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Nom d’un lieu !

Depuis plusieurs années je vois passer sur les réseaux sociaux la révolte de Nazairiens face au re-baptême de certains quartiers et aires avec des noms qui n’ont rien à voir avec le nom historique de ces lieudits. Sans devenir gardien de l'onomastique et du terroir, je comprends ces Nazairiens, et moi-même je reprends les gens quand ils nomment « La Havane », le quartier du Sable.

 

saint-nazaire,onomastique

Carte IGN de la Rade de Saint-Nazaire,

on y voit que la plage du Centre-ville est en réalité les plages des Petit et Grand Traict.

 

Renommer un lieu n’est pas un phénomène nouveau à Saint-Nazaire, les humains changent le nom des lieux où ils vivent depuis toujours. Quand vous faite l’acquisition d’une maison et qu’elle affiche sur son fronton « Villa Marcelle », nom donné par le constructeur en 1930, vous aurez probablement envie de supprimer ce prénom démodé au profit de celui de votre petite dernière, où lui donner un cachet littéraire ou baroudeur exotique en la renommant Manderley ou Tombouctou, ou de la bretonniser en Ker Marcelle. Certes, cela ne concernera que votre maison, mais qui sait si dans cinquante ans le nouveau nom que vous lui aurez donné ne devienne un jour celui de la résidence ou du parking que l’on bâtira à l’emplacement de vos hortensias ? C’est ce qui est arrivé avec la propriété Kerfaouet à la Villès-Martin, ou celle Du Bout du Monde, villa ainsi baptisée parce que la route s’arrêtait soudainement là, devant la prairie de la ferme de La Noé de Kerlédé, et qu’à l’époque la zone se trouvait loin hors de la ville.

Au demeurant, vous aurez beau donner un nom joli à votre propriété, si vous y avez installé votre entreprise, le nom de celle-ci finira par éclipser le nom de votre maison, car il n’y a pas que les propriétaires qui changent les noms des lieux, il y a aussi la population locale. Kerbrun est ainsi le nom d’une guignette qui existait entre 1860 et 1914, tout comme Le Petit Caporal celui d’un cabaret fondé en 1852, et de nos jour Leclerc pour L’Etoile du Matin.

 

Remontons le temps : Qui sait encore ou se situent à Saint-Nazaire La Girauderie, La Cavarderie, Le Bois Guimard et La Pasquelais ? Ces noms ont disparu des cartes pour certains depuis plusieurs siècles. La Girauderie est le « vrai » nom de Toutes Aides, c’est en ce lieu que le père Jan Mothais, sieur de La Girauderie, vicaire et régent de Saint-Nazaire[1], fit édifier en 1659 la chapelle Notre Dame de Toutes Aides, dont le nom fini par supplanter celui du fief.

De la même façon, La Cavarderie est le nom véritable de l’Immaculée. La paroisse de l’Immaculée fondée durant le Second-Empire à peu à peu donné son nom au village et à ses abords.

Le Bois Guimard a été remplacé par le quartier de Plaisance en 1923.

Quant à La Pasquelais, c’est le nom de la seigneurie sur laquelle se trouvait le manoir de Kerlédé, qui finit par devenir celui de la seigneurie et celui du village à proximité et disparu dès le 16ème siècle.

Le nom de Port-Charlotte n’apparait que vers 1721, auparavant c’est la plage des Rochelles, nom qui a été repoussé à l’intérieur des terres autour du calvaire. Dans son cas ce sont les ouvriers en charge de la construction du phare, lui-même nommé Aiguillon en l’honneur du duc d’Aiguillon qui ordonna la construction. La tradition dit que Port-Charlotte serait aussi un hommage au duc dont la mère se prénommait Charlotte, mais rien ne le confirme, et il est possible que le nom vienne du prénom d’une jolie femme vivant à proximité et que les ouvriers du chantier regardaient avec désire…

Il y a aussi les noms donnés à des lieux qui n’en avaient pas spécifiquement mais qu’on identifiait grâce à une particularité du paysage, comme La Chataigneraie à Kerlédé, qui désigne initialement le bois de châtaigniers qui appartenait au seigneur local ; il y eu aussi Les Trois Ormeaux dont les vieux Nazairiens désignaient encore dans les années 1980/90 le croisement des boulevards de La Renaissance et Victor Hugo, parce que à la fin du 19ème siècle, et jusque dans les années 1930, il y avait à cet emplacement un croisement avec un bouquet de trois gros ormes qui surplombait un paysage fait de prairies.

 

Les noms ne sont pas non plus fixes en matière d’orthographe et de phonétique. Les déformations onomastiques sont courantes : Virechat est la contraction de La Virée Richard ; La Belle-Hautière celui de La Belliotière, nom d’une métairie appartenant la famille Belliotte ; Porcé a lui subit plusieurs changements, passant du nom de Port-Séguran, à la contraction de « Port-Sé » dans le langage courant, puis Porcé sur la carte de Cassini, parce que les cartographes du Roi, avaient eu ordre de Louis XIV d’indiquer aussi les lieux de batailles anciens. Jules César ayant, dans ses mémoires, raconté qu’il avait trouvé refuge avec ses galères dans une baie située entre les estuaires de la Loire et de La Vilaine, le commis de Cassini en charge du relevé local en déduit que Porsé était la contraction de Portus Cesare ! Jusqu’en 1918, date à laquelle on décida en France de fixer définitivement l’orthographe des noms de lieux, par suite de la confusion constatée entre les relevés d’état-major et la réalité sur les lieux de batailles de la Grande-guerre[2], Port-Séguran se trouve orthographié Port-Cé, Porsay, Porcé suivant les relevés, et si Porcé est aujourd’hui l’orthographe d’usage, la Marine le désigne encore comme Port-Cé. Le nom de Porcé a par ailleurs débordé sur toute la zone alentour, alors qu’il ne désigne en réalité que la crique ; le Château des Charmilles en a pris le nom après 1908 quand le Docteur Raffegeau en fit l’acquisition, et aujourd’hui c’est le nom de toute la zone faisant bordure au chemin de Porcé, qui initialement n’était que celui du chemin y menant. Dans ce même secteur de Porcé il y a souvent une confusion entre Bonne-Anse, nom de la baie, et La Rougeole qui est celui de l’ilot rocheux qui y fait face ; ce nom de Rougeole était aussi celui donné à la vigne aujourd’hui disparue, dont il ne reste que le vendangeoir, adorable demeure située au 17 du chemin de Porcé. Le terrain de La Villa Nelly, nom donné en hommage à sa fille aînée par le commanditaire, était quant à lui un vignoble nommé Le clos du Plessis, car fief attaché à la seigneurie du Plessis-Giffard.

Je l’ai écrit en préambule, entendre « quartier de La Havane » au lieu de quartier du Sable, me fait grincer des dents. Le quartier a été construit sur le domaine du manoir du Sable, un ancien fief noble, dont le manoir du 15ème siècle encore existant, quoique très dénaturé, est la plus ancienne maison de Saint-Nazaire. Quand la propriété fut lotie au 19ème siècle sous la forme d’une société privée, et jusqu’à une date récente, il était uniquement Le Sable. Mais dans la volonté de renommé tout en effaçant le passé, la municipalité Batteux a choisi de renommer le lieu d’après l’une de ses rues, pour faire plus exotique. « C’est plus vendeur », répète en boucle l’office du Tourisme qui veut associer dans l’imaginaire du touriste les façades belles-époques des maisons bien entretenues avec celles décrépies de la capitale de la dictature cubaine.  Le Grand-Traict et Le Petit Traict qui sont les noms de ce que la Mairie nomme « plage du Centre-ville », Le Grand-Traict a été associé en 2000 à la plage Des Gabourelles, parce que là aussi c’est plus vendeur… comme la plage de Saint-Marc a été renommée plage de Monsieur Hulot, hommage au film qu’on y tourna, même si peu de gens ont un jour vu ce film, certes mythique, mais réservé à des cinéphiles. D’ailleurs qui se souvient que dans l’espoir d’en faire une station balnéaire on avait renommé déjà la zone au 19ème siècle ? La plage de Monsieur Hulot était encore il y a peu la Plage du Gorille, en raison d’un rocher à qui l’on trouvait une ressemblance avec l’animal. L’érosion a eu la peau du gorille, comme elle a décapité le lion du Rocher du Lion aussi baptisé au 19ème, sous prétexte d’une forme rappelant la silhouette animale. Saint-Marc ne se nomme en réalité pas Saint-Marc, c’est Le Crépelé qui a pris pour être plus vendeur celui du saint patron de sa chapelle, et l’on restera surpris d’apprendre que l’un des rochers à proximité avait été nommé un temps pour des raisons inconnues « duc de Luxembourg ».

Il y a aussi celui du Petit-Maroc employé depuis le milieu du 20ème siècle en remplacement de celui de Vieux-Saint-Nazaire, dont il a déjà et donné l'historique et expliqué l'origine, ( http://saint-nazaire.hautetfort.com/archive/2018/07/22/le-petit-maroc-histoire-d-un-nom-6067779.html )

 

Dans la série c’est plus vendeur, le nom Océanis, très 1990’, à la place du poétique Étoile du Matin ; Cité Beauregard, créé en 1972, devenue Village Beauregard, au lieudit Brantu, nom d’une métairie. Beauregard est uniquement le nom du manoir qui se trouve plus loin.

Il y a aussi le phénomène « arrêt de bus » : Trélan, quartier situé entre la rade et le Parc paysagé, est peu à peu désigné uniquement « Montesquiou », du nom de l’arrêt de bus qui s’y trouve. Volonté de gommer l’identité bretonne, disent certain, méconnaissance des lieux par des employés municipaux qui ne sont pas nazairiens d’origine, ignorance des élus trop occupés à faire carrière qu’à connaitre le territoire qu’ils administrent, répliquent les autres. On sent surtout la paraisse de lire le cadastre et l’impossibilité très nazairienne de faire une remarque pertinente au sein de l’administrions municipale où la moindre parole peu tourner au mélodrame ou bien en pluie d’insultes.

Le nom des artères principales finit donc tôt ou tard par changer celui du quartier, mais les noms des rues sont eux-mêmes éphémères, le décès d’un élu, ou un jumelage, suffisent à ce que votre adresse change sans que vous ayez déménagé. Les maires de Saint-Nazaire aiment en effet commémorer la mémoire de leur prédécesseur décédés, ou en voie de l’être, même quand ils furent de sinistre incompétents (René Guillouzo) ou pratiquant le détournement de fonds et le pot-de-vin (Fernand Gasnier), tout cela dans l’espoir qu’on ne les oublia pas aussi après être retourné dans le néant, mais le manque de création de nouvelles voies fait qu’on accole depuis les noms des anciens élus à des bâtiments municipaux, même si cela peut sembler incohérent, à l’exemple de la Médiathèque, attendu qu’Etienne Caux n’était pas un homme de lettre, ou pour la piscine dont on se demande devant les comptoirs si monsieur Batteux a été champion de natation, alors que le nazairien Henri Duvanel le fut et participa au sein de l’Équipe de France de water-polo masculin lors des Jeux olympiques d'été de 1920 ; et j’en vois, moqueurs, qui se pousse du coude en se demandant si celle dont tous disent qu’elle sera la prochaine mairesse osera donner le nom de l’un de ses prédécesseurs à un foyer pour femmes.

Les Nazairiens pourraient espérer que l’on accorda le nom de célébrités locales des nouvelles voies, mais ce n’est plus dans la politique municipale depuis 40 ans, même si une place Fernand Guériff, au bord de l’étang du Bois Joalland en 2017, (place introuvable sur Googlemap car non bordée d’habitation). En fait depuis que la rue Jean d’Ust, (héroïque défenseur de la ville de Saint-Nazaire et de l’estuaire face à une intrusion de l’armada castillane, compagnon de guerre de Du Guesclin, et chambellan du duc Jean IV), est devenue l’Avenue de La République, les personnalités locales sont ignorées ou chassées. On a écarté le nom de l’ethnologue nazairienne Odette du Puigaudeau pour celui d’un établissement scolaire ; le pauvre Henri Gauthier, militant politique et syndicaliste local à qui la ville doit sa Bourse du travail, c’est vu confondre par les services municipaux sur sa plaque avec un homonyme ingénieur au 18ème siècle. Ce n’est pas la seule plaque fautée à Saint-Nazaire, il y a quelques perles dans les quartiers périphériques de l’agglomération, et l’on se souviendra que de 1995 à 2007 la plaque de l’avenue Léon Blum portait la mention « écrivain », activité dont on ne peut dire qu’elle fut la plus marquante de sa vie !  On peut aussi se faire acide en soulignant que René Guy Cadou, poète qui a sa rue à Saint-Nazaire sous prétexte qu’il y vécu, n’a habité en réalité la ville qu’entre ses 7 et 9 ans, et qu’il a toujours témoigné d’une détestation frisant la haine de Saint-Nazaire. Ne cherchez donc pas René-Yves Creston, Alfred Caravanniez, ou encore Georges et André Bellec, ces deux frères personnalités du cabaret et de la chanson française, oubliés pour nouveau le théâtre, attendu qu’on a préféré, dans un moment d’émoi très politique et mal venu, à la suite d’un graffiti parisien condamnable qui n’avait hélas rien de nouveau, lui donner celui de madame Simone Veil, qui n’a jamais eu aucun lien avec les arts, et dont la fin de la carrière politique, ainsi que les dernières positions en matière de droits civiques laissent un goût amère à ceux qui pourtant l’avaient applaudi à l’Assemblée et lever les yeux aux ciel ceux qui l’ont eu pour voisine, (nul n’est dans la vie ce qu’il est devant les caméras).

 

Parfois des changements de nom faits il a un siècle continuent d’interloquer, à l’exemple du Boulevard de l’Océan devenu Wilson et Albert 1er, dont il est difficilement imaginable après tout ce temps de mesurer la portée symbolique du choix et l’aura qu’avaient après la Première-guerre-mondiale ces deux chefs d’état totalement oubliés depuis par les Français. Il est possible qu’un jour on change les plaques au profit d’autres individus, tout comme rien ne nous laisse présager la pérennité de celles à la gloire du Général de Gaulle, qui pourraient disparaître un jour pour redevenir rue de Villès-Martin ou prendre le nom d’un autre individu, au prétexte que plus personne ne se souviendra de lui, et que, s’il restera toujours associé à la Résistance durant la Second-guerre-mondiale et au fait que la France ne fut pas mise dans le camps des états vaincu par les Alliés, la prochaine guerre le rendra bien insignifiant, où simplement le travail des historiens qui commencent à dénoncer que De Gaulle est aussi l’homme qui laissa s’instaurer la guerre en Algérie par son refus de faire des Français ceux que l’administration désignait comme «  indigènes », et aussi celui dont la démission de la fonction présidentielle fut ressentie comme un soulagement par un pays qui s’était révolté en mai 68 devant sa politique autocratique.

 

On m’a écrit pour me demander mon avis sur la volonté d’habitant de la rue Robespierre d’en changer le nom. J’ai du mal à percevoir en quoi mon avis aurait de l’importance en la matière, mais cette interrogation a le mérite de me pousser à réfléchir quant au bien-fondé de donner à une rue le nom d’une personnalité. La Rue Robespierre est celle où se trouve le collège Jean Moulin. Il y a peu de commune qui ont une rue Robespierre, attendu que l’homme est coupable d’une dictature meurtrière, n’en déplaise à ceux qui le défendent aveuglément en répétant leur catéchisme politique. Les villes ayant une rue Robespierre la doivent à des élus communistes qu’il fallait flatter ; à Paris, qui n’est pourtant pas mesquine en matière d’attribution de nom au moindre lampadaire pour satisfaire tous les clivages politiques, il n’y a pas de rue Robespierre, le nom étant associé à trop de crimes. Mais si l’on doit rebaptiser un jour la rue Robespierre, outre l’interrogation sur le choix du nom de remplacement, on devra forcement s’interroger sur le bien-fondé du choix de nom d’autres rues, et par exemple la rue du Général Sarrail, l’un de ces militaires de la grande guerre tellement incapable qu’on l’avait limogé en 1915. Sarrail ne put continuer sa carrière que grâce à ses amitiés avec des membres du Parti Socialiste qui l’expédièrent auprès des Britanniques en Grèce où ses compétences font encore débat. Mis en retraite, Herriot après sa victoire aux élections de 1924 lui offrit le poste de haut-commissaire de la République française en Syrie et Au Liban ou il se mit à dos les communautés chrétiens et provoqua la révolte des Druzes qu’il massacra et fit pendre sans jugement. A son arrivé à Beyrouth il avait fait pendre aussi tous les prisonniers sans distinction dans la cour de la prison. Autant vous dire que si vous prononcé son nom en Grèce ou au Moyen-Orient, il est préférable que vous sachiez courir. Gag très nazairien on a donné son nom à une rue qui longe la voie ferrée, alors que les états-majors disaient « avec Sarrail ça déraille ! ». Bref le héros des uns n’est pas celui des autres, et l’histoire finit toujours par révéler des dessous pas très nets, car nul n’est parfait, tout autant que l’opinion change suivant les périodes, surtout à notre époque qui se veut manichéenne et bien-pensante.

 

Sachez enfin que si une mairie veut donner votre nom à une rue ou un bâtiment de votre vivant, vous pouvez refuser, ou lui demander de l’argent. Un maire avait ainsi contacté l’actrice Denise Grey en 1990 pour lui annoncer son intention de donner son nom à un foyer pour personnes âgées. L’actrice, presque centenaire, lui avait demander la somme de 50.000 fr. en échange. Le Maire trouva un autre nom pour sa maison de retraite municipale. Vous ne pourrez cependant pas vous opposer à ce qu’on nomme du nom de votre père ou de votre grand-père une rue, mais vous pourrez toujours déposer un recours si le nom est donné à celui de la station d’épuration ou à la déchetterie en argumentant que c’est déshonorant.

 

 

 

[1] Régent signifie maître des petites écoles.

[2] Cela concernant aussi l’orthographe des patronymes.

Commentaires

  • Monsieur, nous avons donné notre accord pour que le nom du Bout du monde soit donné aux immeubles neufs. Et j en suis très heureuse, il reste malgré tout une trace de cet endroit que j ai tant aimé.

  • Chère madame, je vous remercie pour votre commentaire, si vous aviez quelques informations à me communiquer à propos de votre ancienne demeure afin de retracer l'histoire du lieu à propos duquel on m'a plusieurs fois interrogé, j'en ferai ici quelques lignes. Merci.

  • Je connaissais bien Fernand Guériff et Madame : ils auraient beaucoup apprécié vos recherches : c'est aussi mon cas . (APHRN)

  • Chère madame, vos mots me touchent. J'ai depuis quelques années le bonheur de participer ponctuellement à la revue de l'association fondée par monsieur et madame Guériff.

  • Bravo Loup et merci pour votre travail si je peut permettre je connait aussi la dénomination de beauregard pour son dolmen ruinée . Pitre le nomme beauregard aussi dans son dico et un fait une descripion sommaire . il y signal accolé "le moulin de la motte ? 50 m au dessus" Avec son dolmen certainement d'autres noms antérieurs si sont succédés??
    pour exemple Disignac a plus ou moins conservé des origines gallo romaine alors qu'au 19eme Pitre la nomme alors" bosse de la prière"
    leurs points communs ? l' altitude et et le panorama sur l'estuaire ! le must du néolitique !

  • Cher monsieur,

    Les dénominations des mégalithes se font souvent en fonction de la zone où ils se trouvent, plus que par un nom qui leur est propre dans le pays. Disignac est à l'origine un hameau constitué en fief (parfois désigné comme Isignac), le tumulus a été jusqu'à ce qu'on en fasse une description archéologique sérieuse uniquement désigné comme Bosse de la Prière. Concernant le dolmen de Beauregard, c'est sa grande proximité de ce manoir constitué en fief noble (et non siège d'une seigneurie), qui a fait qu'on l'a nommé ainsi. Le Moulin de La Motte, aujourd'hui disparu, situé au nord du Manoir de Beauregard devait son nom au fait qu'il était celui de la seigneurie de La Motte Allemand. Le fait que les seigneuries du Bois Joalland, de La Motte Allemand, et la baronnie de Marsain étaient ici limitrophes compliquent la possibilité de retrouver nos repères aujourd'hui au milieu des nouvelles dénominations.

  • Je crois qu'il y a confusion entre Simone Veil (1927-2017) femme politique et Simone Weil (1909-43), militante et philosophe...

  • Effectivement, il y a eu une faute de frappe ; merci pour votre relecture.

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