

     

    Nom de lieu

    Désignation

    Nombre de ménages

    Nombre d'habitants

    propriétaires

    Notes

    Angle (L')

    village

    3

    12

       

    Armanjo

    Domaine

    1

    7

    Monsieur Morel

    manoir féodal de la famille du Matz d'Armanjo

    Avalix (Le Grand)

    village

    6

    20

       

    Avalix (Le Petit)

    hameau

    2

    12

     

    à l'origine une métairie noble

    Béac

    hameau

    3

    8

     

    Ancienne seigneurie

    Beauregard

    domaine

    1

    8

    Stéphanie Gallerand, épouse d' Hippolyte-Léon Culine-Leroux,

    Ancienne maison noble de la famille Guériff de Lanouan

     

    Bélaudais (Les)

    métairie

    1

    7

     

    Ancienne métairie de la seigneurie du Bois-Joalland, elle se trouvait à l'emplacement de l'étang

    Bel-Air

    borderie

    1

    7

    Monsieur Lechat aîné

     

    Belle-Dame

    hameau

    2

    10

       

    Belle-Fontaine

    borderie

    2

    10

     

    Petite ferme, construite après 1829, qui se situait à Kerlédé entre les chemin du Rocher du Lion et des Genêts

    Belle Hautière (La)

    village

    11

    34

     

    Anciennement La Bellotière, du nom de la famille Belliote

    Bernerie (La)

    village

    3

    11

       

    Berrien

    hameau

    4

    19

       

    Berthauderie (La)

    métairie

    1

    8

    Jean Bernard

     

    Bignon Baguet (Le)

    hameau

    4

    20

       

    Bois Guimard (Le)

    hameau

    3

    16

       

    Bois-Joalland (Le)

    métairie

    1

    9

    Monsieur Masseron (propriétaire aussi de la ferme de La Villeneuve)

    Ancienne manoir seigneurial, logis détruit avec la création de la route qui mène à l'Immaculée, la ferme existe toujours

    Bois Savary (le)

    métairie

    2

    10

    Monsieur Galliot de Cran

    Ancien fief situé au niveau de la rue du même nom, et du Ruban Bleu

    Boissonnerie

    métairie

    1

    3

    Monsieur Masson aîné

     

    Bonde (La)

    deux métairies

    2

    10

    Jean Guéno

     

    Bosse (La)

    borderie

    1

    3

       

    Bouletterie (La)

    hameau

    2

    13

       

    Bouboux

    hameau

    2

    8

    Monsieur Legoff et autres

     

    Brais

    village

    17

    64

       

    Brancieux (Le Bas)

    village

    3

    12

       

    Brancieux (Le Haut)

    borderie

    1

    4

       

    Brantu

    métairie

    1

    3

    héritiers Gallerand

     

    Briandais (La)

    hameau

    3

    14

    Messieurs Cornet et David

     

    Brise Bas

    borderie

    1

    5

       

    Cardurand

    borderie

    1

    4

       

    Carioterie (La)

    hameau

    2

    6

       

    Carrois de Cuneix (La)

    village

    7

    35

       

    Cavarderie (La)

    hameau

    3

    8

     

    C'est le vrai nom de l'Immaculée, hameau qui pris ensuite le nom de la paroisse créée durant le Second Empire

    Chaponnerie (La)

    métairie

    1

    5

    Monsieur Lorieux

     

    Chesnaie (La)

    métairie

    1

    7

    Mademoiselle Hervé de Beaulieu

    Ancienne métairie de la seigneur de Trébal

    Corps de garde de Porcé

    Corps de garde

         

    Le bâtiment transformé en chapelle au 19e sicle existe toujours, propriété privée, il domine la plage de Porcé

    Costabella

    métairie

    1

    8

    Monsieur Subra

    Domaine créé par monsieur Subra, sujet espagnol, sa familel est toujours présente à Saint-Nazaire

    Coulvé

    hameau

    2

    10

       

    Cran

    métairie

    1

    6

    Monsieur Galliot de Cran

    Domaine ancestrale des Galliot de Cran depuis le 17e siècle

    Crépelet

    village

    7

    26

     

    Village situé à Saint Marc, au niveau du chateau

    Croix Verte (La)

    hameau

    2

    7

    Georges Aoustin

     

    Cuneix (Le Bas) dit aussi Onielles

    hameau

    3

    18

       

    Cuneix (Le Haut)

    hameau

    3

    16

    Jean André

     

    Dermurie (La)

    village

    18

    77

       

    Dissignac

    village

    11

    51

     

    Ancien fief de la famille Belliote

    Ecobut (L')

    métairie

    1

    9

    Monsieur Masson aîné

     

    Etang (L')

    village

    6

    17

       

    Fandeline

    hameau

    4

    12

       

    Fin (La)

    hameau

    3

    9

       

    Fort de l'Eve

    batterie

         

    Le nom vient de Léve, (du breton " lévé ": revenu / droit perçu / rente), un impôt était perçu sur les marchandises débarquées entre la pointe de ce nom et l'estuaire de la Loire au profit des vicomtes de Saint-Nazaire

    Fort de la Villes Martin

    batterie et fort

           

    Fosse de Sautron (La)

    hameau

    2

    11

       

    Galicherais (La)

    métairie

    1

    4

    Edouard Lorieux

    Il possédait aussi l'ancien manoir seigneurial de Trébal

    Gavy (Le Grand)

    village

    8

    40

       

    Gavy (Le Petit)

    village

    21

    68

       

    Geraud

    village

    7

    23

       

    Girauderie (La)

    métairie

    0

    0

    Monsieur Maillard

     

    Grand Chemin (Le)

    borderie

    2

    9

       

    Grande Fontaine

    faubourg de la ville

    comptabilisé avec la ville. Voyer : Saint-Nazaire

       

    Grande-Fontaine était un hameau situé sur la dune, avant le bourg, situé à peu près ou se trouve aujourd'hui l'église Saint-Nazaire.

    Grand Pré (Le)

    village

    11

    46

       

    Grillon (Le)

    hameau

    3

    7

       

    Guindreff

    hameau

    2

    6

    Enfants Genevois

     

    Higneux (Le)

    maison

    1

    3

       

    Heinleix Pommerais

    ruines

    0

    0

    Famille de Kermasson

    Manoir seigneurial déclaré comme masure en 1829, rasé après 1857 pour faire place à la ferme Marotin, détruite à la fin du 20e siècle.

    Heinlex Rohan

    domaine

    3

    10

    Monsieur Havard-Duclos et sa soeur

    Château seigneurial

    Houssaie (La)

    métairie

    1

    13

    Monsieur Lagal

     

    Immaculée Conception

    Église succursale

         

    Donna son nom au village après érection en paroisse

    Jeu (Le)

    hameau

    3

    10

       

    Kerdavid

    métairie

    2

    15

    Jean Rousselet

     

    Kerledé

    domaine

    2

    16

    Émile Lasson

    Ancien manoir féodal

    Lande (La)

    hameau

    2

    14

       

    Landes du Cuneix (Les)

    village

    18

    70

       

    Landreau (Le)

    hameau

    2

    13

    Lucien Delfaut

     

    Leaufouis

    village

    7

    29

       

    Lemberderie (La)

    hameau

    2

    6

       

    Lérioux

    métairie

    1

    6

    À l'Hospice de Paimboeuf

     

    Lesnais

    village

    8

    35

       

    Lin (Le)

    domaine

    3

    15

    Monsieur de Kermasson et autres

    Situé au niveau de la rue du Lin

    Lormette

    borderie

    1

    5

       

    Maingyusserie (La)

    borderie

    1

    5

       

    Maison du Grand Jardin

    maison

    4

    12

       

    Maison de l'Etang du Sable

    1

    2

       

    Maison située rue de Vera Cruz, (au niveau du 10)

    Maison Nantaise (La)

    métairie

    2

    10

    Monsieur Guillebeau et autres

     

    Maisonnette (La)

    maison

    1

    2

       

    Maison de Séreau (La)

    maison

    1

    2

    Jean Bourdic

     

    Marres Thomas

    hameau

    2

    6

       

    Marsac (Le Grand)

    village

    14

    55

       

    Marsac (Le Petit)

    village

    7

    35

       

    Marsain

    métairie

    1

    9

    Monsieur Le Camus de La Guibourgère, baron de Marsain

    Ancien château des baron de Marsain

    Matte (La)

    village

    6

    35

       

    Maudes

    village

    14

    61

       

    Menodoux

    maison

    1

    8

       

    Miné

    métairie

    1

    5

    Julien Denier

     

    Missaudière (La)

    métairie

    2

    11

    Monsieur Galliot de Cran

     

    Moïdé

    maison

    1

    3

       

    Moissonnerie (La)

    hameau

    2

    14

       

    Montagne de Kerlédé (La)

    hameau

    2

    11

       

    Motte Alemand (La)

    domaine

    2

    9

    Joseph-Aimé comte de Bruc d'Esdrieux

    Ancien château de la seigneurie du même nom

    Moulin de Cardurand

    moulin à vent

    0

    0

    Jacques Tartoue

     

    Moulin de Cran

    moulin à vent

    0

    0

    Monsieur Le Camus de La Guibourgère, baron de Marsain

     

    Moulin (Le Grand)

    moulin à vent

    0

    0

    Hospices de Paimboeuf

     

    Moulin d'Islac

    moulin à vent

    0

     

    Marquis de Sesmaisons

     

    Moulin de Lérioux

    moulin à vent

    0

    0

    Jacques Millon

     

    Moulin du Lin

    moulin à vent

    0

    0

    Monsieur Orain

     

    Moulin de Marsac

    moulin à vent

    0

    0

       

    Moulin de Moïdé

    moulin à vent

    1

    3

    Monsieur Le Camus de La Guibourgère, baron de Marsain

     

    Moulin de La Motte

    moulin à vent

           

    Moulin de La Noë

    moulin à vent

    0

    0

    Monsieur Benoiton et autres

     

    Moulin du Pé

    moulin à vent

    3

    11

    Monsieur Le Camus de La Guibourgère, baron de Marsain

     

    Moulin (Le Petit)

    moulin à vent

    0

    0

    Pierre Baholet

     

    Moulin de Pornichet

    moulin à vent

    0

    0

    Claude Amice

     

    Moulin de Prézégat

    moulin à vent

    0

    0

    Jean Millon

     

    Moulin de La Ville

    moulin à vent

    0

    0

    Jacques David

    C'est le moulin du Prieuré

    Noë d'Armanjo (La)

    village

    4

    17

       

    Noë Barbier (La)

    hameau

    2

    7

       

    Noë de Cuneix

    village

    4

    19

       

    Noë de Kerlédé

    métairie

    1

    9

    Émile Lasson

    A l'emplacement des HLM de Kerlédé

    Noës de Saint-Philibert (Les)

    hameau

    2

    4

       

    Noyau

    métairie

    1

    3

       

    Le Parc à l'Eau

    Domaine

    1

    3

    Mlle Tahier- Kervaret

    Quatre Vents (Les)

    Passouër (Le)

    village

    9

    44

       

    Pavillon (Le)

    maison

    1

    4

       

    Pé (Le)

    hameau

    2

    8

       

    Pez (Le Grand)

    hameau

    3

    22

       

    Pez (Le Petit)

    borderie

    1

    8

       

    Perruchaud (Le)

    métairie

    3

    18

    Monsieur Lechat jeune

     

    Phare de l'Aiguillon

    feu

    1

    2

       

    Phare du Commerce

    phare

    1

    1

       

    Picsac

    village

    4

    21

       

    Petit-Bois (Le)

    borderie

    1

    6

       

    Plessis (Le)

    village

    6

    36

       

    Plessis (Le)

    métairie

    1

    6

    Monsieur Amelot

    Ancien manoir féodal, détruit dans les années 1920' - connu aussi comme " Le Plessis Giffard "

    Pont Avé (Le)

    borderie

    2

    7

       

    Pont Brien (Le)

    borderie

    1

    5

       

    Pont d'Y (Le)

    hameau

    3

    6

       

    Prazillon (Le)

    village

    7

    27

       

    Préambert (Le)

    métairie

    1

    7

    René Bellinger

     

    Prézégat

    village

    2

    8

       

    Prieuré (Le)

    village

    4

    20

    héritiers Girard de La Cantrie

     

    Quatre Vents (Les)

    village

    16

    54

     

     

    Quelmer

    hameau

    3

    14

     

    Siège d'un métairie seigneuriale du Bois Joalland, a été immergé à la création de l'étang

    Réjannerie (La)

    hameau

    4

    9

       

    Reston

    métairie

    1

    3

    Mademoiselle du Bochet

     

    Richarderie (La)

    hameau

    5

    11

       

    Rivière (La)

    hameau

    3

    13

       

    Rosière (La)

    hameau

    2

    7

       

    Rouillarderie (La)

    métairie

    1

    10

    Hospices de Paimbeouf

     

    Le Sable

    domaine

    4

    12

    Emmanuel Plessix

     C'est la manoir du Sable (voir article à ce nom)

    Le Sabot d'Or

    maison

    1

    2

     

    auberge

    Sagauderie (La)

    hameau

    1

    4

       

    Saint-Marc

    hameau et chapelle

    2

    7

       

    Saint-Nazaire

    ville

    343

    516

       
           

    Saules (Les)

    borderie

    1

    2

       

    Sautron

    village

    5

    23

       

    Sérif

    hameau

    3

    9

       

    Toutes Aides

    village

    16

    79

    Monsieur Belliot et autres

     

    Tranchée (La)

    village

    7

    28

       

    Trébal

    métairie

    3

    16

    Edouard Lorieux et monsieur Delange

    Ancien manoir siège de la seigneurie homonyme

    Trébondy

    métairie

    1

    5

    Mademoiselle du Bochet

     

    Trégouët

    métairie

    1

    5

    Monsieur Lemerle

     

    Trévelan

    village

    7

    40

       

    Vecquerie (La)

    métairie

    2

    13

    Mathieu Goy

    vendue en 1854 à Alcide Bord qui y construisit le lotissement de Porcé et pour son usage personnel le château des Charmilles

    Ventard

    hameau

    2

    3

       

    Verdun (Le Grand)

    hameau

    2

    10

       

    Verdun (Le Petit)

    village

    6

    28

       

    Ville Briand (La)

    2 maisons distantes

    4

    15

       
               

    Ville Étable (La)

    métairie

    1

    9

    Achille-Jean-Baptiste Belliote de La Ville-Allain

     

    Villeneuve

    métairie

    1

    11

    Masseron (propriétaire aussi de la ferme du Bois-Joalland)

     

    Villes Allain (La)

    village

    12

    46

       

    Villes Babin

    village

    9

    34

       

    Villes Bousseau (La)

    village

    8

    32

       

    Villes Créneau (La)

    village

    9

    32

       

    Villes Davaud (La)

    village

    11

    41

       

    Ville au Fève (La)

    métairies

    2

    12

    Monsieur Delange et autres

     

    Villes Halluard

    village

    56

    231

     

    Connu aussi sous le nom de La Vieille-Ville, fut une fief noble de la famille Hémery à la fin du 16e siècle

    Villes Heulin (La)

    village

    9

    38

       

    Villes Martin (La)

    village

    14

    34

    Monsieur Loyseau et autres

     

    Villes Mollé (La)

    hameau

    3

    8

     

    Ancienne métairie noble, elle appartenait en 1484 à Pierre Molle

    Villes Ours (La)

    hameau

    4

    10

       

    Villes Pierre (La)

    hameau

    2

    8

       

    Villez Rioux (La)

    hameau

    5

    12

       

    Villes Robert (La)

    village

    8

    33

       

    Villes Robert (La)

    métairie

    1

    11

    Louis de Monti de Rezé

     

    Villes Thomas (La)

    village

    9

    27

       

    Virées de Trait

    maison

    1

    6

       

    Viviers Hallo

    hameau

    2

    9

       

     

     

    Lieux se trouvant aujourd'hui sur la commune de Pornichet :

     

    Nom de lieu

     Désignation  Nombre de ménages  Nombre d'habitants  propriétaires

    Saint-Sébastien

    Église succursale et village

    12

     

    37

     

    Basse Voie (La)

    hameau

    2

    7

     

    Bellevue

    borderie

    1

    3

    Monsieur Jarnais

    Bigannerie (La)

    hameau

    3

    11

     

    Bignon Joly (Le)

    hameau

    3

    21

     

    Cavaro

    village

    11

    49

     

    Cleuz

    métairie

    3

    25

    Joseph-Aimé comte de Bruc d'Esdrieux

    Ermur

    village

    10

    41

     

    Forges (Les Petites)

    village

    4

    21

     

    Forges (Les Grandes)

    village

    6

    30

     

    Mahuis

    hameau

    3

    13

     

    Gruche (La)

    hameau

    3

    16

     

    Montagne des Quatre Vents (La)

    hameau

    2

    4

     

    Moulin de Cleuz

    moulin à vent

    1

    3

    Jacques Prévost

    Pornichet

    village

    27

    111

     

    Moulin d'Argent

    moulin à vent

    0

    0

    Claude Amice

    Moulin de Caudriau

    moulin à vent

    0

    0

    Claude Amice

    Moulin des Poulhauts

    moulin à vent

    1

    6

    Monsieur Thomas

    Prieux (Le Grand)

    village

    14

    62

     

    Prieux (Le Petit)

    hameau

    2

    8

     

    Renglais

    village

    8

    26

     

    Ruines du château de Cleuz

    ruines

    0

    0

    Monsieur Picard

    Villes Blais (La)

    village

    6

    23

     

    Villes Chevissans (La)

    village

    6

    25

     

    Villes Houget (La)

    hameau

    2

    9

     

    Villes Liron (La)

    village

    8

    33

     

    Villes Mouilleron (La)

    hameau

    2

    12

     

    Villes Noire (La)

    village

    5

    21

     

     

     

    Lieux autrefois territoires de Montoire de Bretagne aujourd'hui de Saint-Nazaire :

     

    Nom de lieu

    Désignation

    Nombre de ménages

    Nombre d'habitants

    propriétaires

    La Croix de Méan

    village

    20

    81

     

    Méan

    village

    67

    90

     

    Moulin de Méan

    Moulin à vent

    0

    0

    Pierre Rouaud

    Moulin de Penhouet

    Moulin à vent

    0

    0

    Monsieur David

    Penhouet

    village

    14

    58