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raffegeau

  • le Château de Porcé à Saint-Nazaire, troisième partie

    Troisième époque, guerre et après-guerre, 1940-1948 :

     

    Au moment de l'invasion allemande, le personnel et les malades de la clinique des Pages, toujours propriété de madame Raffegeau, trouvèrent refuge au château. Mais l'invasion allemande se fit sur toute la Bretagne, et les forces d'occupations obligèrent ces gens à retourner à la Clinique des Pages, et de faire place à des officiers. Madame Raffegeau était alors à Saint-Germain-sur-Moine. A la libération de la poche de Saint-Nazaire le 11 mai 1945 les Nazairiens évacués par l'occupant découvrent une ville qui n'existe plus. Il fallut trouver à se loger, et les baraquements apportés par l'armée américaines, qui perdureront pour certains jusqu'en 1976, ne furent pas suffisamment nombreux. Le domaine qui avait été vidé de ses meubles fut alors réquisitionné par la municipalité, et affecté avec accord de l'exécuteur testamentaire à des membres des familles autrefois au service du docteur et de son épouse. Des appartements furent constitués dans le château, des artisans logent leurs ateliers dans les dépendances, les anciens employés de madame Raffegeau reprirent possession dans leurs anciens logements de fonction.

     

    La municipalité de Saint-Nazaire, informée du lègue et de l'affaire qui lui était liée, accepta celui-ci sur délibération du conseil tenue le 14 avril 1944 à Pornichet, et s'associa à la famille Raffegeau. Ils obtinrent par jugement du tribunal civil de Cholet la confirmation de la validité du testament de 1932 le 19 juillet 1946, décision confirmée par la cour d'appel d'Angers le 14 avril 1948, déclarant nul le testament du 24 avril 1942 et seul valable celui du 2 novembre 1932, avec ordre d'exécution, sous réserve des accords convenus entre madame Leulier et monsieur Sandemont. La familles Raffegeau tenta cependant de contester l'étendu du lègue fait à la commune de Saint-Nazaire, prétextant qu'il ne concernait que les propriétés sises en bordure de plage. La commune accepta la réduction d'un million sur le lègue fait en numéraire et rentra enfin en possession de 22ha constituées du Château des Chamilles et ses dépendances, la villa les Mouettes, la maison Pornichette, la ferme de La Vequerie, ensemble estimé d'après le journal Populaire du 6 septembre 1950 à 17 millions de Francs.

     

    (Sources : Archives de Saint-Nazaire, enquête de voisinage et souvenirs précieux des petits enfants des anciens métayers de madame Raffegeau.)

     

    Vues du domaine du chateau de Port-Cé  prisent en 1950, (ces documents sont la propriété des archives municipales)

     

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    façade sud

     

     

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    Est

     

     

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    Nord

     

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    angle Sud-Ouest, avec un b

    atiment construit par les allemands et le linge des réfugiés.

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    batiment allemand, arrière

     

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    batiment allemand, façade

     

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    écuries

     

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    écuries

     

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    chaumière

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    chaumière

     

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    maison de la plage

     

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    maison du jardinier transformée en menuiserie

     

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    vue arrière

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    maison du gardien

     

     

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    maison dite " Pornichette " devenue école, puis rasée pour faire place à l'école F. Buisson

     

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    "Pornichette"

     

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    " Pornichette "

     

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    batiment allemand, avec le chateau d'eau de La Vecquerie

     

     

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    Ferme de La Vecquerie

     

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    Grange de la ferme

     

     

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    Plan de situation, cliquer pour agrandir

  • le Château de Porcé à Saint-Nazaire, seconde partie

    Seconde époque, le Château de Port-Cé, 1908-1943 :

    Le docteur Raffegeau et son épouse.

    Monsieur et madame Raffegeau achètent le château des Charmilles en 1908 à Gustave Bord qui bradait son patrimoine afin de couvrir ses dettes. Le docteur Raffegeau connaissait déjà Saint-Nazaire et la presqu'île guérandaise, il était en effet employé durant la saison des bains  de mer par madame Boju de la Monnelière, propriétaire de l'Hôtel Regina à Batz. Elle lui fit acquérir une maison sur place à la  suite de son mariage, le manoir de Landévénec à Batz sur Mer, une villa de 8 pièces dans le gout médiéval dotée d'un vaste jardin, face à l'océan. A la suite de la mise en vente de l'hôtel en 1908 le docteur décida d'acquérir les  Charmilles alors en vente, et vendit sa maison de Batz.

    Les Raffegeau firent repeindre en blanc les boiseries extérieures de la maison principale, auparavent en rouge de Balz, ils installèrent le chauffage central et créèrent de salles de bains ; au temps des Bord l'eau provenait du puits près du chemin de la plage, un château d'eau est construit par la municipalité au bord de la route de La Vecquerie, la propriété fut alors pourvue de toutes les commodités modernes et hygiénistes. Sur une carte postale de la maison publiée en 1908 on distingue à une fenêtre de l'étage le docteur Raffegeau, et son épouse à celle de la véranda. Les Raffegeau employaient environ six personnes en permanencece qui était peu pour une maison de cette taille à l'époque. Le mobilier était pour l'essentiel celui des Bord, car à on achetait alors les demeures avec leur contenu. Presque tout fut volé à la Libération. Seul échappa le mobilier de la salle à manger, un dressoir de la salle, récupéré à la libération par l'époux de la jeune bonne de Madame Raffegeau à la demande du docteur Paul Raffegeau, meuble se trouve toujours à Saint-Nazaire, les héritiers du docteur et de son épouse l'ayant finalement donné au couple précité après la Libération, une table ronde et quatre chaises assorties, garnies de cuir, avec un "B " en fer doré à l'angle supérieur gauche des dossiers, ensemble vendue par les Raffegeau à une famille nazairienne qui les conservent toujours. Ce mobilier n'a pas de valeur marchande, il est d'une facture ordinaire, fabriqué en série. L'acquisition par les Raffegeau avait un but commercial, comme nous l'expliquerons plus loin.

     

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    Le château avec aux fenêtres le docteur Raffegeau, son épouse, et une partie de don personnel,

    vers 1910. Coll. Saint Loup.

     

    Donatien-Vincent-Marie Raffegeau, est né le 30 avril 1855 à Saint-Germain-sur-Moine, il décéda dans cette même commune le 16 mai 1931. Sa famille vit depuis toujours à Saint-Germains-sur-Moine, une bourgade du Maine et Loire qui compte 2700 habitants 2011, on y trouve un Georges Raffegeau né en 1564, c'est de lui dont est issu le docteur, s'étaient des artisans sabotier de père en fils depuis des générations, son père, prénommé lui aussi Donatien, (1815-1881), n'échappa pas à cette fonction, sa mère, Louise Poilâne (1815-1903) était elle aussi d'une famille depuis toujours implantée à Saint-Germain-sur-Moine. Le petit Donatien s'avéra un très bon élève, et d'une intelligence supérieure, on l'expédia au petit séminaire de Beaupréau. Jugé inapte au service militaire par le conseil de révision, il entreprit des études de médecine à la Faculté d'Angers, et devint docteur en médecine, mais très vite il rencontra le professeur Charcot et en devint le disciple, se spécialisant en psychiatrie, une science médicale alors toute nouvelle, il soutient le 23 février 1884 une thèse intitulée "Du rôle des anomalies congénitales des organes génitaux dans le développement de la folie chez l'homme" (58 pages, Imprimerie A. Davy, 1884), et devient chef de service à l'asile du Vinet (Yvelines) où il exerça durant trente ans, parallèlement il participa à l'étude de la transmission de la " folie " et en 1886 affirma que la " dégénérescence est la suite de l'hérédité ". Il achète en 1890 au Vésinet une propriété de 2ha, la " Villa des Doges ", où il fonde pour une clientèle fortunée une clinique psychiatrique baptisée " Villa des Pages "(1) (établissement encore existant) où il soignait à base d'hydrothérapique, d'électrothérapique, de bains hydroélectriques sulfureux ou " térébenthinisés ", l'anémie, l'obésité, la morphinomanie, la dipsomanie et particulièrement la neurasthénie,. Le docteur Raffegeau fut une sommité dans son activité, et en août 1900 à l'occasion d'un "Congrès international de l'hypnotisme expérimental et thérapeutique", sa clinique fut l'objet d'une visite officiel d'officiels de la République et de médecins français et étrangers. Il y eut pour patients le ministre Louis Barthou (assassiné au coté du roi Alexandre Ier de Serbie à Marseille en 1934), Édouard Herriot, (maire de Lyon, député, puis sénateur), l'écrivain Paul Bourget, mais aussi Marguerite Steinheil, la célèbre " connaissance " du président Félix Faure, qui après son acquittement dans le procès qui lui fut intentée au sujet de l'assassina de son époux et de sa mère se réfugia chez lui, à la villa Chantemerle, où il résidait au Vésinet, le 16 novembre 1909. Ce séjour causa bien des soucis à Vincent Raffegeau, plus quarante voitures de journalistes investirent le parc de sa clinique et il du demander aux forces de l'ordre d'intervenir afin de les faire sortir de son établissement et d'arrêter de faire le siège de sa maison !



    Le docteur Raffegeau passa dix années à agrandir sa clinique, achetant des parcelles supplémentaires, multipliant les pavillons, il argumentait à ce sujet " Le service en est certes plus difficile et réclame un plus nombreux personnel, mais les avantages qu'on en retire sont une large compensation. ". L'acquisition de Port-Cé s'était faite dans le but compléter sa clinique en proposant à ses clients un séjour au bord de l'océan, dans un espace calme et retiré : madame Raffegeau y faisait office d'hôtesse, assistée par des infirmières et des employés de maison(2). Les convalescents participaient à des activités de relaxation, gymnastique, et natation, le docteur avait fait construire des cabines de bain sur la plage, à l'emplacement du renfoncement dans la roche à l'Ouest, l'épicerie Grenapin fournissait alors l'alimentation, mais aussi les journaux, et des ouvrages et du matériel de couture, de crochet et de tricot. La maison du bord de plage, dite " Les Mouettes ", abritait à elle seule une dizaine de lit, elle fit l'objet d'un cambriolage, constaté le 17 janvier 1921, par Morel, le jardinier : on avait emporté les garnitures des lits (3).

     

    Le 24 septembre 1932, une volante tempête frappa la côte, les rafales de vent déracinèrent plusieurs grands chênes dans le parc, l'un d'entre eux tomba sur l'une des annexe où logeaient au premier étage une employée, la jeune femme ne fut pas blessée, mais eut une très grande frayeur (4).

     

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    vers 1910. Coll. Saint Loup.

     

    Donatien Raffegeau fut conseiller municipal du Vésinet avant 1900, il ne fit pas de carrière politique, mais s'intéressa toujours à la vie dans les communes où il résidait. Sa commune de naissance le sollicita pour en devenir maire aux élections de mai 1908, il entra au conseil municipal le 10 mai, et fut élu maire le 17 mai avec 10 voix contre une à Jean Pasquier, qui deviendra premier adjoint et qui gérera la commune, le docteur Raffegeau ne faisant que trois ou quatre passages par an à la mairie, car résident au Vésinet, il sera cependant réélu à quatre reprises et décédera en fonction dans son village natal où il y laissa un souvenir impérissable par son humanisme et sa charité. Aujourd'hui la rue principale de cette commune porte son nom. Il offrit de son vivant une statue de Jean d'Arc érigée près de l'église le 31 juillet 1914, et le 29 octobre 1930, il fit avec sa femme un don de 200000 frs à la commune pour installer une sœur infirmière pour des soins à domicile, l'instauration d'un foyer pour personne âgées sous direction de religieuses et le paiement des journées d'hospice aux vieillards indigents. Cet établissement créé sous le nom de fondation Raffegeau, ouvrit en 1932, il devint établissement public le 23 juin 1947, puis maison de retraite sous le nom de " Residence des Sources ", existe toujours et conserve dans son hall les portraits du docteur et de son épouse reproduits en annexe III. Au Vésinet, en dehors de différent dons charitables, il offrit en 1927 à la ville la statue du cerf qui orne le rond point Royal, Il reçu la Légion d'Honneur pour son dévouement auprès des blessés de la Grande guerre. Il avait épousé Cécile-Louise Carpentier, née en 1864, décédée le 19 octobre 1943 à Saint-Germain-sur-Moine. Le docteur et madame Raffegeau n'eurent pas d'enfant, le docteur et son épouse avaient convenu en 1930 de se léguer au dernier vivant l'ensemble de leurs biens, mais hors contrat ils avaient convenu qu'à la mort du dernier d'entre eux, il serait restituer les biens venant de leurs familles respectives à leur plus proches parents, et que les biens acquits durant leur vie maritale seraient légués à des œuvres de charité. De ce fait, par testament olographe du 2 novembre 1932, madame Raffegeau précise ses lègues et institue son neveux par alliance, Pierre-Charles Raffegeau, exécuteur testamentaire.

     

    A la suite de l'invasion allemande, Cécile Raffegeau se réfugia dans la maison natale de son époux. Elle y abrita d'autres réfugiés, dont un monsieur Sandemont, qui prit l'ascendance sur elle et profita tant de sa générosité que de son grand âge, aidé pour cela par l'infirmière de madame Raffegeau, qui s'arrangea pour que sa fidèle servante, Marie-Rose Danilo, soit congédie. Sandemont l'isola et obtint peu à peu la gestion de son patrimoine et de sa fortune estimée en 1944 à quarante millions de Francs, (soit presque quinze millions d'euros de 2012), allant jusqu'à vendre à son profit des immeubles, et enfin obtint le 27 avril 1942 un testament l'instituant légataire universel et révoquant les testaments précédents. Madame Raffegeau mourut le 19 octobre 1943, son dernier testament fut contesté par madame Leulier, veuve du neveu de madame Raffegeau, qui convient avec le sieur Saudemont un arrangement lui laissant la propriété d'une ferme et le quitus de la gestion, ce qui évita un procès. Elle se retrouva héritière universelle de la tante de son époux, étant sa seule parente directe du faite de la donation au dernier vivant entre les époux Raffegeau en 1930. Cependant la famille Raffegeau fut informée quelques mois plus tard de la mort de leur tante, et contesta les dispositions prises par madame Leulier en vertu du testament de 1930, Pierre-Charles Raffegeau déposa le 18 février 1944 au rang des minutes de maître Gruau, notaire à Cholet, le testament olographe de 1932 dans lequel madame veuve Raffegeau déclarait entre autres dans l'article VI de cet acte léguer " tous mes immeubles de Port-Cé, sauf les " cabines " (légué à une de ses amies décédée avant elle) et une somme de cinq millions de franc à la commune de Saint-Nazaire, sous conditions expresses : 1° d'y créer un sana-prévention ou orphelinat agricole et artisanal pour enfants malheureux, indigents de la commune et région, sous le nom de " Fondation du Docteur Donatien Raffegeau " ; 2° et d'en conférer la gérance à une œuvre religieuse. En cas de refus, ce legs irait au docteur Leulier, mon neveu, s'il se conforme à ces conditions. " La commune de Saint-Germain-sur-Moine reçue elle aussi une somme de cinq millions, avec la maison familiale dans le bourg et la ferme de l'Eventar, sises sur cette commune. (rappelons que monsieur et madame Raffegeau avaient fait un don à cette commune pour la création d'un hospice dès 1930). Les autres légataires étaient : Pierre-Charles Raffegeau, chef de service à la Banque de France, célibataire, demeurant à Paris 70 rue de Saint-Louis en l'Ile, (nommé exécuteur testamentaire), le docteur Paul Raffegeau, demeurant à Maintenon (une rue y fut baptisée en son honneur), Marie-Louise Raffegeau, épouse de Maurice Laury, demeurant à Paris 13 rue Bréa, et Geneviève Raffegeau, pharmacienne, (inventeur d'un thé laxatif), demeurant à Paris, 3 rue de l'Amiral Mouchet, tous parents du docteurs, et madame Leulier, veuve du docteur Leulier, neveu de madame. Les parents du docteur, cohéritiers du fait du testament de 1932 entamèrent un démarche auprès des tribunaux, faisant valoir celui-ci, argumentant la volonté de respecter la mémoire de son époux par madame Raffegeau, l'accord entre madame Leulier et monsieur Sandemont fut remis en question, le tribunal statua que Cécile Raffegeau était physiquement et mentalement diminuée au moment de la rédaction du testament de 1942 et le cassa définitivement, mais les héritiers avaient omis que les municipalités Saint-Germain-sur-Moine et de Saint-Nazaire étaient elles aussi cohéritières, le procès dura jusqu'en 1948, l'ensemble des biens de monsieur et madame Raffageau devaient rester sous scellés, mais ils furent en réalité occupés comme nous l'expliquerons dans le chapitre suivant.

     

    Le docteur et madame Raffegeau reposent au cimetière de Saint-Germain-sur-Moine, ils ont laissés le souvenir de gens doux et aimants, extrêmement généreux. A Saint-Nazaire quelques personnes se souviennent encore que madame Raffegeau passait ses journées sur la terrasse abritée de sa maison, elle avait une vue dégagée sur la plage et sur le chemin qui y conduit, n'hésitant pas à inviter les passants à avenir lui faire la conversation.

     

     

    (Sources : Archives de Saint-Nazaire et du Vésinet, " La transmission de la folie, 1850-1914 ", de Jean-Christophe Coffin, Ed. L'Harmattan, 2003 ; Les élections municipales en maine-et-Loire : coups de gueules et coups de poing; Anne de Bergh, Archives et culture, 2008 ; La Curieuse Histoire du Vésinet, Georges Poisson, Société d'Histoire du Vésinet, Editeur, 1998 ; et article de Paul René Vallier publié en 2006 dans le bulletin municipal de Saint-Germain-sur-Moine ; témoignages oraux des enfants et petits enfants des anciens employés du château.)

     

    1 Nommé ainsi en raison de deux statues lanterne en fonte figurant des pages en costume renaissance, se faisant face de chaque coté du parvis.

    2 Une partie de ce personnel, résident à demeure toute l'année, était déjà en poste du temps des Bord, l'autre partie était constitué de gens qui accompagnait madame Raffegeau dans tous ses déplacements et séjours. 

    cf. Ouest-Eclair du 18/01/1921

    4 cf. Ouest-Eclair du 25/09/1932, qui se trompe en disant qu'il s'agit de la fille du docteur.