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vignoble

  • Le vignoble nazairien

    On l'ignore trop souvent, mais Saint-Nazaire fut un pays viticole. On ravitaillait les bateaux stationnant dans l'estuaire avec des tonneaux de vin produit surplace. La plus part des vignes se trouvant sur les falaises, ont les descendait sur la plage de Bonne-Anse pour les embarquer sur des barques qui partaient vers les navire ancrés. La ville et vicomté de Saint-Nazaire étaient dispensée du droit de billot, c’est à dire de taxe sur l'alcool, droit qui fut confirmé par lettres royale de 1507 accordée par le roi Louis XII, comme duc de Bretagne, (Retranscription des lettres : http://saint-nazaire.hautetfort.com/archive/2012/07/09/saint-nazaire-pays-de-vignobles-dispense-du-droit-de-billot.html)

     

    En 1852 le vignoble nazairien couvrait un peu plus de 250 ha. A la reconduction le vignoble nazairien était de 200 ha. Cette baisse de surface s'explique par le fait qu'une partie de la commune avait été cédée pour constituée la nouvelle commune de Pornichet en 1900. Ce vignoble aurait pue être plus étendu encore. En effet, en novembre 1815 le maire de Saint-Nazaire, Julien-Maurice Tahier de Kervaret, demanda au Préfet qu’on établisse des concessions des dunes afin de les stabiliser par la plantation de vignes, argumentant qu’outre la protection que cela apporterait aux champs voisins, on pouvait espérer au bout de cinq années un très bon vin qui rapporterait en impôts fonciers. Le préfet ne daigna pas répondre et les dunes furent fixées à l'aide de pins et de sapins.

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    Cartes en date de l'année 1852 situant en rouge des zones viticoles de Saint Nazaire. Archives départementales de Loire-Atlantique

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    En août 1923, dans le but de protéger ce vignoble, il fut fondé à Saint-Nazaire " la Ligue nazairienne du Muscadet ".

     

    Initialement le cépage nazairien, et de l’ensemble de la Presqu'ile, était du " Congor ", c'est à dire du pineau d'Aunis, nommé aussi chenin noir, cépage encore cultivé dans l'ensemble de la vallée de la Loire, aux fruits de couleur noire, ayant un arôme de framboise avec des notes de poivre, qui donnait à Saint-Nazaire un vins clair, aromatiques et, dit-on, fort alcoolisé. Le Congor fut remplacé par le « Melon de Bourgogne » après les gelées de l'hiver 1709 qui avait été particulièrement rude et avait détruit une grande partie des vignobles du pays nantais.

     

    La vigne nazairienne dont l'histoire nous est la mieux connue est " la vigne du Prieuré", don de Friold de Donges en 1079 au Prieuré Saint-Jean-Baptiste de Saint-Nazaire. Saisies à la Révolution, elles avait été acquise par le marquis de Sesmaisons et fut attachée à la métairie de La Vecquerie, puis au château des Charmilles à la suite de l'acquisition par Alcide Bord de cette métairie. Cette vigne existait encore en partie en 1953. Son emplacement est devenu un dépôt pour les espaces verts de la ville, qui y entreposent terres pour les plantations et bois coupé. La partie disparue dès le 19ème se trouve à l'emplacement de l'école Ferdinand Buisson.

     

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    Plan du domaine du château des Chamilles en 1953 avec mention de la vigne. Collection O. M. de S. L.

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    A proximité de La Vigne du Prieuré, était celle de Gavy, 3ha situés à l'emplacement des bâtiments de l'université, qui donnaient encore en 1929 cents barriques de vins rosé dont la qualité était louée par ceux qui l'avaient goûté et la municipalité envisagea de le servir aux vieillards de son hospice. la Vigne du Clos, au niveau du Chemin du Phare de Porcé, et celle de La Rougeole, située à l'emplacement du 21 chemin de Porcé ; la demeure qui se trouve à cet emplacement était un " vendangeoir ", c'est à dire un manoir viticole avec habitation à l'étage noble, pressoir et cellier à l'entre-sol.

    A Saint-Marc plusieurs rues comportent encore le mot " clos " qui propage le souvenir de parcelles viticoles entourées de murs, qui appartenaient à plusieurs familles nobles avant la Révolution. L'emplacement même du château de Saint-Marc avant la construction de la demeure un vignoble.

     

    Après la guerre, le vin du vignoble nazairien n'eut plus le droit d'être commercialisé ; on limita l'exploitation à ce qui constitue le " vignoble nantais ". Des particuliers continuèrent à vendanger pour leur consommation personnelle quelques pieds, qui finirent par disparaître au milieux des années 1980, mais il existe encore dans des jardins de La Bouletterie et de La Villès-Martin des ceps anciens.