Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Langue

  • Saint-Nazaire et la langue bretonne

     

    L’installation de panneaux bilingues et la création de rayonnages bretonnants à la médiathèque ont soulevé à nouveau la question qui divise les érudits nazairiens : Le breton était-il la langue endémique de Saint-Nazaire ? - Comme souvent en histoire, la vérité se trouve au centre des hypothèses et affirmations. Nous vous présentons ici un article tiré de " La France pittoresque ou description pittoresque, topographique et statistique des départements et colonies de la France, Tome II  "publié en 1835 par le général Abel Hugo, (1798-1865), père de Victor, et qui avait épousé une nantaise.

     

    titre.jpg

     

    L'article que nous reproduisons est tiré des 27 pages consacrées au département de la Loire-Inférieur, (ancien nom de la Loire-Atlantique), " ci-devant haute-Bretagne ", p.156 :

     

    '' LANGAGE.

    La langue française est la seule généralement usitée dans les villes, mais avec une prononciation traînante sur les finales. Ainsi l'on dit fi-ye, pa-ye, au lieu de fille et de paille. L'idiome des campagnes est un français composé de mots bretons ou celtiques, d'anciens mots romains (tudesquos) et de mots français défigurés. L'accent caractéristique des cantons est encore plus fortement marqué que celui des villes. On distingue facilement un habitant de la rive gauche de la Loire d'un habitant des environs de Châteaubriant, de Blain ou de Batz. — Dans les environs de Guérande, les paysans parlent également le français et le bas-breton. L'usage de ces deux langues leur est nécessaire pour la troque ou le commerce d'échanges qu'ils font avec les départements d'au-delà de la Vilaine, où ils portent leur sel, et dont ils tirent les grains qu'ils consomment. ''

     

    article.jpg

     

     

    Rappelons que le breton de Loire Atlantique, dit breton de Nantes ou de Batz, dont les derniers locuteurs ont disparu entre 1970 et 1985 constituait la cinquième langue bretonnante historique ; et précisons que l'idiome des campagnes mentionné par Abel Hugo est en fait du gallo, c'est-à-dire le sixième langue traditionnelle bretonne, de type langue d'oïl