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Beauregard

  • Le manoir de Beauregard à Saint-Nazaire, deuxième partie

     Famille de Guériff de Lanouan

     


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    D'argent à trois feuilles de houx de sinople.

     

    Famille noble d'ancienne extraction, maintenue noble lors de la réformation de noblesse par arrêt du 14 juin 1670, 8 générations, (Bibliothèque Municipale de Rennes, Ms. 504 et 505).

     

     

     

    I° Antoine Guériff, seigneur du Houssay, époux d'Artuze de Trebet, décédée en 1554, d'où :

    1° Claude qui suit ;

    2° Julien, seigneur du Plessis ;

    3° Françoise.

    II° Claude Guériff, écuyer, seigneur du Houssay, de Lanouan, de La Vallée, et de la châtellenie de La Gacilly, époux de Perrone Gouro, d'où :

    1° Claude, qui suit ;

    2° Hélène, épouse de Julien du Mur, seigneur du Mur.

    III° Guillaume Guériff, écuyer, seigneur de Lanouan et de La Vallée, époux d'Anne Avril, veuve de Jean de Forest, seigneur de Boissenet, fille de Jean Avril, sieur de Trégouët, et de Jeanne de La Bouëxière

    1° René, qui suit ;

    2° Jean, seigneur de L'Isle, passa un accord avec son père et son frère le 20 juin 1645 pour la succession de Guillaume, maintenue noble d'extraction lors de la réformation de noblesse par arrêt du 14 juin 1670 ; marié par contrat du 15 juillet 1648 avec jeanne Fournier, dame de Trelo, décédée à Carentoi le 28 janvier 1682, fille de feu Louis Fournier, écuyer, seigneur de Trelo, et de Françoise Brandin, d'où postérité branche de Launay.

    IV° René Guerriff, écuyer, seigneur de La Vallée et de Lanouan, mort avant le 31 juillet 1670 ; marié par contrat le 19 aout 1659 en la juridiction de La Gacilly avec Françoise de Carheil, dame de Hauteville et de Bellevue, d'où :

    1° René, qui suit ;

    2° Jeanne-Jacquette ;

    3° Renée-Françoise ;

    4° Anne.

    V° Honoré Guériff, chevalier, seigneur de Lanouan, confié à la tutelle de sa mère veuve par sentence rendue à Carentoir le 31 juillet 1670 ; maintenue noble par arrêt rendu en la chambre le 14 juin 1670, (Bibliothèque Municipale de Rennes, Ms. 504 et 505) ; marié le 9 juillet 1697 avec Jeanne-Catherine Huchet de Quénétain, d'où :

     

    VI° Honoré-Jacques de Guerriff de Lanouan, chevalier, seigneur de Lanouan et de L'Isle, né et ondoyé à Carentoir (56) le 21 février 1699, baptisé le 2 mars 1699, promis par contrat du 26 février 1724 à Guérande puis marié le 24 avril 1724 à Renée Hémery, dame de Beauregard, née le 15 septembre 1700, fille de Gilles, Hémery écuyer, sieur de Préhambert et seigneur de la maison noble de Beauregard, et de Charlotte du Hill, d'où :

     

    VII° François-René-Marie de Guériff de Lanouan, chevalier, seigneur de la maison noble de Beauregard, (Saint-Nazaire 7 septembre 1741 – La Pommeraye 24 novembre 1793), présenta ses preuves de noblesse pour les Pages de la Grande Ecurie du 11 décembre 1756, (B.N., fr. 32108, f° 173), adhère en 1792 à "L'Association bretonne" du marquis de La Rouërie qui le nomme responsable pour le district de Guérande, en même temps que Thomas Caradeuc pour La Roche-Bernard et Gaudin de La Bérillais pour Saint-Etienne de Montluc. Le Département de Loire-Inférieure est au courant de ses agissements dès le mois d'août 1792 et sait que le noyau du complot est à Guérande mais ne peut intervenir faute de moyens (il n'ont en effet que 40 militaires à Guérande). Il constitue une armée avec l'aide d'enrôleurs et recrute des soldats déserteurs pour fabriquent de la poudre et des balles et prend le commandement des Insurgés arrivés à Saint-Nazaire, le samedi 16 mars 1793, à la tête de 4000 hommes, il campe devant Guérande le 17 mars, attaque la ville le 18, avec l'aide de Thomas de Caradeuc, de Couesbouc, Jego, Lenormand dit Lucifer commandant des paludiers de Saillé, de Rochefort, Thomazeau le chef de la Garde Nationale de Batz et du Pouliguen rallié à Lanouan. et se rend maître le 19 mars, il investit Le Croisic le lendemain. Le 30 mars il évacue Guérande avec ses hommes car les troupes républicaines de Beysser arrivent de Rennes, et part se réfugier avec 200 hommes, avant de partir, il rétablit dans leurs fonctions les élus républicains , et remet une somme de 3315 livres de la caisse municipale, il gagne les îles de Brière avec 200 hommes, il est signalé de différents côtés, en particulier par Clemenceau le maire de Montoire, et par le Général des Dorides, le 4 juillet. Grâce à des émissaires, il apprend que les Vendéens vont attaquer Nantes. Il compte sur leur victoire pour reprendre le combat, mais ils sont repoussés le 30 juin. Sa présence est signalée en Brière jusqu'en octobre. Le 5 de ce mois, un mandat d'amener est lancé contre lui par le tribunal révolutionnaire de Guérande. Il se décide alors à passer la Loire à Montjean et à se rendre dans les Mauges pour se joindre aux Vendéens. Il s'arrête à La Pommeraye où il meurt brutalement de maladie. Marié en 1774 à Marie-Marguerite de L'Estoubillon, (1759-1789), fille de Maurice de L'Estoubillon, et de Marie-François du Pas, (voyez article l'Estoubillon), d'où quatre enfants dont : 

    1° Marie-Joséphine, décédée à Nantes le 11 mai 1879 ; mariée le 28 avril 1823 à Nantes avec François Mosnier de Thouaré.

     

    Les héritiers de François-René de Guériff vendirent  Beauregard à Jean-Baptiste Gallerand, juge de paix, maire du Croisic.

     

    Famille Gallerand

    Famille de la bourgeoisie du Croissic.

     

    I° Jean-Baptiste Gallerand, (le Croisic, 2 aout 1768 – 21 septembre 1832), fils d'un horloger, négocient, juge de paix, maire du Croisic de 1806 à 1820, acheta le manoir de Beauregard ; marié le 28 juillet 1799 au Croisic avec de Julie Bertho, (Le Croisic 8 mars 1775 – Le Croisic 19 septembre 1832), fille de Joseph Bertho, capitaine de navire, et de Renée Raoul, d'où :

    1° Marie-Eulalie, née le 18 octobre 1799 à Guérande, mariée au Croisic le 29 mai 1825 avec Emile Vaillant ;

    2° Gérôme-René-Lucien, (Guérande 13 février 1801 – Guérande 13 aout 1813) ;

    3° Désirée-Armandine née au Croisic le 27 octobre 1803 avec Emile-Pierre Culine-Leroux, employé des Contributions indirectes ;

    4° Virgine-Josèphe, (le Croisic 24 septembre 1806 – Le Croisic 30 novembre 1871) ;

    5° Marie-Joséphine, (Le Croisic 31 janvier 1815 – Le Croisic 31 octobre 1815) ;

    6° Stéphanie, née au Croisic le 22 avril 1819, mariée à Saint-Malo en 1837,  mariée à Saint-malo en 1837 avec Hippolyte-Léon Culine-Leroux, (frère d'Emile-Pierre Culine-Leroux).

     

    Famille Culine-Leroux, puis Culine de Roux

     

    Famille de la bourgeoisie originaire du Périgord, établie à Saint-Malo à la fin du 18e siècle. Contrairement à ce que Léon fit croire aux Nazairiens, sa famille n'était pas noble, et n'avaient aucun lien avec la famille noble périgourdine de Roux.

     

    I° Hippolyte-Léon Culine-Leroux, puis Culine de Roux, né à Saint-Malo le 11 juillet 1839, négocient à Saint-Nazaire, conseiller municipal (conservateur) de la section de l'Immaculée en 1878, fils de  marié à Saint-Malo en 1837 avec Stéphanie Gallerand, née au Croisic le 22 avril 1819, héritière du manoir de Beauregard, fille de feu Jean-Baptiste Gallerand, juge de paix, maire du Croisic, et de Julie Bertho, d'où :

     

    1° Un fils ;

     

    2°Blanche-Stéphanie, (Dinard 30 avril 1853 – Dinard 18 juillet 1853) ;

     

    3° d'autres filles, qui avec leur frère, vendirent le manoir de Beauregard à la famille Laurent.

     

    (Ajout du 10 mai 2015 : Depuis une vingtaine d'années il appartient à monsieur Dominique Moris qui a ouvert sa résident à la presse : http://www.lechodelapresquile.fr/2015/04/10/chateau-de-beauregard-par-ici-la-visite/ )

     

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    Beauregard dans les années 1950, coll. Archives municipales de Saint-Nazaire

     

  • Le manoir de Beauregard à Saint-Nazaire, première partie

    Maison noble de Beauregard

     

    La maison noble de Beauregard existe encore en 2012, elle consiste en un corps de logis rectangulaire, avec rez-de-chaussée sur cave, et un étage sous toits à forte pente, au centre se trouve un pavillon à trois étages, avec à l'Est un corps de ferme bordant la cour d'honneur, qu'elle sépare d'une cour de servitude. L'ensemble a été restauré aux 19e  et au 20e siècle. 

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    Beauregard au début du 20e siècle, dessin de Paul Bellaudeau, archives municipales de Saint-Nazaire

     

    J'insiste sur le fait que Beauregard est une maison noble, c'est donc un bâtiment dont la dévolution se faisait en "partage noble", celons les règles définies par "La Coutume de Bretagne", ce n'était pas le siège d'une seigneurie, c'était un arrière-fief, aucune justice n'y était rattachée, mais elle bénéficiait  de certains privilèges particuliers aux " biens nobles ".

     

     

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    Cadastre de 1829

     

     

     

    Liste des propriétaires :

     

    Famille du Coudray de La Mouidaye

     

    Armes : D'or à la bande de gueules, chargée de trois coquilles d'argent, et accostée de deux cotices d'azur.

    Famille noble d'ancienne extraction, maintenue lors de la réformation de noblesse par arrêt et ordonnance des 17 novembre 1668, (6 générations), 16 janvier 1699 et 11 décembre 1701, (Bibliothèque Municipale de Rennes, Ms. 504 et 505).

     

    I° Briand du Couldray, écuyer, sieur de Condé, seigneur de La Mouidais en Montoire, et de la maison noble de Beauregard, décédée en 1626 ; époux de Françoise Delalande, d'où :

    1° Denis, seigneur de La Mouidais, et de la maison noble de Beauregard ;

    2° Guy, qui suit.

     

    II° Guy du Couldray, écuyer, seigneur de La Mouidais, et de la maison noble de Beauregard, marié en 1667 à Marguerite de Besné, d'où :

     

    III° Isaac du Couldray, écuyer, seigneur de La Mouidais, et de la maison noble de Beauregard, vendit celle-ci à Pierre Hémery, époux de Jeanne de France, d'où :

    1° Françoise, (11 octobre 1668 – 5 février 1673) ;

    2° Jacques, (1er octobre 1670 – 28 janvier 1673) ;

    3° Olivier, (25 septembre 1672 – 20 février 1673) ;

    4° Françoise, (28 mai 1674 – 28 novembre 1674). 

     

     

    La famille Hémery

     

    Armes : D'argent à trois chouettes de sable, becquées et membrées de gueules, accompagnée d'un annelet du même en abîme.

    (NB : le nom de Hémery revient plusieurs fois dans l'histoire de Saint-Nazaire, certaines branches avaient accédé à la noblesse, d'autres sont restées roturières.)

     

    I° Pierre Hémery, écuyer, sieur de Préambert, de La Rivière et seigneur de la maison noble de Beauregard par achat à Isaac du Couldray ; marié en 1615 à Saint-Nazaire à Guillemette Le Guennec, fille de Prégent Le Guennec, écuyer, seigneur de Kron, Bogat, Trévran et La Chaussée, et de Julienne de Bogat, dame de Bogat et de Trévran ; d'où :

    1° Jeanne, baptisée le 30 avril 1617 à Saint-Nazaire, épouse de Pierre Le Texier, sieur de La Ville-au-Fèvre ;

    2° Gilles, qui suit ;

    3° Suzanne, dame de La Rivière, (Saint-Nazaire 18 novembre 1619 - 27 avril 1673 Saint-Nazaire ;

    Françoise, dame de Beauregard, épouse de François Jegat ;

    5° Anne, dame de Lisle.

    II° Gilles Hémery, écuyer, sieur de Préhambert, (Guérande 5 avril 1618 - 10 novembre 1686 Saint-Nazaire) , époux de Claude Pasquette, d'où :

    1° Françoise, baptisée à Saint-Nazaire le 29 janvier 1653 ;

    2° François, qui suit.

    III° François Hémery, écuyer, seigneur de la maison noble de Beauregard, (par héritage de sa tante Françoise Hémery-Jegat), sieur de Préhambert, époux de Charlotte du Hill, d'où :

    1° Charlotte, (Saint-Nazaire, 29 juin 1699 – 24 septembre 1699 Saint-Nazaire) ;

    Renée, dame de Beauregard, (Saint-Nazaire 15 septembre 1700 – 19 février 1757 Saint-Nazaire), mariée le 24 avril 1724 à Honoré-Jacques de Guériff, chevalier, seigneur de Lanouan, (voir seconde partie Beauregard) ;

    3° Rose, née le 5 janvier 1702 à Saint-Nazaire ;

    4° fils mort né, inhumé le 5 octobre 1702 à Saint-Nazaire ;

    5° un fils mort le jour de sa naissance le 29 août 1704 à Saint-Nazaire.