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Chroniques de Saint-Nazaire

  • Coiffes et costumes nazairiens

    frogozsydneyaussie.jpgLes costumes dits « régionaux » sont nés durant le règne de Charles X. Il était alors en vogue de retourner vers des racines identitaires et moyenâgeuses idéalisées d'une France composite en réponse à la politique unitaire née de la Révolution. Si les coiffes particulières à chaque « pays » existaient déjà depuis des temps très anciens, leurs particularités et tailles furent exagérées pour convenir à la mode du temps. A Saint-Nazaire les coiffes et les ornements de tenue d’apparat n'y échappèrent pas. Gravure de l'époque romantique, daguerréotypes et photographies datant de la fin du règne de Louis-Philippe au milieu du XXe siècle en témoignent. Si l'aquarelle représentant une femme de Saint-Nazaire et deux de Pornichet en coiffe de cérémonie priant dans l'église Saint-Nazaire réalisée par François-Hippolyte Lalaisse en 1843 et publiée sous forme de gravure dans Recueil des costumes de la Bretagne et des autres contrées de la France en 1844, puis dans Galerie armoricaine en 1848, (image si contre), est aujourd'hui la représentation la plus connue, on s’intéressera à une petite publication intitulée Coiffes et costumes de la région nazairienne, et publiée par les éditions du journal Le Courrier de Saint-Nazaire en 1938, dont l'auteur est Jacqueline Bruno, journaliste spécialisée dans l'histoire locale, qui de 1931 à l'évacuation de Saint-Nazaire en 1939 publia régulièrement dans le journal des articles très détaillés et des interviews qui sont une source importante pour les historiens, amateurs et curieux de l'histoire de Saint-Nazaire. Cet opuscule de 1938 reproduit, sans commentaire et description hélas, des photographies anciennes de Nazairiennes en costume et coiffe, tirée d'album de familles non identifiées.

     

    Description :

     

    La costume des Nazairiens est celui des marins des années 1840, un pantalon avec une veste et un gilet en laine bleue ou noire, une chemise blanche, et un chapeau rond, à bord relevé et calotte basse, avec boucle en argent ou en nacre qui retient un ruban retombant en deux longs pans à l'arrière.

     

    01.jpgLe costume des Naziairiennes est très simple et semblable à peu de chose près à l'ordinaire qu'à la fête. Il se compose d'une camisole noire, en coton, popeline, ou en velours selon la fortune, d'un corset qui se lace par le devant, dont le bas partait en pointe vers le sexe, d'un fichu en jaconas en semaine, unis ou imprimé, et d'un col blanc, orné de dentelles ou de broderies blanches pour les cérémonies. Plus ce col était ample et surchargé, plus la femme affirmait sa fortune. La jupe, longue, est dans le même tissu que le corset. Traditionnellement la couleur du vêtement est le noir, surtout dans un pays de marins qu'est Saint-Nazaire qui connaît des deuils fréquents, mais il était aussi d'usage que les jeunes filles portent du violet, les femmes mariées du bleu marine comme les hommes, et les dames âgées du noir, cependant la mode parisienne incitait les femmes les plus riches à porter des tissus imprimés ou de couleurs marron, grise, ou verte. Par-dessus la jupe s'ajoutait pour les femmes n'ayant pas de domestique ou ayant une activité professionnelle, (les femmes du bourg de Saint-Nazaire s'assuraient un revenu en tressant des chapeaux de paille, réputés pour leur qualité), un tablier cintré aux hanches, et dont le bustier est fixé par deux épingles. Lalaisse montre en 1843 les épingles sur le col, alors que les photographies anciennes les montre en dessous. Ce tablier est aujourd'hui porté de couleur violette par les dames du Cercle Celtique de Saint Nazaire, cependant comme le fait figurer dans son aquarelle originale François-Hippolyte Lalaisse, le bleu roi était la couleur courante. Le tablier était en coton à l'ordinaire, en soie pour les fêtes.

     

    On distingue deux types de coiffes :

     

    845_001.jpgLa première est celle de tous les jours, petite, qui est celle portée actuellement par les danseuses du Cercle Celtique de Saint Nazaire, posée sur le chignon, en forme de sabot, en calicot blanc, linon ou tulle, bordée de dentelles, plus ou moins complexes et larges toujours en fonction de la fortune, elle se pose au-dessus d'une sous-coiffe en tissu sombre, et est fixée à l'aide de deux lacets et des épingles. On se doit d'amidonner pour en rigidifier la forme. Cette coiffe est dite de Saint-Marc par Jacqueline Bruno, mais en réalité elle était commune à toutes les Nazairiennes.

     

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    Coiffe nazairienne ordinaire dite de Saint-Marc

     

     

    011.jpgLa coiffe de cérémonie, totalement oubliée aujourd'hui, était un tube volumineux, posé à deux ou trois centimètres du front, laissant paraître les cheveux, et dégageant le visage, en tulle ou linon brodé et dentelles. Amidonnée, repliée en deux couches pour pouvoir former deux oreilles tombantes, elle comportait à l’intérieur un large peigne en bois ou en écaille qui assurait la bonne tenue de la forme.

     

     

    C'était la coiffe de cérémonie du bourg de Saint-Nazaire, mais dans la périphérie de la paroisse, on distingue une variante qui, comme les cornettes des religieuses, dissimulait le visage. Elle comportait un repli qui faisait rebord et se resserrait à l'arrière à l'aide d'un large ruban qui se finissait en deux longs pans. Cette coiffe, dite par Lalaisse de Pornichet, (Pornichet fut jusqu'en 1905 un bourg de paludiers faisant parti de la commune de Saint-Nazaire), se portait entre Guérande, Pornic, et Chateaubriant avec quelques variantes dans les années 1840 à 1860 pour ne plus se porter uniquement qu'à Pornichet par la suite.

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    Coiffe de Pornichet présentée comme celle de Saint-Nazaire...

     

    Les femmes de Méan, dont le bourg dépendait jusqu'au Second Empire de Montoire, portaient leur coiffe de mean.jpgcérémonie qui se fixait très en arrière, en forme de tube simple, avec deux oreilles de dentelles triangulaires. Leur col était simple, avec deux larges pans écartés. Leur coiffe ordinaire était semblable à la coiffe simple de Saint-Nazaire.

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    Jusqu'aux années 1930, il n'était pas convenable qu'une femme « sorte en cheveux ». Si la coiffe est à partir de l'Empire un apanage de paysans, les dames de la bourgeoisie bretonne continuèrent de l'arborer pour les cérémonies. Avec la redécouverte de l’identité bretonne par les intellectuels à la fin du 19e siècle, le port du costume traditionnel pour des cérémonies et des fêtes populaires fut remis à l'usage en ville. Nous reproduisons ici la photographie d'une mariée tirée de l'ouvrage de Jaqueline Bruno, et celle du jour de ses noces, propriété de monsieur David Silvestre.

     

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  • Maitre Alexandre Galibourg

     

    Portrait de maître Alexandre Galibourg par Théo Prat,

    photographe à Saint-Nazaire, (vers 1930, coll. Saint Loup)

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    I° Alexandre-Marie-Jean-Baptite Galibourg, (Nantes le 30 décembre 1846 - Saint-Nazaire le 19 janvier 1931), fut l'un des premiers historiens de Saint-Nazaire, on lui doit une série d'articles parus dans " Le Courrier de Saint-Nazaire ", et fut un collaborateur actif de Kervilers pour ses «bio-bibliographies bretonnes.  Arrivé à Saint-Nazaire à l'age de 18mois, son grand-père maternel était Jean-Baptiste Talour, dit le capitaine Mantrelais, qui joua un tout Important dans le soulèvement des marches d'Anjou en 1793, et arrière-petit-fils du médecin rennais, Poullain de La Croix, amis de Moreau, qui accompagna les volontaires d'Ille et Villaine en 1792, et devin médecin de l'Armée du Rhin. Sa famille était fervente catholique et attachée aux idées monarchiques, aussi fut-il élève du Petit-Séminaire de Guérande. Reçu licencié en droit à Rennes le 13 août 1872, il fut avocat à Saint-Nazaire durant 58 ans ;il en fut le premier bâtonnier élu en 1890, et fut plusieurs fois réélu à ce poste. Il a laissé la réputation de défenseur des causes perdues dans le souvenir des Nazairiens. Cependant, il fut surtout un avocat spécialisé dans le Droit maritime, et on lui doit des interventions remarquées pour la défense des intérêts des marins indépendants devant les grands sociétés de navigation, durant les congrès internationaux de Navigation de Paris, Venise, et surtout d'Amsterdam, durant lequel il fit voter le textes qui régissent dans tous les pays la compétence en matière d'abordage. Membre du conseil de la Fabrique de Saint-Nazaire, il en fut l'avocat-conseil. Attaché à la paroisse Saint-Gohard, il participa activement à la construction de la nouvelle église paroissiale Saint-Nazaire et a été honoré d'un portrait sculpté sur le pilier centrale situé à droite quand on entre dans le chœur de l'église Saint-Nazaire, (côté Évangile).  Domicilier 40 rue de la Villes Martin, maître Galibourg fut inhumé au cimetière de La Briandais le 22 janvier 1931. Le journal L'Ouest-Éclair du 23 janvier 1931 mentionne : " Dans le cortège, on remarquait des délégations d'avocats, dont une du barreau de Nantes, en robe. Il n'y avait ni fleurs ni couronnes, sur la demande expresse qu'avait formulée l'honorable ancien bâtonnier avant sa mort. Les cordons du poêle étaient tenus par M. Vincent, président du Tribunal civil du Mans : M° Gouzer, bâtonnier en exercice du barreau de St-Nazaire MM Féliard, procureur de la République ; chanoine Joalland, curé de la paroisse de St-Nazaire ; Gasnier, président du Tribunal de Commerce de notre ville, et Boudard, président de la Chambre des avoués ". Son éloge funèbre fut prononcée le 23 janvier 1931 au début de l'audience du tribunal correctionnel de Saint-Nazaire, par le président Vincent, devant tous les magistrats, les avocats, les avoués, les huissiers et les greffiers (voyez à ce sujet L'Ouest-Éclair du 24 janvier 1931). 

    Il épousa à Saint-Nazaire, le 9 juin 1880, Augustine-Elisa-Marie Offret, née en 1854, fille d'un commandant de paquebots transatlantiques, d'où :

    1° Marie-Augustin-Louis, (Saint-Nazaire 5 juillet 1881 - Paris (20e) 27 avril 1947) ;

    2° Alexandre-Aimé-Marie-Augustin (Saint-Nazaire  4 mars 1885 – Saint-Nazaire 16 novembre 1949) ;

    3° Louis-Aimé-Marie, (Saint-Nazaire 14 janvier 1887 - ??) ;

    4° Henri-Anne-Marie, (Saint-Nazaire 1er juillet 1889 - Saint-Nazaire  22 février 1988), avocat, diplômé de l'Université de Rennes en Droit en 1912, bâtonnier du barreau de Saint-Nazaire ; marié à La Baule le 1er octobre 1949 avec Marcelle-Madeleine-Léontine Abeakam ;

    5° Jean-Baptiste-Anne-Marie, (Saint-Nazaire 22 juin 1891 - décédé en 1945), docteur ès-sciences, galibourg,saint-nazaireil fut d'abord chef des essais physiques et mécaniques de l'usine Citroën Quai de Javel, puis aux usines De Dion et Bouton comme chef des services métallurgiques des établissements de Puteaux, puis ingénieur-conseil auprès de firmes, reçu docteur ès-sciences physiques en Sorbonne avec une thèse portant sur la thermo-électricité il inventa un appareil  pour la reconnaissance des nuances d'aciers, enseignant attaché au laboratoire de métallographie de l'Ecole Centrale en 1921, chef de travaux en 1923, puis maître de Conférences d'Essais des matériaux, il fut mandaté en 1926 par les dirigeants de l'International Nickel C° aux Etats-Unis et au Canada pour visiter les usines de cette entreprise, il participa à la création du Centre d'Information du Nickel, appelé à Bruxelles comme professeur d'échange en 1934, il fut chargé aux Expositions d'Aviation  de présenter l'ensemble des méthodes d'essais et y organise des rétrospectives très remarquées ; à l'Exposition Universelle de 1937, il  créa et assura le fonctionnement d'un important laboratoire de métallurgie, et fut fait chevalier de la Légion d'honneur. Il participa à tous les grands Congrès internationaux aux Etats-Unis, au Japon, à Liège, à Bruxelles, à Zurich, etc. Il était expert près des tribunaux et le Bureau Veritas l'avait prié d'être membre et rapporteur de son Comité technique. A la veille de la Seconde guerre mondiale il fut appelé à la direction du laboratoire de la S.N.C.F. (voyez au bas de l'article la liste de ses travaux.) Marié à Toulouse le 27 avril 1927 avec Marie-Amélie-Madeleine Portrait, d'où un fils.  (Jean Galibourg, photographie parue dans la Revue de la métallurgie en mars 1945)

    6° Hélène-Anne-Marie-Henriette, (Saint-Nazaire 18 juin 1897 - Saint-Nazaire 7 janvier 1995), mariée à Saint Nazaire le 17 septembre 1828 à Marie-Adolphe-Jehan de Maillard,  (château de La Combe, Puyrenier 6 juillet 1900 - 17 décembre 1975 Bordeaux), issu d'une branche cadette, dites de La Combe, de la famille de Maillard de La Faye, maintenue noble par Pellot, intendant de Guyenne, 5 mars 1668, (la branche de  La Faye a fait ses preuves en juin 1993 à l'A.N.F. - Armes : d'azur  trois pommes de pin d'argent) ; divorcés le 8 août 1974.

     

     

     

    (Remerciements à madame N.A. pour les informations complémentaires concernant la famille.)

     

     

    Listes des travaux de Jean Galibourg : Comptes rendus Académie des Sciences Contribution à l'étude de la trempe de certains alliages d'aluminium. C.R . 1919 , 169 , p. 50 8 (en collaboration avec M M . L . GuiLLET et Jean DURAND). Utilisation de la force thermo-électromotrice de contact pour identifier quelques aciers. C.R . 1922 , 174 , p. 547 . Sur une méthode permettant de reconnaître les perles japonaises cultivées. C.R . 1922 , 174 , p. 1.01 2 (en collaboration avec M . F . RYZIGER). Sur la trempe des alliages légers aluminum-cuivre, renfermant plus de 5 % de cuivre. C.R . 1925 , 181 , p. 1.10 7 (en collaboration avec M . L . GuiLLET). Contribution à l'étude de la roentgenspectrographie des perles. C.R . 1926 , 183 , p. 96 0 (en 1 collaboration avec M . F . RYZIGER). SUT les points critiques et la trempe martensitique des fontes au nickel ci au, nickel-chrome. C.R . 1928 , 187 , p. 1 4 (en collaboration avec MM . L . GUILLET et M . BALLAY). SUT le relèvement du palier de la courbe de traction des métaux par traction et vieillissement. C.R . 1929 , 188 , p. 993 . Sur les essais de traction à chaud. C.R . 1929 , 188 , p. 1.20 5 (en collaboration avec MM . L . GUILLET et M . SAMSOEN). Sur les essais de traction à chaud. C.R . 1929 , 188 , p. 1.32 8 (en collaboration avec MM . L . GuiLLET et M . SAMSOEN). Sur le vieillissement des métaux écrouis, C.R . 1930 , 190 , p. 168 . Sur le traitement thermique durcissant des fontes grises. C.R , 1930 , 191 , p. 53 8 (en collaboration avec MM . L . GuiLLET et M . BALLAY). Sur la résistance à chaud des aciers ordinaires. C.R . 1931 , 192 , p. 86 1 (en collaboration avec MM . L . GuiLLET et M . SAMSOEN). Sur la limite élastique de l'acier doux étiré à la filière. C.R . 1932 , 194 , p. 1.635 . Influence de l'allongement réalisé au cours de tractions successives suivies de vieillissement sur. la limite élastique et le module d'Young d'un acier doux. C.R . 1932 , 195 , p. 1.022 , Sur les singularités des courbes de traction à chaud. C.R . 1932 , 195 , p. 1.072 . Sur les déformations subpermanentes (phénomènes de réactivité). Enfin, il y a quelques années, il fut appelé à la direction du laboratoire de la S.N.C.F. et, dans ces temps troublés, il y étudia avec succès des questions fort délicates notamment celle des pièces de frottement et des pièces d'attelage. Que dirai-je maintenant de l'homme ? II fut un de mes meilleurs amis, m'en donna maintes fois la certitude , notamment au cours des multiples et dures épreuves que je viens de subir ; il avait un caractère très droit, une franchise rare et, sous une froideur volontaire, cachait un dévouement auquel on ne faisait jamais appel en vain. Tous en abusaient ; moi-même lui avais demandé de prendre le secrétariat général de deux groupements que je préside : les « Centraux Métallurgistes » et les Parisiens de la Loire-Inférieure (« Le Muscadet »). Alors que la France a besoin de toutes ses élites, disparaît un excellent serviteur du pays. Sa mémoire sera pieusement conservée. Que notre chère amie, Mm e Galibourg, que son fils, mon filleul, en soient bien assurés. Léon GUILLET . DE JEAN GALIBOURG C.R . 1937 , 205 , p. 21 7 (en collaboration avec M . Pierre LAURENT). Sur les transformations des fontes austénitiques. C.R . 1939 , 209 , P . 105 . Revue de Métallurgie Contribution à l'étude de la trempe de certains alliages d'alumi* nium. 1920 , XVII , p. 20 2 (en collaboration avec M M . L. _ GUILLET et J. DURAND). Contrôle de l'épaisseur de cémentation sur témoins trempés. 1920 , XVU , p. 21 6 (en collaboration avec M . BALLAY); Contribution à l'étude théorique des diagrammes d'équilibre des alliages binaires. 1920 ; XVII , p. 630 . Les criques de rectification. 1921 , XVIII , p. 21 3 (en collaboration avec MM . L . GUILLET et P. BEURET). Emploi de la macrographie pour la mise au point de la coulée du bronze d'aluminium. 1921 , XVIII , p. 78 0 (en collaboration avec M . BRIZON). Y Protection contre cémentation par application d'un enduit au pinceau. 1922 , XIX , p. 22 2 (en collaboration avec M . BALLAY). Quelques résultats d'essais sur pendule Herbert. 1925 , XXI I p. 23 8 (en collaboration avec M . L . GUILLET). . Les- retassures intercristallines, « Micro-retassures». 192 5 XXII , p. 25 3 (en collaboration avec MM . L . GuiLLE' et M . BALLAY). Thermo-électricité des métaux et alliages. 1925 , XXII , p. 40C p. 52 7 et 610 . Recherches sur le traitement thermique des alliages aluminium cuivre. 1926 , XXIÎI , p. 17 9 (en collaboration ave M . L . GUILLET). La métallurgie du nickel au Canada et aux Etats-Unis. 192 , XXIV , p. 627 . Le nickelage. 1927 , XXIV , p. 660 . Le nickel dans les moulages de fonte et d'acier. 1927 , XX I p. 730 . ; Recherches sur le relèvement de la limite élastique par traction vieillissement. 1929 , XXVI , p. 334 . 

     

  • Une nazairienne demoiselle de Saint-Cyr

     

    Les registres des quittances de d'Hozier pour les Preuves de Saint-Cyr conservées aux Archives Départementales des Yvelines à Versailles mentionnent d'une nazairienne élève pensionnaire de la Maison royale de Saint-Louis à Saint-Cyr.

     

    La Maison royale de Saint-Louis, dites Saint-Cyr en raison de sa situation dans un village au bout du parc de Versailles, fut créée sous l'initiative de madame de Maintenon en 1684, dans le but de procurer à 180 filles de la noblesse pauvre une éducation permettant à leur établissement et à les soustraire à la misère.

     

    Ainsi, avoir des demoiselles à Saint-Cyr, ou, dans la version masculine, des pages aux Grandes ou Petites-Écuries, est une preuve de bonne noblesse, car il fallait pouvoir prouver 140ans de lignage noble, mais c'est aussi la marque d'un grand état de misère pour la famille. C'est cas d'Agathe Le Royer de la Poigniadière, nazairienne entrée à Saint-Cyr le 7 novembre 1786.

     

    Commençons par situer Agathe Le Royer de la Poigniadière dans l'histoire nazairienne :

     


    Le_Royer_de_La_Sauvagère.jpgLe Royer de la Poigniadière
    : D'azur à trois roues d'argent.

     

    Famille originaire de Jargeau en Touraine, établie à La Chapelle-sur-Erdre suite au mariage avant le 9 juin 1573 de René Le Royer de La Motte, avec Isabeau Texier, dame héritière de la maison noble de La Poignardière, puis à Grandchamps suite au mariage de Claude-François Le Royer, sieur de La Poigniadière avec Elisabeth Catreux le 20 mars 1681, maintenue noble d'extraction en Bretagne lors de la réformation de noblesse par ordonnance du 14 juin 1712 (Bibliothèque Municipale de Rennes, Ms. 504 et 505), et enfin à Saint-Nazaire par le mariage de René-François Le Royer, sieur de La Poigniardière avec Catherine-Jeanne Canuel de Maude le 15 mai 1770.

     

    I° René-François Le Royer, écuyer, sieur de La Poigniardière, (en indivision avec plusieurs parents dont un oncle interné pour folie aux Cordeliers de Pont-de-Cé), né à Nantes, paroisse Saint-Donatien, domicilié à Grandchamps, fils de feu René-Joseph Le Royer, écuyer, sieur de La Poigniardière, et de dame Philibert Berthaud de La Bossière ; capitaine d'infanterie au régiment de Nantes au moment de son mariage et de la naissance de ses enfants, il était capitaine au Bataillon de Garnison de Royal la Marine en 1789 ; il épousa à Saint-Nazaire le 15 mai 1770 avec Catherine-Jeanne Canuel de Maude, née le 8 janvier 1745 et baptisée le même jour à Saint-Nazaire, fille de Jean Canuel, (décédé le le 21 mars 1749 et inhumé dans le chœur de l'église de Saint-Nazaire le 22 mars), et de feue Marie Rouaud, elle apporta en dote le vignoble de La Rougeule, propriété qui se situait à Bonne Anse face au rocher de la Rougeole, ce qui fit que dans certains actes René-François est aussi qualifié de sieur de La Rougeule, le couple fit valoir son appartenance à la noblesse pour être radié en 1775 du rôle des fouages (ancêtre des impôts locaux) ; d'où :

    1° un fil inhumé mort né à Grandchamps 20 décembre 1771 ;

    2° René-Francois-Prudent, baptisé à Saint-Nazaire le 16 avril 1773 ;

    3° Bonne-Angélique-Philiberte, baptisée à Saint-Nazaire le 7 septembre 1774, mariée le 22 juillet 1806 à La Chapelle-sur-Erdre avec Benjamin-Valory Lagarde de La Garenne ;

    4° Clovis-Isaac-Modeste, né le 7 novembre 1775, baptisé le lendemain ;

    5° Agathe, née le 27 janvier 1777 à Saint-Nazaire, baptisée le lendemain ;

    6° Felix-Auguste, baptisé à Saint-Nazaire le 31 mars 1778, marié à La Chapelle-sur-Erdre le 2 octobre 1799 avec Anne-Pauline-Émilie Coutance.

     

    Les actes nous apprennent que Catherine-Jeanne avait pour tante et marraine Catherine Canuel, épouse de Mathieu Rouaud, sieur de La Villemartin, et pour cousin germain Mathieu de Rouaud, sieur de La Villemartin, avocat au Parlement, conseiller du Roi et procureur au siège royale de Guérande et sénéchaussée de Guérande, syndic maire de Guérande. Catherine et son fils Mathieu assistèrent au mariage de leur parente ; Catherine fut la marraine de René-Francois-Prudent et d'Agathe, Mathieu fut le parrain de Bonne-Angélique-Philiberte, de Clovis-Isaac-Modeste et d'Agathe. Cette grande proximité se retrouve aussi dans le journal du voyage que fit Mathieu en 1782 à Paris, et que publia en 1900 le comte Louis de Remacle. Dans ce journal Mathieu qualifie de cousin-germain René-François Le Royer, et indique qu'il profita de ce voyage pour faire , entre autres choses, des démarches au nom de son parent pour l'admission de sa filleule Bonne-Angélique-Philiberte à Saint-Cyr :

    « Du mercredi 3 juillet 1783. - [...] J'ai été porter chez M. le vicomte du Dreneuc les titres de noblesse de M. Le Royer de la Poignardière, mon cousin germain, pour être présentés à M. d'Ormesson […] ; 9 juillet 1782. - […] J'ai pu alors aller retrouver M. de Dreneuc à l'hôtel de Berry. Nous nous sommes rendus ensemble chez M. le président d'Hozier, généalogistede France, qui a parcouru les titres de noblesse de M. Le Royer qu'il a trouvés en bonne forme. Il nous a renvoyés chez M. d'Ormesson, Conseiller d'Etat, Commissaire de la maison royale de Saint-Cyr. Nous l'avons trouvé en son hôtel en lui remettant le dossier, M. du Dreneuc lui a recommandé Bonne Angélique Philiberte Le Royer comme sa nièce de mon côté j'ai fait valoir le parti que prend à cette affaire Mme de Champlais. Il nous a promis d'être favorable à notre requête, en nous observant qu'il y avait bien des demandes et peu de places à nommer. C'est tout ce que nous pouvions espérer de cette démarche. »

     

    Les démarches furent donc entreprises pour Bonne-Angélique-Philiberte, qui ne figure pas sur les registres de Saint-Cyr, par contre sa cadette, Agathe, y fut reçue sur quittance de d'Hozier pour preuves de noblesse des demoiselles entrées à Saint-Cyr en 1786, (A.D. 78, D 439). Elle en sortit sortie 12 mars 1793, à la fermeture du pensionnat (Certificat de sortie de Saint-Cyr, 1793, A.D. 78, 3 Q 79), en même temps que sa condisciple, Elisa Bonaparte, sœur de Napoléon et future princesse de Lucques et Pombino, et grande-duchesse de Toscane, entrée en juin 1784.

     

     

  • Le Bois Savary

     

    Le Bois Savary, ou Île du Bois Savary, doit son nom à Savary (ou Savaric) de Donges, premier seigneur de Donges à porter le titre de vicomte, cité 1125 et 1138. Dépendant de la justice de la vicomté de Saint-Nazaire, c'était un fief qui au XIVe siècle était propriété de la famille d'Ust, seigneurs de la châtellenie du même nom. A la suite du mariage de Françoise d'Ust, héritière des biens de sa famille, avec Vincent II du Boberil, seigneur de l'Hermitage, le 30 août 1562, le fief entra dans la famille du Boberil. Jean III du Boberil, chevalier, seigneur de l'Hermitage, de la châtellenie d'Ust, et du Molant, vendit la châtellenie d'Ust et ses dépendances, dont le Bois Savary, René de Kerpoisson, écuyer, seigneur de Trevenegat et son épouse Louise de Goesbriant, par contrat du 7 août 1626. Deux générations plus tard, Louise de Kerpoisson, fut dame de Trevengat, de la châtellenie d'Ust, de Saint-André, de Cleuz-Siriac et du fief du Bois-Savary. Elle épousa en premières noces, en 1681, Pierre Bonnier, écuyer, seigneur de Launay, nommé gouverneur des villes de Guérande, du Croisic, et de Saint-Nazaire en 1678, membre de la confrérie de Saint-Nicolas en 1687, seigneur d'Ust du chef de sa femme, pour qui il rend l'aveu au Roi le 3 mai 1679 ; puis en seconde noce, Maurice Avril, écuyer, seigneur de La Chauvière, conseiller au Parlement de Bretagne, décédé le 28 octobre 1728, dont elle eut un fils, Maurice II Avril, écuyer, seigneur de La Chauvière, de Trevengat, de la châtellenie d'Ust, et de Saint-André, qui rendit aveu pour Ust le 30 avril 1730, et décéda en janvier 1748. Son fils, Anne-Camille Avril, écuyer, seigneur de La Chauvière, de Trevengat, de la châtellenie d'Ust, et de Saint-André, vendit la châtellenie d'Ust et ses dépendances à Julie Lepennec, dame de Lesnerac, de Trévécar et du Bois-Jollan, veuve de Charles marquis de Sesmaisons. Le Bois Savary entra dans le patrimoine des marquis de Sesmaisons, qui le conservèrent durant trois générations. Au décès de Claude-François-Jean-Baptiste-Donatien de Sesmaisons, avant la Révolution marquis de Sesmaisons, comte de Saint-Saire, avant la révolution seigneur de la Sauzinère, Lesnerac, Escoublac, Crévecoeur, Bois-Jolland, Ust, Nesle, Mesnil-Mauger, Beaubec, fief de Léon, Bois-Savary, et Anglesqueville, en 1804, la métairie du Bois Savary fut vendue à François-Louis-Marie Galliot de Cran, (Saint-Nazaire 1787 – La Roche-Bernard 1858) et son frère Joseph-Marie-François Galliot de Cran, (Josselin le 31 juillet 1788 – La Roche-Bernard 1860). Suite à la création du port de Saint-Nazaire et à la prodigieuse extension de la ville, les frères Galliot de Cran vendirent par pièce l'ensemble des nombreuses propriétés qu'ils possédaient Saint-Nazaire.

     

    Le fief du Bois Savary comprenait le Dolmen. La Déclaration de 1649, indique que le prieur du prieuré de Saint-Jean-Baptiste de Saint-Nazaire, devait, à titre de droit féodal, la nuit de Noël, déposé sur la pierre couchée une pinte de vin et un pain d’une valeur d’un sou, à destination du Baron de Marsaint, ou de ses représentants, (A.D.44, E539 - B. Guérande 42 – B. 1012 – E579). Un rapport de la Société royale académique de Nantes et du Département de la Loire-Inférieure, publié dans ses annales en 1845, indique qu'il se trouvait alors " dans une pièce [de terre] en friche, dépendant de la métairie du Bois-Savary, à moins de deux cents mètres au nord de la grande route de Saint-Nazaire à Savenay. " Henri Moret indique dans son " Histoire de Saint-Nazaire ", publiée en 1925, avoir connu le dolmen encore dans un champ à son arrivée à Saint-Nazaire en 1893.

     

    bois-savary

    Cadastre de 1829. (Cliquer pour agrandir.)

     

    bois-savary

    1 la métairie ; 2 le dolmen ; 3 route menant de Saint-Nazaire à Savenay.

     

    bois-savary

    Le dolmen, vu par Thomas Dobrée, le 10 juillet 1836, (doc. DRAC-44)

     

     

    Aujourd'hui il ne reste du fief du Bois Savary que le nom de la rue du Bois-Savary dans le centre-ville de Saint-Nazaire.

     

    Pour plus de détails sur les possesseurs de ce fief, consultez les articles sur la châtellenie d'Ust et la seigneurie du Bois Joalland.

     

  • Saint-Nazaire en 1850

     

    En 1857, J.-F. Pinson, agent voyer, ancien géomètre de première classe du Cadastre, membre de la Société Académique de Nantes, publia chez André Guéraud et Compagnie, imprimeur-libraire à Nantes, « Dictionnaire des lieux habités de la Loire Inférieure », l'ouvrage reprend des notes prises entre 1850 et 1856, au moment de la parution certains propriétaires cités n'était plus en possession des biens auxquels ils sont associés.



    Il dénombra que la commune de Saint-Nazaire comportait 1106 maisons, 5424 habitants répartis en 1301 ménages.

     

    Ce dénombrement comprend alors la commune de Pornichet, qui fut créée le 9 avril 1905, et ne comprend pas les quartiers de Méan et de Penhouet qui faisaient alors pas parties de la commune de Montoire de Bretagne, (Trignacfut créée le 1er janvier 1914). Ce dénombrement ne comprend pas non plus des lieux qui étaient nommés, mais qui étaient alors inhabités, comme Porcé, ni des lieux qui furent habités baptisés plus tard par leur propriétaire comme Kerbrun et Sainte-Marguerite.

     

    Voici la liste des lieux de la commune de Saint-Nazaire qui étaient déjà habités en 1850/1857 :

     

    Nom de lieu

    Désignation

    Nombre de ménages

    Nombre d'habitants

    propriétaires

    Notes

    Angle (L')

    village

    3

    12

       

    Armanjo

    Domaine

    1

    7

    Monsieur Morel

    manoir féodal de la famille du Matz d'Armanjo

    Avalix (Le Grand)

    village

    6

    20

       

    Avalix (Le Petit)

    hameau

    2

    12

     

    à l'origine une métairie noble

    Béac

    hameau

    3

    8

     

    Ancienne seigneurie

    Beauregard

    domaine

    1

    8

    Stéphanie Gallerand, épouse d' Hippolyte-Léon Culine-Leroux,

    Ancienne maison noble de la famille Guériff de Lanouan

     

    Bélaudais (Les)

    métairie

    1

    7

     

    Ancienne métairie de la seigneurie du Bois-Joalland, elle se trouvait à l'emplacement de l'étang

    Bel-Air

    borderie

    1

    7

    Monsieur Lechat aîné

     

    Belle-Dame

    hameau

    2

    10

       

    Belle-Fontaine

    borderie

    2

    10

     

    Petite ferme, construite après 1829, qui se situait à Kerlédé entre les chemin du Rocher du Lion et des Genêts

    Belle Hautière (La)

    village

    11

    34

     

    Anciennement La Bellotière, du nom de la famille Belliote

    Bernerie (La)

    village

    3

    11

       

    Berrien

    hameau

    4

    19

       

    Berthauderie (La)

    métairie

    1

    8

    Jean Bernard

     

    Bignon Baguet (Le)

    hameau

    4

    20

       

    Bois Guimard (Le)

    hameau

    3

    16

       

    Bois-Joalland (Le)

    métairie

    1

    9

    Monsieur Masseron (propriétaire aussi de la ferme de La Villeneuve)

    Ancienne manoir seigneurial, logis détruit avec la création de la route qui mène à l'Immaculée, la ferme existe toujours

    Bois Savary (le)

    métairie

    2

    10

    Monsieur Galliot de Cran

    Ancien fief situé au niveau de la rue du même nom, et du Ruban Bleu

    Boissonnerie

    métairie

    1

    3

    Monsieur Masson aîné

     

    Bonde (La)

    deux métairies

    2

    10

    Jean Guéno

     

    Bosse (La)

    borderie

    1

    3

       

    Bouletterie (La)

    hameau

    2

    13

       

    Bouboux

    hameau

    2

    8

    Monsieur Legoff et autres

     

    Brais

    village

    17

    64

       

    Brancieux (Le Bas)

    village

    3

    12

       

    Brancieux (Le Haut)

    borderie

    1

    4

       

    Brantu

    métairie

    1

    3

    héritiers Gallerand

     

    Briandais (La)

    hameau

    3

    14

    Messieurs Cornet et David

     

    Brise Bas

    borderie

    1

    5

       

    Cardurand

    borderie

    1

    4

       

    Carioterie (La)

    hameau

    2

    6

       

    Carrois de Cuneix (La)

    village

    7

    35

       

    Cavarderie (La)

    hameau

    3

    8

     

    C'est le vrai nom de l'Immaculée, hameau qui pris ensuite le nom de la paroisse créée durant le Second Empire

    Chaponnerie (La)

    métairie

    1

    5

    Monsieur Lorieux

     

    Chesnaie (La)

    métairie

    1

    7

    Mademoiselle Hervé de Beaulieu

    Ancienne métairie de la seigneur de Trébal

    Corps de garde de Porcé

    Corps de garde

         

    Le bâtiment transformé en chapelle au 19e sicle existe toujours, propriété privée, il domine la plage de Porcé

    Costabella

    métairie

    1

    8

    Monsieur Subra

    Domaine créé par monsieur Subra, sujet espagnol, sa familel est toujours présente à Saint-Nazaire

    Coulvé

    hameau

    2

    10

       

    Cran

    métairie

    1

    6

    Monsieur Galliot de Cran

    Domaine ancestrale des Galliot de Cran depuis le 17e siècle

    Crépelet

    village

    7

    26

     

    Village situé à Saint Marc, au niveau du chateau

    Croix Verte (La)

    hameau

    2

    7

    Georges Aoustin

     

    Cuneix (Le Bas) dit aussi Onielles

    hameau

    3

    18

       

    Cuneix (Le Haut)

    hameau

    3

    16

    Jean André

     

    Dermurie (La)

    village

    18

    77

       

    Dissignac

    village

    11

    51

     

    Ancien fief de la famille Belliote

    Ecobut (L')

    métairie

    1

    9

    Monsieur Masson aîné

     

    Etang (L')

    village

    6

    17

       

    Fandeline

    hameau

    4

    12

       

    Fin (La)

    hameau

    3

    9

       

    Fort de l'Eve

    batterie

         

    Le nom vient de Léve, (du breton " lévé ": revenu / droit perçu / rente), un impôt était perçu sur les marchandises débarquées entre la pointe de ce nom et l'estuaire de la Loire au profit des vicomtes de Saint-Nazaire

    Fort de la Villes Martin

    batterie et fort

           

    Fosse de Sautron (La)

    hameau

    2

    11

       

    Galicherais (La)

    métairie

    1

    4

    Edouard Lorieux

    Il possédait aussi l'ancien manoir seigneurial de Trébal

    Gavy (Le Grand)

    village

    8

    40

       

    Gavy (Le Petit)

    village

    21

    68

       

    Geraud

    village

    7

    23

       

    Girauderie (La)

    métairie

    0

    0

    Monsieur Maillard

     

    Grand Chemin (Le)

    borderie

    2

    9

       

    Grande Fontaine

    faubourg de la ville

    comptabilisé avec la ville. Voyer : Saint-Nazaire

       

    Grande-Fontaine était un hameau situé sur la dune, avant le bourg, situé à peu près ou se trouve aujourd'hui l'église Saint-Nazaire.

    Grand Pré (Le)

    village

    11

    46

       

    Grillon (Le)

    hameau

    3

    7

       

    Guindreff

    hameau

    2

    6

    Enfants Genevois

     

    Higneux (Le)

    maison

    1

    3

       

    Heinleix Pommerais

    ruines

    0

    0

    Famille de Kermasson

    Manoir seigneurial déclaré comme masure en 1829, rasé après 1857 pour faire place à la ferme Marotin, détruite à la fin du 20e siècle.

    Heinlex Rohan

    domaine

    3

    10

    Monsieur Havard-Duclos et sa soeur

    Château seigneurial

    Houssaie (La)

    métairie

    1

    13

    Monsieur Lagal

     

    Immaculée Conception

    Église succursale

         

    Donna son nom au village après érection en paroisse

    Jeu (Le)

    hameau

    3

    10

       

    Kerdavid

    métairie

    2

    15

    Jean Rousselet

     

    Kerledé

    domaine

    2

    16

    Émile Lasson

    Ancien manoir féodal

    Lande (La)

    hameau

    2

    14

       

    Landes du Cuneix (Les)

    village

    18

    70

       

    Landreau (Le)

    hameau

    2

    13

    Lucien Delfaut

     

    Leaufouis

    village

    7

    29

       

    Lemberderie (La)

    hameau

    2

    6

       

    Lérioux

    métairie

    1

    6

    À l'Hospice de Paimboeuf

     

    Lesnais

    village

    8

    35

       

    Lin (Le)

    domaine

    3

    15

    Monsieur de Kermasson et autres

    Situé au niveau de la rue du Lin

    Lormette

    borderie

    1

    5

       

    Maingyusserie (La)

    borderie

    1

    5

       

    Maison du Grand Jardin

    maison

    4

    12

       

    Maison de l'Etang du Sable

    1

    2

       

    Maison située rue de Vera Cruz, (au niveau du 10)

    Maison Nantaise (La)

    métairie

    2

    10

    Monsieur Guillebeau et autres

     

    Maisonnette (La)

    maison

    1

    2

       

    Maison de Séreau (La)

    maison

    1

    2

    Jean Bourdic

     

    Marres Thomas

    hameau

    2

    6

       

    Marsac (Le Grand)

    village

    14

    55

       

    Marsac (Le Petit)

    village

    7

    35

       

    Marsain

    métairie

    1

    9

    Monsieur Le Camus de La Guibourgère, baron de Marsain

    Ancien château des baron de Marsain

    Matte (La)

    village

    6

    35

       

    Maudes

    village

    14

    61

       

    Menodoux

    maison

    1

    8

       

    Miné

    métairie

    1

    5

    Julien Denier

     

    Missaudière (La)

    métairie

    2

    11

    Monsieur Galliot de Cran

     

    Moïdé

    maison

    1

    3

       

    Moissonnerie (La)

    hameau

    2

    14

       

    Montagne de Kerlédé (La)

    hameau

    2

    11

       

    Motte Alemand (La)

    domaine

    2

    9

    Joseph-Aimé comte de Bruc d'Esdrieux

    Ancien château de la seigneurie du même nom

    Moulin de Cardurand

    moulin à vent

    0

    0

    Jacques tartoue

     

    Moulin de Cran

    moulin à vent

    0

    0

    Monsieur Le Camus de La Guibourgère, baron de Marsain

     

    Moulin (Le Grand)

    moulin à vent

    0

    0

    Hospices de Paimboeuf

     

    Moulin d'Islac

    moulin à vent

    0

     

    Marquis de Sesmaisons

     

    Moulin de Lérioux

    moulin à vent

    0

    0

    Jacques Millon

     

    Moulin du Lin

    moulin à vent

    0

    0

    Monsieur Orain

     

    Moulin de Marsac

    moulin à vent

    0

    0

       

    Moulin de Moïdé

    moulin à vent

    1

    3

    Monsieur Le Camus de La Guibourgère, baron de Marsain

     

    Moulin de La Motte

    moulin à vent

           

    Moulin de La Noë

    moulin à vent

    0

    0

    Monsieur Benoiton et autres

     

    Moulin du Pé

    moulin à vent

    3

    11

    Monsieur Le Camus de La Guibourgère, baron de Marsain

     

    Moulin (Le Petit)

    moulin à vent

    0

    0

    Pierre Baholet

     

    Moulin de Pornichet

    moulin à vent

    0

    0

    Claude Amice

     

    Moulin de Prézégat

    moulin à vent

    0

    0

    Jean Millon

     

    Moulin de La Ville

    moulin à vent

    0

    0

    Jacques David

    C'est le moulin du Prieuré

    Noë d'Armanjo (La)

    village

    4

    17

       

    Noë Barbier (La)

    hameau

    2

    7

       

    Noë de Cuneix

    village

    4

    19

       

    Noë de Kerlédé

    métairie

    1

    9

    Émile Lasson

    A l'emplacement des HLM de Kerlédé

    Noës de Saint-Philibert (Les)

    hameau

    2

    4

       

    Noyau

    métairie

    1

    3

       

    Le Parc à l'Eau

    domaine

    1

    3

    Mlle Tahier- Karvaret

    Quatre Vents (Les)

    Passouër (Le)

    village

    9

    44

       

    Pavillon (Le)

    maison

    1

    4

       

    Pé (Le)

    hameau

    2

    8

       

    Pez (Le Grand)

    hameau

    3

    22

       

    Pez (Le Petit)

    borderie

    1

    8

       

    Perruchaud (Le)

    métairie

    3

    18

    Monsieur Lechat jeune

     

    Phare de l'Aiguillon

    feu

    1

    2

       

    Phare du Commerce

    phare

    1

    1

       

    Picsac

    village

    4

    21

       

    Petit-Bois (Le)

    borderie

    1

    6

       

    Plessis (Le)

    village

    6

    36

       

    Plessis (Le)

    métairie

    1

    6

    Monsieur Amelot

    Ancien manoir féodal, détruit dans les années 1920' - connu aussi comme " Le Plessis Giffard "

    Pont Avé (Le)

    borderie

    2

    7

       

    Pont Brien (Le)

    borderie

    1

    5

       

    Pont d'Y (Le)

    hameau

    3

    6

       

    Prazillon (Le)

    village

    7

    27

       

    Préambert (Le)

    métairie

    1

    7

    René Bellinger

     

    Prézégat

    village

    2

    8

       

    Prieuré (Le)

    village

    4

    20

    héritiers Girard de La Cantrie

     

    Quatre Vents (Les)

    village

    16

    54

     

     

    Quelmer

    hameau

    3

    14

     

    Siège d'un métairie seigneuriale du Bois Joalland, a été immergé à la création de l'étang

    Réjannerie (La)

    hameau

    4

    9

       

    Reston

    métairie

    1

    3

    Mademoiselle du Bochet

     

    Richarderie (La)

    hameau

    5

    11

       

    Rivière (La)

    hameau

    3

    13

       

    Rosière (La)

    hameau

    2

    7

       

    Rouillarderie (La)

    métairie

    1

    10

    Hospices de Paimbeouf

     

    Le Sable

    domaine

    4

    12

    Emmanuel Plessix

     

    Le Sabot d'Or

    maison

    1

    2

     

    auberge

    Sagauderie (La)

    hameau

    1

    4

       

    Saint-Marc

    hameau et chapelle

    2

    7

       

    Saint-Nazaire

    ville

    343

    516

       

    Saint-Sébastien

    Église succursale et village

    12

    37

       

    Saules (Les)

    borderie

    1

    2

       

    Sautron

    village

    5

    23

       

    Sérif

    hameau

    3

    9

       

    Toutes Aides

    village

    16

    79

    Monsieur Belliot et autres

     

    Tranchée (La)

    village

    7

    28

       

    Trébal

    métairie

    3

    16

    Edouard Lorieux et monsieur Delange

    Ancien manoir siège de la seigneurie homonyme

    Trébondy

    métairie

    1

    5

    Mademoiselle du Bochet

     

    Trégouët

    métairie

    1

    5

    Monsieur Lemerle

     

    Trévelan

    village

    7

    40

       

    Vecquerie (La)

    métairie

    2

    13

    Mathieu Goy

    vendue en 1854 à Alcide Bord qui y construisit le lotissement de Porcé et pour son usage personnel le château des Charmilles

    Ventard

    hameau

    2

    3

       

    Verdun (Le Grand)

    hameau

    2

    10

       

    Verdun (Le Petit)

    village

    6

    28

       

    Ville Briand (La)

    2 maisons distantes

    4

    15

       
               

    Ville Étable (La)

    métairie

    1

    9

    Achille-Jean-Baptiste Belliote de La Ville-Allain

     

    Villeneuve

    métairie

    1

    11

    Masseron (propriétaire aussi de la ferme du Bois-Joalland)

     

    Villes Allain (La)

    village

    12

    46

       

    Villes Babin

    village

    9

    34

       

    Villes Bousseau (La)

    village

    8

    32

       

    Villes Créneau (La)

    village

    9

    32

       

    Villes Davaud (La)

    village

    11

    41

       

    Ville au Fève (La)

    métairies

    2

    12

    Monsieur Delange et autres

     

    Villes Halluard

    village

    56

    231

     

    Connu aussi sous le nom de La Vieille-Ville, fut une fief noble de la famille Hémery à la fin du 16e siècle

    Villes Heulin (La)

    village

    9

    38

       

    Villes Martin (La)

    village

    14

    34

    Monsieur Loyseau et autres

     

    Villes Mollé (La)

    hameau

    3

    8

     

    Ancienne métairie noble, elle appartenait en 1484 à Pierre Molle

    Villes Ours (La)

    hameau

    4

    10

       

    Villes Pierre (La)

    hameau

    2

    8

       

    Villez Rioux (La)

    hameau

    5

    12

       

    Villes Robert (La)

    village

    8

    33

       

    Villes Robert (La)

    métairie

    1

    11

    Louis de Monti de Rezé

     

    Villes Thomas (La)

    village

    9

    27

       

    Virées de Trait

    maison

    1

    6

       

    Viviers Hallo

    hameau

    2

    9

       

     

     

    Lieux se trouvant aujourd'hui sur la commune de Pornichet :

     

    Nom de lieu

     

    Désignation

    Nombre de ménages

    Nombre d'habitants

    propriétaires

    Basse Voie (La)

    hameau

    2

    7

     

    Bellevue

    borderie

    1

    3

    Monsieur Jarnais

    Bigannerie (La)

    hameau

    3

    11

     

    Bignon Joly (Le)

    hameau

    3

    21

     

    Cavaro

    village

    11

    49

     

    Cleuz

    métairie

    3

    25

    Joseph-Aimé comte de Bruc d'Esdrieux

    Ermur

    village

    10

    41

     

    Forges (Les Petites)

    village

    4

    21

     

    Forges (Les Grandes)

    village

    6

    30

     

    Mahuis

    hameau

    3

    13

     

    Gruche (La)

    hameau

    3

    16

     

    Montagne des Quatre Vents (La)

    hameau

    2

    4

     

    Moulin de Cleuz

    moulin à vent

    1

    3

    Jacques Prévost

    Pornichet

    village

    27

    111

     

    Moulin d'Argent

    moulin à vent

    0

    0

    Claude Amice

    Moulin de Caudriau

    moulin à vent

    0

    0

    Claude Amice

    Moulin des Poulhauts

    moulin à vent

    1

    6

    Monsieur Thomas

    Prieux (Le Grand)

    village

    14

    62

     

    Prieux (Le Petit)

    hameau

    2

    8

     

    Renglais

    village

    8

    26

     

    Ruines du château de Cleuz

    ruines

    0

    0

    Monsieur Picard

    Villes Blais (La)

    village

    6

    23

     

    Villes Chevissans (La)

    village

    6

    25

     

    Villes Houget (La)

    hameau

    2

    9

     

    Villes Liron (La)

    village

    8

    33

     

    Villes Mouilleron (La)

    hameau

    2

    12

     

    Villes Noire (La)

    village

    5

    21

     

     

     

    Lieux autrefois territoires de Montoire de Bretagne aujourd'hui de Saint-Nazaire :

     

    Nom de lieu

    Désignation

    Nombre de ménages

    Nombre d'habitants

    propriétaires

    La Croix de Méan

    village

    20

    81

     

    Méan

    village

    67

    90

     

    Moulin de Méan

    Moulin à vent

    0

    0

    Pierre Rouaud

    Moulin de Penhouet

    Moulin à vent

    0

    0

    Monsieur David

    Penhouet

    village

    14

    58

     



     

     

  • L'Angle, et la famille Langevin

     

    L'Angle est situé pré du Marais d'Ust, c'est aujourd'hui un lieu dit là où se trouve la toute de l'Angle. En 1714 il est désigné comme étant un fief appartenant à René Langevin, avocat à la Cour. En 1857 L'Angle est désigné comme un village de 12 habitants répartis en trois ménages.

     

    Généalogie Langevin :

     

    I° François Langevin, père de :

    II° André Langevin, (décédé le 21 février 1694 à Saint-André-des-Eaux), marié le 20 février 1685 à Saint-André-des-Eaux avec Elisabeth Bocandé, ( Saint-André-des-Eaux 30 octobre 1661 – 9 novembre 1710 Saint-André-des-Eaux), fille de François Bocandé, procureur fiscal de Saint-André-des-Eaux, et de Pétronellle Thuaud, d'où

    III° René Langevin, sieur de Langle, né le 14 septembre 1685 à Saint-André-des-Eaux, avocat à la Cour, marié le 22 juillet 1714 à Saint-Nazaire avec Julienne Dufrexou, (30 aout 1688 – 25 juillet 1747), d'où :

    1° René-Jan, qui suit ;

    2° René-Anne.

    IV° René-Jan Langevin, (Saint-nazaire 27 mai 1715 – 1er février 1772 Saint-Nazaire), avocat au Parlement, marié au Croisic le 8 janvier 1743 avec Marie-Catherine Denié, (Le Croisic 23 mai 1722 – 30 janvier 1772 Saint-Nazaire), fille de Jan Denié, et de Catherine Michel, d'où :

    III° Marie-Jeanne Langevin, (Saint-Nazaire 12 décembre 1758 – 6 novembre 1841 Guérande), mariée le 19 janvier 1790 au Croisic, avec Hilarion Le Bourdiec, (Guérande 26 mars 1746 – 3 août 1795 Nantes) capitaine de Navire, colonel de la Garde nationale, d'où :

    1° Hylarion-Jean-Marie-François, né à Guérande le 25 octobre 1790 ;

    2° Marie-Françoise, (Guérande 15 septembre 1792 – 27 avril 1861 Pontrieux), propriétaire rentière, mariée à Guérande le 30 janvier 1813 avec Charles Gaultier de Kermoal, (Pontieux 1er octobre 1785 – 18 décembre 1852 Pontireux) négociant, d'où postérité ;

    3° Angélique, née à Guérande le 11 juin 1794.

     

     

     

  • La Faunesse et les réaménagements des abords du manoir du Sable

    Au début du mois de novembre 2015 la municipalité de Saint-Nazaire a commencé les travaux de réaménagement de l’esplanade située devant le manoir médiéval du Sable1, face au Jardin des plantes, en découpant les grilles qui fermaient l'espace du côté de la rue de Pornichet. En raison de la présence de la statue " La Faunesse " du sculpteur Charles Despiau dont nous avons retracé l'histoire ici, (http://saint-nazaire.hautetfort.com/archive/2014/12/13/la-faunesse-et-l-adolescente-5509826.html ), nous avons signalé les faits à madame Elisabeth Lebon qui a consacré sa thèse de doctorat sur ce sculpteur et achève actuellement une biographie de Despiau qui paraîtra en 2016 et où il sera question entre autres de la statue La Faunesse et de ses aventures à Saint-Nazaire.

     

    faun.jpg

    La Faunesse de Charles Despiau, 1925, h. 2,40 x l. 1,25 x p. 0,85, 

    (Photographies de David Silvestre)

     

    En raison de son travail madame Lebon a adressé un courriel à la Municipalité le 15 novembre 2015 pour savoir ce que La Faunesse allait devenir. La Mairie a fait réponse le 22 décembre par téléphone, collectant au passage auprès de madame Lebon diverses informations historiques et artistiques tant sur l'oeuvre que sur son auteur. La personne qui a téléphoné a assuré que la statue sera replacée dans le même espace, mais avec une mise en valeur qui permettra de la voir de face depuis la rue. Un demoussage est prévu, mais pas de nouvelle restauration. L'oeuvre appartient à la République Française, et non à la Commune de Saint-Nazaire, une intervention plus au-delà d'un déplacement et d'un nettoyage en surface ne peut être entrepris par la Marie. (NB : nous ne savons pas si le Fonds national d'art contemporain responsable de la statue a été informé.)

     

    Saluons ici la Mairie de Saint-Nazaire pour sa prise de conscience de l'importance du patrimoine qui lui est confié et de son initiative pour sa mise en valeur. 

     

     

    1L'histoire du manoir du Sable est consultable ici http://saint-nazaire.hautetfort.com/archive/2012/06/26/la-maison-noble-du-sable.html et ici http://saint-nazaire.hautetfort.com/archive/2012/06/26/la-maison-noble-du-sable-seconde-partie.html

  • Carte du vignoble nazairien

    Cartes en date de l'année 1852 situant en rouge des zones viticoles de Saint Nazaire.

    Sans titre-1.jpg

    cliquer pour agrandir.

  • Liste des sous-préfets de Saint-Nazaire entre 1939 et 1945

    Au commencement de la guerre, le sous-préfet de Saint-Nazaire était alors Pierre Barthère, ancien sous-préfet de Thonon, nommé en mars 1933. En vertu de la loi antisémite du 17 juillet 1940, il fut démis de ses fonctions par arrêt du 8 janvier 1941, sans reclassement, au profit de Michel Douay.



    Le 8 janvier 1941 est nommé sous-préfet Michel Douay, alors sous-préfet de Douai depuis le 31 octobre 1940, précédemment directeur de cabinet du Préfet du Pas-de-Calais, ancien sous-préfet de Montargis. Il n'arrive à Saint-Nazaire que le 5 mars 1941 dans la plus totale indifférence. Pétainiste convaincu et collaborateur zélé, il avait pour mission de chasser les derniers élus socialistes encore présents au conseil municipal. Il imposa à Pierre Toscer le 22 juin 1941 la fonction de maire de Saint-Nazaire. (Voyez l'article sur Pierre Toscer.) Le 21 décembre 1941 il fut promu Secrétaire général de la Préfecture de Police de Paris, où il prit ses fonctions le 26 janvier 1942. Il est entre autre coupable d'une circulaire sur les mesures à prendre à l'encontre des juifs ne portant pas l'étoile jaune. A la Libération il échappa par on ne sait quel miracle à l'incarcération, et fut mis en retraite anticipée en 1946.



    21 décembre 1941 nomination de Bernard Le Cornu, précédemment sous-préfet de Châteaubriant, entra en fonction après le 12 janvier 1941. Suite à l'opération Chariot durant laquelle un commando britannique rendit inutilisable la forme écluse Joubert, le 27 1942, il eut à protéger la population nazairienne des représailles de l'occupant. Il minimisa ainsi auprès de la kommandantur l'aide donnée par les habitants de la vieille-ville et du port aux marins britanniques. Par arrêt du 28 juillet 1943 il fut promu préfet de Corrèze. Bernard Le Cornu aida activement la résistance. A la Libération il fut incarcéré pendant cinq mois à Fresnes. Reconnu résistant, il fut libéré, réintégré dans ses fonctions de préfet, et décoré de la médaille de la Résistance avec rosette. Il a laissé un ouvrage témoignage de ses années de guerre, " Un Préfet sous l'Occupation allemande ", publié en 1984 aux Editions France-Empire.



    Le 28 juillet 1943, le gouvernement de Vichy nomma Antoine Benedetti sous-préfet de Saint-Nazaire. Issu d'une famille corse qui a donné plusieurs hauts-fonctionnaires à la France, il était apparenté à un degré que nous n'avons pu déterminer dans l'état actuelle de nos recherche à Vincent Benedetti, comte Benedetti et de l'Empire, porteur de la dépêche d’Ems en 1870. Ce lien familial intriguait beaucoup l'occupant et lui fournissait une sorte d'aura. Antoine Benedetti fut chargé d'évacuer la ville de Saint-Nazaire en septembre 1944. Il installa les services de la sous-préfecture à Pontchateau, tout en conservant un bureau à la villa Les Paludières à La Baule, (lui-même logeait à la villa Les Roses), et maintenir le fonctionnement de l'administration. Il avait obtenu que l'occupant verse les salaire des fonctionnaires administratif et de sécurité en les incitant à puiser sur les 193millions de francs que les nazis avaient confisqués à la Banque de France de Saint-Nazaire. Le Festungskommandant versa en tout 43millions. Il œuvra à temporiser les pénuries qui touchaient les Empochés, notamment quand la farine vint à  manquer juin 1944, mais aussi en autorisant l'émission par la Chambre de Commerce de Saint-Nazaire de deux timbres en le 30 mars 1945. En raison de ses fonctions, le Sous-préfet bénéficiait d'une voiture, d'essence, et de laissez-passer pour se rendre à Nantes, ce qui lui permis de communiquer avec la Résistance. A la Libération, il intervint pour obtenir une reddition des Allemands restés retranchés dans la poche de Saint-Nazaire afin de préserver les civils d'une attaque armée. Le gouvernement provisoire le confirma dans ses fonctions.

     

  • Des pièces chinoises dans le cimetière

     

     

    En 1896, la destruction de la vieille église entraîna le curage du terrain de son cimetière qu'on appelait «  le petit cimetière ». Huit convois par chariot transportèrent les ossements jusqu'au Cimetière de Toutes-Aides1. Dans les gravats il fut trouvé des pièces asiatiques. Quelques-unes furent ramassées par les ouvriers.

     

    A la fin des années 1950, Fernand Guériff, alors en pleine rédaction de son « Historique de Saint-Nazaire », rencontra monsieur Georges Cavaro, dont le père lui avait légué des pièces ramassées en 1896. Les idéogrammes furent alors traduits à sa demande par monsieur Bayle, présenté par F. Guériff comme un expert. Un article parut à ce sujet dans L’Éclair du 7 décembre 1960, dans le cadre de la promotion du livre « Historique de Saint-Nazaire » dont le premier tome venait de paraître. La découverte de ses pièces n'est pas mentionnée dans le Tome I, ni dans le Tome II, en dehors de l'article nommé, il n'existe à notre connaissance que pour seconde mention de cette découverte que celle faite à nouveau par Fernand Guériff en 1987 dans l'ouvrage «  le Vieux Saint-Nazaire », qui précise qu'on trouva aussi des « demi-tournois Louis XIII ». Guèriff se trompait dans la désignation de ces monnaies du règne de Louis XIII, il s'agit de Double Tournois, pièce de cuivre d'un diamètre de 18mm. Concernant les pièces asiatiques, Guériff se trompe encore quand il écrivait qu'il s'agissait de « sapèques chinoises de la fin du 18e siècle, frappées par l'Empereur Ming Mang ». Si ces pièces en laiton2 sont bien des monnaies frappées pour l'empereur Ming Mang,(25 mai 1791 - le 20 janvier 1841), il faut en réalité savoir que l'Empereur en question était souverain du Viêtnam, état fondé en 1802 par son père, et qu'elles ne sont pas des sapèques. Ming Mang régna du 14 février 1820 jusqu'à sa mort. Les pièces décrites par Guerriff en février 1960 sont toutes du même modèle. La mesure de 5mm de diamètre, la mention d'une frappe sur les deux faces, du nom de Ming Mang et de celui de Hanoï, nous font identifier ces pièces comme étant des monnaies frappées en 1837 d'une valeur de 60 đồng.

     

    Guériff a prétendu que le petit-cimetière fut désaffecté au profit de celui ouvert dans l'ancien jardin de la Porterie, c'est-à-dire l'actuel cimetière de la Briandais rue de la Paix. Ce n'est pas exacte, on incita les familles nazairiennes à enterrer leurs morts à l'extérieur de l'enceinte de la ville, mais nombre y possédait encore une concession. Les inhumations s'y maintinrent jusqu'à la désaffection progressive de l'église décidée en 1867. A l'époque les lieux d’inhumations dépendaient du Conseil de fabrique. Le corps avec lequel furent enterrées ces pièces le fut donc après 1837 et avant 1867. Guerrif se demanda si on avait enterré un marin qui les aurait rapporté de voyage ou avec un voyageur asiatique. Aucun registre ne mentionne d'asiatique mort ou inhumé à Saint-Nazaire. Il faut tenir compte aussi que le Vietnam était un pays fermé aux européens, la France tenta plusieurs fois de rentrer en contacte commercial, mais cela lui fut toujours refusé, en 1838 la frégate L'Artémise qui accomplissait depuis 1837 un voyage autour du monde, mouilla sur les côtes du Vietnam. Il n'y eut officiellement pas de contacte sinon quelques échanges de marchandises auprès des commerçants du port de Đà Nẵng. On sait que le navire, rentré en France en 1840, avait à son bord des marins embarqués au Croisic. Or un nom n'est pas inconnu à Saint-Nazaire, celui de Jean-Joseph Rio. Il n'est semble-t-il pas mort à Saint-Nazaire, mais y avait de la famille, peut-être l'explication se trouve dans la mémoire de la famille Rio. Mais pourquoi avoir enterré des pièces dans le cimetière ? Cette coutume remonte à l'antiquité, on plaçait des pièces dans la bière pour que le mort puisse payer son voyage dans la charrette de l'Ankou.

    minhmang1469rsite.jpg

     

     

    1 Cimetière ouvert le 1er juin 1893.

     

    2 Guériff ne mentionne pas la matière dans ses textes.