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  • Marthe Barbance

    Marthe BarbanceMarthe Barbance est l’autrice d’une thèse sur la Ville et le Port de Saint-Nazaire, ainsi que d’un ouvrage sur la Compagnie Générale Transatlantique, qui sont des références pour toutes les personnes s’intéressant à l’histoire nazairienne. Sa thèse est la seule référence concernant de nombreux détails issus des archives détruites en 1943. Mais étrangement, Marthe Barbance demeure une inconnue pour les Nazairiens.

     

     

    Née Marie Marthe Margueritte Gravelet, le 14 avril 1902 au Noyer, dans le département du Cher, elle était la fille de Jules Gravelier, est commis des contributions indirectes à Margny lès Compiègne, et d’Adèle Eglantine Blin, issue d’une famille d’agriculteurs du Noyer.

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    Marthe passa son enfance à Margny lès Compiègne.

    Après des études de lettres et d’histoire, Marthe devint professeur déléguée en histoire et géographie au collège de garçons de Châteauroux. Elle y rencontra en septembre 1928 Irénée Baptiste Barbance, nouvellement nommé professeur de mathématiques[1], né à La Salvetat-Peyralès, en Aveyron, le 22 février 1901, fils d’un hôtelier et d’une institutrice.

    Marthe et Baptiste s’unirent au Noyer le 11 septembre 1929, et vécu à Châteauroux où naquit en 1931 Jean Claude Alain[2].

    En 1934 le couple fut muté au collège de garçons de Saint-Nazaire, et emménagea boulevard Gambetta. Marthe devait y remplacer mademoiselle Vincent, autre enseignante qui marqua les Nazairiens, alors nommée à Gap. Elles demeurèrent cependant un an sur le même poste, car Marthe était enceinte de Monique en février 1935. La famille démangea au 25 rue de La Havane.

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    Le 9 août 1936, alors qu’elle venait d’apprendre qu’elle était admissible à l’agrégation en lettres section historique, Marthe entra en collision au volant de sa voiture avec le martin à 6h45, rue du Loquidy, avec Pierre Leroy, 28 ans, demeurant à la chapelle sur Erde, à la Berangerais, accident, ce qui lui vaudra un entrefilet dans l’Écho de la Loire du 10 août 1936.

    Août 1937, Marthe fut reçue docteur ès lettres en histoire et géographie à Rennes, sur présentation de la thèse intitulée : Saint-Nazaire, le Port, la Ville, le Travail.

    Le 19 septembre 1938 naquit sa seconde fille, Christiane Solange Jeanne, que la presse salua le 23 septembre[3].

    A la déclaration de guerre, Baptiste fut mobilisé comme lieutenant au 35e Régiment d’Artillerie à Vannes. Fait prisonnier, il fut envoyé en camp à Lienz en Autriche le 17 juin 1940.

    Elle devait débutée en septembre 1941, Marthe au collège de filles de Saint-Nazaire, comme professeur d’histoire de 4e et 3e, mais ayant trouvé refuge en zone libre chez ses beaux-parents à Villefranche-de-Rouergue, elle obtint d’être nommée au collège de fille de Moulins en novembre 1942.

    Baptiste, après avoir été déplacé à Wagna en 1943, puis à Nienburg en 1944, fut libéré le 16 avril 1945. Rentré en France, il partit rejoindre son épouse à Moulins, où il obtint lui aussi un poste de professeur de mathématiques à Moulin au collège de garçon. Admissible à l’agrégation de mathématiques en décembre 1945, il fut en congé d’agrégation entre 1945 et 1948.

    Marthe fut nommée officier d’Académie en juillet 1947.  Désireuse de faire publier sa thèse, elle sollicita la Chambre de commerce de Saint-Nazaire pour une souscription ; La Chambre de commerce prit 50 exemplaires à 250 fr. Le livre, d’abord annoncé de 528 pages, fut édité à 638 pages en raison de  sa préface et de son avant-propos, au prix de 700 fr, par l’éditeur Crépin Leblond à Moulins en 1948. En 1949, toujours chez le même éditeur, Marthe publia une étude consacrée à la chapelle de la confrérie des Pénitents noirs de Villefranche-de-Rouergue.

    Entre-temps Baptiste réussit le concours de 1948 et se trouve nommé au lycée de garçons Jacques Decour à Paris où il enseigna jusqu’à sa retraite en 1966. Marthe obtint alors d’être nommée au lycée Jules Ferry à Paris. Ils emménagèrent à Villemomble, puis au 22 rue du Delta à Paris 9e, quand Marthe fut nommée professeure en classe préparatoire au lycée Victor Duruy.

    Par arrêt du 20 novembre 1951, Marthe fut maintenue en position de détachement auprès du directeur du G. N. R. S. pour une période d’un an, à compter du 1er octobre 1950, en vue d’effectuer des travaux de recherches.

    En 1955, elle publia Histoire de la Compagnie Générale Transatlantique », que lui a commandée la Compagnie.

    Membre du SNALC (Syndicat national autonome des lycées et collèges), en 1957, Baptiste en devint le président le 23 mars 1961 jusqu’à sa retraite de l’enseignement en 1966. Il fit retirer le mot de collège du nom du syndicat afin de tenir compte des « nouvelles dénominations d’établissements ». Jugé trop proche du ministère, il vit son rapport moral, lors du congrès de 1966, rejeté par la commission exécutive (pour 11 voix, contre 20, blancs et nuls 4). Il fut alors remplacé par Gérard Simon (voyez sa notice par Jean-Christophe Vayssette sur Metron).

    En 1969, Marthe publia : Vie commerciale de la route du cap Horn au XIXe siècle.

     

    Baptiste décéda le 12 novembre 1981 à l’hôpital de Lariboisière à Paris 10.

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    Marthe décéda dans le même hôpital le 21 décembre 1983. Ils sont inhumés Villefranche-de-Rouergue.

     

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    [1] 1929 Irénée Baptiste BARBANCE fut étudiant en mathématiques spéciales. Diplômé de la Faculté des sciences de Toulouse en mathématiques générales et de mécanique rationnelle en 1920, en physique générale, astronomie, calcul différentiel et intégral en 1925. Après avoir été maître d’internat au lycée de Toulouse durant l’année scolaire 1924-1925, il effectua son service militaire à l’Ecole d’artillerie de Poitiers, puis à Haguenau. Répétiteur au collège de Bagnères-de-Bigorre durant l’année 1925-1926. Engagé dans l’artillerie à Rodez, il réussit les épreuves du brevet de préparation militaire supérieur en octobre 1925, il fut sous-lieutenant d’artillerie de réserve par décret publié le 14 mai 1926. Il devint professeur au collège de Sancerre, puis répétiteur au lycée Lakanal de Sceaux en 1927-1928.

    [2] Jean-Claude Alain Barbance, fit Polytechnique et a eu quatre enfants.

    [3] Christiane Solange Jeanne Barbance est décédée à Toulouse le 10 décembre 2015.