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  • Consuls et vice-consuls nazairiens

    Plusieurs de nos lecteurs ont été surpris, à la lecture de nos articles consacrés aux Protestant de Saint-Nazaire[1], à Marc Hélys[2], et à la Villa Victor[3], furent surpris, donc, d’apprendre qu’il y avait eu des représentations diplomatiques à Saint-Nazaire.

    Les Nazairiens sont tellement habitués à ne voir barboter dans les bassins du port que des géants d’acier en construction ou en réparation qu’ils ont occulté le fait que le port a été initialement construit pour le trafic maritime, et qu’il y avait, outre les voyageurs et marins en provenance du continent américain et du Nord de l’Europe, différentes communautés étrangères résidentes.

    Il est vrai qu’après la seconde-guerre-mondiale le Gouvernement décida de favoriser le Havre en matière de transport, et ne laissa à Saint-Nazaire « que » la construction navale, avec un projet de port industriel qui ne vit finalement jamais le jour, et pour lequel on avait poussé les murs des bâtiments du Vieux Saint Nazaire, de la rue Henri Gautier, et justifié le déplacement de la gare au bout d’un terre plain nouvellement gagné sur les marais de Prézégat. Projet qui, précisons-le, avait été organisé dès le bombardement de mars 1943 en s’appuyant sur un plus ancien qui voulait déjà envoyer la gare à Méan dans le but de dégager les terrains le long du bassin de Penhoët.

    Tout cela fit que tous ces ressortissants étrangers ne revinrent jamais à Saint-Nazaire, et que les représentations diplomatiques nazairiennes disparurent. Il ne reste que quelques portes drapeaux fixés à des balcons et bowwindows de demeures bordant le boulevard Wilson pour rappeler ce temps où les pavillons de pays lointains émaillaient nos rues.

     

    Le sujet des délégations diplomatiques à Saint-Nazaire a été écarté par nos deux grands historiens locaux, Henri Moret et Fernand Guériff, et nous n’avons pas trouvé de publication consacrée à ce sujet. Notre approche semble donc inédite, et nous la livrons après avoir consulté le Moniteur Universel, le Journal Officiel, les almanachs commerciaux et du Gotha, et puisé dans la mémoire nazairienne.

     

    Les dates indiquées sont celles des exequatur accordés par la France.

     

    1857, la Prusse et le Royaume de Suède-et-Norvège :

    Les royaumes de Prusse et de Suède-et-Norvège furent les premiers états à se faire représenter à Saint-Nazaire dès janvier 1857 avec la même personne : G.-H. Boulard, vice-consul du Royaume de Suède-et-Norvège, et agent consulaire pour la Prusse. En 1869 les représentations furent séparées :

     

    Suède-et-Norvège : Thierry Smits, vice-consul en mars 1869 ; remplacé par le vice-consul de Danemark Joos van Ameyden van Duym agent consulaire en 1871, promu vice-consul en février 1874, (il fut aussi représentant des Etats-Unis d’Amérique et du Danemark)[4].

     

    À la suite de l’indépendance du royaume de Norvège en 1905, Joos van Ameyden van Duym devint vice-consul de ce pays en juin 1906 ; Victor Dupin (1854-1916), directeur de la succursale nazairienne de Hailaust et Fils, vice-consul en juillet 1908, dont nous avons déjà parlé ; monsieur A.J.M Bellan vice-consul en 1919.

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    Immeuble du 59 rue de La Paix qui abritait le consulat de Norvège,

    (Photographie David Silvestre)

     

     

    Le royaume de Suède désigna A. Gautier comme vice-consul en 1907 ; à qui succéda en 1919 H.P. Mosesson.

     

    L’empire allemand ayant été proclamé le 18 janvier 1871, la représentation de la Prusse devient celle de l’Allemagne : L.-R.-Th. Quirouard, agent consulaire en octobre 1872, puis vice-consul en 1877 ; H. Zelling, vice-consul en 1882 ; J. O’Hagan vice-consul en 1884 ; René Le Bozec, vice-consul en juin 1892.

     

    1859, L’Espagne :

     

    Luis Genú y Regio, vice-consul en juin 1859 ; Damaso Ruis de Lazurriaga en avril 1870 ; Federico Moreno y Albareda, vice-consul en décembre 1874 ; José-Maria-Fernandez Quiros, vice-consul en 1876, puis consul en mars 1877 ; Mariano Brusola y Tellez en décembre 1881[5] ; Emilio de Pereira 1889, qui fut suppléé, ainsi que ses suivants, par un vice-consul ; Rafael Acquaroni en décembre 1893 (L. Gabard vice-consul) ; Juan -Manuel Bel y Serrano consul en décembre 1902 ; Ferez del Pulgar consul en 1913 ; I. Plana en 1919 ; T. de La Guarda consul en 1922 ; Guy de La Grancière agent consulaire en juin 1929.

     

     

    1860, l’Uruguay et les États-Unis d’Amérique :

     

    Si le consulat des États-Unis d’Amérique n’eut qu’une existence éphémère, et fut rapidement remplacé par des agents consulaires, et l’Uruguay avec un vice-consulat, fut constamment présent jusqu’à l’entre-deux-guerres.

    L’Uruguay fit succéder deux membres de la même famille, Edouard Gallès père, et Edouard Gallès fils. Les Gallès ont été aussi les deux premières personnalités de confession juives qui se sont distinguées à Saint-Nazaire. Edouard Gallès père, (1801-1868), qui faisait du commerce maritime, avait débuté comme vice-consul du Brésil à Bordeaux, et s’était distingué par sa personnalité autant que par ses poésies et odes, qui ont mal vieillies mais qui eurent leur temps un certain succès[6]. Son poème « Hommage à LL. MM. L’empereur Faustin et à l’impératrice d’Haïti, le Nègre esclaves dans le Brésil élevant son âme vers l’empire haïtien », publié chez Dubuisson et C° à Paris en octobre 1858, quelque mois avant la chute du dictateur, lui valut une décoration. Il en possédait d’ailleurs un certain nombre, dont la plus importante était celle d'Officier de l’Ordre de Charles III d’Espagne. Il était aussi membre de l’Institut Historique de France[7]. C'est en grande partie à Edouard Gallès père que Saint-Nazaire doit d'avoir obtenu l'exclusivité des lignes Transatlantiques vers l'Amérique-Centrale, dite Ligne des Petites et Grandes Antilles. Consulté en 1857 par la Commission parlementaire  qui devait attribuer les lignes maritimes, il défendit bec-et-ongle Saint-Nazaire, alors que les journaux de Bordeaux et du Havre lancèrent contre lui des attaques. (il est regrettable qu'on ait pas à Saint-Nazaire donné son nom à une rue.) 

    Âgé et malade, était reparti à Bordeaux en 1867, où Charles Ceylis, mirliton local, lui écrivit une ode en martyrisant Calliope. Edouard Gallès père avait laissé ses affaires nazairiennes à son fils, qui reçue à son tour l’exequatur de l’Uruguay, et conserva cette fonction jusqu’à son décès. En 1888 B. Lagrange devint vice-consul, puis ce fut E.-Louis Bernard en octobre 1903 encore en 1912

     

    Les États-Unis d’Amérique : le nom de leur premier consul était Routrée. Il fut remplacé par Joos van Ameyden van Duym, (déjà cité) agent consulaire en octobre 1867 ; Henri-Prince Sutton, le vice-consul britannique, fut agent commercial en 1882 ; il lui succéda Thomas Saukey en juin 1899. En raison du débarquement des troupes étasunienne en 1917, qui multiplièrent par deux le nombre d’habitant à Saint-Nazaire, Gabriel Bie Ravndal reçu l'exequatur de consul général en janvier 1918.

     

    1861, le Danemark :

     

    Gustave Boucard, vice-consul en 1861; François-Clément-Constant Boudet, vice-consul en janvier 1873 ; Joos van Ameyden van Duym, vice-consul en 1881, (déjà cité comme représentants des Etats-Unis d’Amérique) ; M.A. Bourcard en 1898 ; Appolon-Aimé-Charles-Joseph La Touche, vice-consul, (fut aussi consul du Guatemala) ; Max La Touche, fils du précédent, vice-consul en 1910, (aussi consul du Guatemala en 1911 et du Portugal en 1917, puis de la République dominicaine en 1922).

     

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    Apollon-Aimé-Charles-Joseph La Touche durant la semaine maritime de 1908. Ce fut pour lui l'occasion de réceptionner le prince Axel de Danemark, cadet de la marine danoise à bord du Hendal.

     

    Les La Touche, père et fils, négocients, place des Bassins, dont les entrepôts portaient le long des quais le nom en grandes lettres, qui était se trouvaient moqués en « La Touche et la prend » en raison de leur accumulation de titres consulaires et leur course aux décorations qui frisaient le ridicule.

     

     

    1862 l’El Salvador :

     

    Eugène Rozier, vice-consul avril 1862 ; Francisco de Paolo Calcaño, vice-consul en 1879, (aussi consul du Chili) ; Charles Robert vice-consul en juillet 1892 (aussi consul du Honduras) ; A. Evain, consul en 1895, supplée d’un vice-consul. Entre 1895 et 1898 le pays fut réuni à la Grande république d’Amérique central (avec le Nicaragua et le Honduras), Eugène Carré en fut nommé consul en octobre 1896 ; à nouveau indépendant : F.-T. Laurent consul en 1921.

     

    1864, le Pérou et l’Italie :

     

    Le Pérou fut présent dès 1864 avec un consulat partagé avec Nantes : Abertini consul ; Jean-Baptiste Bourbeau, (1814-1878), surnommé « Batista », consul en 1868, (il fut aussi représentant du Chili, du Venezuela, et du Guatemala)[8] ; M. O. Rojas en 1870 ; E. Patron, consul 1877 ; Alexandre-K. Coney, consul du Mexique, fut désigné co-gérant du consulat en 1881 avec F.-F. Leblanc consul du Chili ; Gustave Laganry vice-consul en 1890 pour Nantes et Saint-Nazaire ; Manuel Uscategui Toro consul en décembre 1882 ; C. Arosemena y Jofré consul général en 1893, secondé de A. Lepré vice-consul ; Edouard de Patron consul en 1894 ; C. Arosemena y Jofré à nouveau en 1896 avec Gustave Laganry vice-consul ; A. Lepré consul pour Nantes et Saint-Nazaire en 1898 ; C. Arosemena y Jofré à nouveau en septembre 1903 ; Gaillermo de Heredia, consul avec juridiction sur les départements de Côtes-du-Nord, Finistère, Ille-et-Vilaine, Loire-Inférieure, Maine-et-Loire, Morbihan, et Mayenne en août 1917 ; Manuel-Angel Velarde, consul avec juridiction sur les départements de Côtes-du-Nord, Finistère, Ille-et-Vilaine, Loire-Inférieure, Maine-et-Loire, Morbihan, et Mayenne en septembre 1918 ; Carlos Anderson comme vice-consul en janvier 1920 ; Elie Creston consul pour Nantes et Saint-Nazaire en novembre 1906 ; E. Althaus, vice-consul en 1922 ; Max Latouche vice-consul en mars 1939 avec juridiction sur les départements de Côtes-du-Nord, Finistère, Ille-et-Vilaine, Loire-Inférieure, Maine-et-Loire, Morbihan, et Mayenne.

     

    Italie : Jean-Pierre Aubré, délégué consulaire du royaume d’Italie en 1864 toujours en fonction en 1890 ; Adrien Baudet agent consulaire en 1895 ; Adophe Cotton agent consulaire en novembre 1920

     

     

    1866, le Mexique, le Guatemala et le Nicaragua, la Colombie, et la Russie :

     

    Le Mexique désigna comme consul à Saint-Nazaire : Thomas Vial. Lui succédèrent : M. Maneyro, désigné comme agent commercial en 1873 ; Maneyro consul en 1875 ; Alexandre-K. Coney fut nommé consul en 1879, et assura aussi la représentation péruvienne. Ayant été promu à Paris, il fut remplacé par Carlo Americo Lera (1853-1926), dont nous avons retracé la carrière dans l’article consacré à son épouse Marie, femme de lettres sous le nom de Marc Hélys. Promu secrétaire d'ambassade de première classe au Guatemala le 6 novembre 1890 Carlos Américo Lera fut replacé par Platon Roa, consul général en décembre 1890, secondé par E. Carvalo nommé chancelier ; remplacé ensuite par : le docteur Salvador Quevedo y Zubieta consul général en mai 1908 ; Federico L. de La Barra en novembre 1911 ; G. de Heredia en 1918 ; Ramon Lera, (fils de Carlo Amicano), consul en mars 1923 avec pour vice-consul L.F. Castro.

     

    Le Guatemala et le Nicaragua furent représenté conjointement par : Adolphe Bouret, consul en août 1866.

     

    Puis le Guatemala seul par : Jean-Baptiste (Batista) Bourbeau, (déjà cité), vice-consul en mai 1867 ; Battendier consul en 1872 ; Etienne-Guillaume Robert consul en décembre 1882, (il le sera aussi d’Haïti) ; puis Appolon-Aimé-Charles-Joseph La Touche, consul décembre en 1886, (déjà comme vice-consul du Danemark) ; Max La Touche, fils du précédent, (déjà cité comme vice-consul du Danemark et du Portugal), consul en août 1911.

     

    Nicaragua seul : Auguste Saint-Ange-Bossière consul en décembre 1881, puis 

     

    La Colombie, (sous les différentes formes de son nom, (Nouvelle-Grenade, Etats-Unis de Colombie, Colombie) : Simon Coste[9], consul en mars 1866, (il le sera ensuite de Belgique) ; Proto Gornez, consul en février 1867, suppléé d’un vice-consul ; Sallustien Villar consul en mai 1868 ; Fernando Conde consul en novembre 1868 ; A. Paez consul en 1871 ; Nicolas Perdra Gamba, consul en novembre 1871 ; Rodrio S Pereira consul en janvier 1873 ; Gutierrez consul nommé fin 1873 ; Guzman consul en 1874 ; L. G. Rivas consul en 1875 ; P. Flore consul en 1876 ; L. Angulo consul en 1881 ; M. Uscategui Toro consul en 1883 ; Domingo Cajiao Caldas consul en août 1884 ; Ramon Gœnaga en novembre 1884 ; J. Laborde consul en 1886 ; Carlos Benedetti consul en novembre 1890 ; Nicolas J. Casas consul en juillet 1895 ; Nicolas Casas consul en octobre 1901 ; Rafael Osorio consul en janvier 1903 ; Francisco Vergara Baros consul en 1905 ; Luis Enrique Bonilla, consul en janvier 1907 ; Rufino Cuervo Marques consul en mars 1908 ; Ricardo Sanchez Ramirez consul en novembre 1910 ; J. Moya Vasquez consul en 1912 ; Carlos Arbelaez Urdaneta en décembre 1914 ; Julio-M. Ferandez consul en juillet 1919 ; C. Tamayo consul en 1922 qui assurait aussi la représentation du Costa Rica… Les consuls de ce pays changeaient tellement souvent que les invitations étaient rédigées au seul « monsieur le consul », sans mention du patronyme, et on les identifiait dans les salons à leurs décorations à la boutonnière !

     

    La Russie eut dès 1866 un agent consulaire et commercial pour la représenter à Saint-Nazaire : Lucas Huette, qui fut promu vice-consul en 1881, et vit ses fonctions être entendus à Nantes en 1884 ; Adrien-Eugène Daguzan, vice-consul en septembre 1915. Ce vice-consulat fut supprimé par le régime soviétique en 1922.

     

     

    1868, la Belgique, des Pays-Bas, du Chili et du Venezuela :

     

    La Belgique eut : Simon Coste, (déjà cité), consul en 1868 ; Henri Gustin-Stoll, (1826-1890), en septembre 1886 ; Henri Gustin-Stoll fils, consul en novembre 1890[10] ; J.-Emile-Adrien Daguzan, (1867-1941), consul en septembre 1935 qui était aussi vice-consul Pays-Bas.

     

    Les Pays-Bas : Thiery Smits, vice-consul en mai 1868, Luppo-Everliadus Zelling vice-consul en février 1874[11] ; Georges Fourchon vice-consul en février 1883 ; J.-Emile-Adrien Daguzan, vice-consul en juillet 1895 jusqu’à son décès en 1941.

     

    Le Chili et le Venezuela eurent pour vice-consul en commun de 1868 à 1872 Jean-Baptiste Bourbeau, (déjà cité), promu consul du Venezuela en août 1870, avec Screiber comme vice-consul.

     

    Puis le Venezuela nomma seul : Bermudez consul et Bergeaud comme vice-consul en 1876 ; Francisco de Paolo Calcaño consul en 1880, (aussi vice-consul de l’El Salvador) ; Benjamin Lagrange consul en février 1888, secondé d’un vice-consul en 1890 ; Ilosendo Blanco consul en juillet 1895 ; Lagrange en 1896 ; R. Hurtaldo consul en 1913 ; P.E. Cardenas consul en 1915 ; Asejivlo Negretti consul en juillet 1916 ; Hector Pietri consul avec juridiction sur les départements de Loire-Inférieure, Côtes-du-Nord, Finistère, Ille-et-Vilaine, Maine-et-Loire, Morbihan, Mayenne, Sarthe, Deux-Sèvres, Viennes, et Vendée en octobre 1938.

     

    Le Chili seul : Nicolas Pereira-Gamba consul en 1872 ; F.-F. Leblanc consul en 1880, (nommé cogérant du consulat du le Pérou en 1887) ; Anibal Leblanc chargé en 1890 ; Césars Flores Blanco consul en janvier 1914 L. E. Femandez consul en 1917 ; B. Flores Blanco en 1923.

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    Le consulat du Chili vers 1905, la maison fut remplacée à la fin des années 1930 par l’immeuble actuel situé au 49 boulevard du Président Wilson.

     

     

    En 1869 la République dominicaine, le Brésil et Haïti :

     

    République dominicaine : Auguste Chérot, consul en mars 1869 ; Alfred Mercier, consul en 1884 ; François-M. L’Houen, consul en 1891 ; François Moreau consul en juillet 1907 ; Gaston-Charles La Touche en 1910, aussi consul du Portugal, mobilité en 1914, tuée en 1916[12] ; Max La Touche, son frère, le remplaça.

     

    Brésil : Émile Chevalier, vice-consul en juin 1869 ; nous ignorons les noms des représentants suivants jusqu’à celui de C. Flores Blanco, vice-consul en 1904.

     

    Haïti : Paul-Charles-Théodore Eudel consul octobre 1869, personnalité oubliée des Nazairiens mais bien connue à Nantes où une rue porte son nom, il était né au Crotoy (Somme) le 20 octobre 1837. Armateur et négociant d’abord à Nantes, puis à Saint-Nazaire. Célébre collectionneur et chroniqueur d'art en son temps, sous différents pseudonymes il produisit différents ouvrages traitant d’art et de voyages, l’opuscule « Locutions nantaises » en 1884, collabora à l’écriture de plusieurs pièces. En 1884 il fut remplacé comme consul par Etienne-Guillaume Robert, mais repris ses fonctions en 1890. Il décéda le 18 novembre 1911 à Cellettes.

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    Paul Eudel

     

    En 1870 le Honduras :

     

    Atys Goy consul en juin 1870[13] ; Charles Robert consul en 1887, (aussi vice-consul de l’El Salvador) ; entre 1895 et 1898 le pays fut réuni à la Grande république d’Amérique central (avec le Nicaragua et l’El Salvador), Eugène Carré fut nommé consul en octobre 1896 ; redevenu indépendant, sa représentation nazairienne resté à Eugène Carré ; E.J. Crenaud consul en 1919 ; François Barbier consul en 1923 ; Léon Rotte, consul en juin 1926.

     

     

    1873, le Portugal :

     

     Damaso Ruiz Lazuriaga vice-consul du Portugal en janvier 1873 ; Gaston-Charles La Touche, déjà cité, en 1911.

     

     

    1874, le Royaume-Uni :

     

    L’ouverture de la ligne de la Royal Mail avec la France par Saint-Nazaire fit que le Royaume-Uni nomma Henri-Prince Sutten vice-consul, qui fut aussi agent commercial des U.S.A.. Lui succédèrent : Harry Elford Dickie vice-consul en mai 1889 ; Emile Mary, vice-consul en 1895 ; Alfred Triollot vice-consul en janvier 1908 ; Cecil William Cove agent consulaire août 1914 ; W. Cove, vice-consul en 1915 ; G.W. Huggins vice-consul en 1919 ; S.A. Mc-Intosh vice-consul en 1920.

     

     

    1877 l’Équateur :

     

    Enrique Gaspard vice-consul en 1877 ; H Dorn y Alsua, vice-consul en 1887 ; C. Rendon Perez, vice-consul en 1894 ; A. E. Calderón, vice-consul en 1898 ; Mario B. Espinel consul en novembre 1902 ; Cuellar del Bio Guarderas, consul en 1912 ; Alberto Arrate, consul en juillet 1920 ; B. Esinet, consul en janvier 1923; Fernando Maidonado, consul en août 1926.

     

    1892, la Grèce et l’Autriche-Hongrie :

     

    La représentation diplomatique de ce pays nous est mal connue. Citons cependant : Émile Mary, vice-consul 1892, (il le fut aussi du Royaume-Unis en 1895) ; Demetrius Amira, (Directeur Général de l'Énergie électrique de la Basse-Loire), vice-consul de Grèce en avril 1938.

     

    L’Autriche-Hongrie eu un représentant commercial en 1892.

     

     

     1897, le Monténégro :

     

    1. Barbier, consul en 1897 de la pricipauté puis du royaume de Monténégro. Consulat disparu avec l’annexion du Monténégro par la Serbie en 1918.

     

     

    1900, l’Argentine :

     

    1. de Nion, consul en 1900.

     

     

    1904, Cuba :

     

    1. Tejedor, vice-consul en 1904 ; Auguste Guillouet, vice-consul en août 1906 ; A.G. Garcini, vice-consul en 1908 ; Alfredo Lopez Trigo, vice-consul en décembre 1909 ; Prospero Pichardo y Arredondo, vice-consul en octobre 1911 ; Alfredo Zayas y Arrieta, vice-consul en novembre 1912 ; Luis Valdes Roig vice-consul en avril 1915

     

     

    1906 ; le Panama :

     

    José Paredes, consul en 1906 ; A. Uribe, consul en 1908 ; Fabio Rios, consul en 1910 ; Julis Valdès, consul en juillet ; Carlos Zachrisson, consul en février 1912 ; Fabio Rios, consul en avril 1913 ; C.F. Blanco consul en 1920 ; Evenor Ilay, consul en avril 1937.

     

     

    1907, la Bolivie :

     

    Edouardo Wolff consul en mai 1907

     

     

    1914, le Costa Rica :

     

    C.F. Blanco, consul en 1914 ; Auguste Richard, consul en septembre 1924.

     

     

    1921, la Roumanie :

     

    de Rouard, consul pour Nantes et Saint-Nazaire en 1921.

     

     

     

    [1] http://saint-nazaire.hautetfort.com/archive/2019/03/08/les-protestants-de-saint-nazaire-6134427.html 

     

    [2] http://saint-nazaire.hautetfort.com/archive/2019/04/04/mari-lera-saint-nazaire-iyi-ak%C5%9Famlar-6141565.html 

     

    [3] http://saint-nazaire.hautetfort.com/archive/2018/06/21/la-villa-victor-a-porce-6061203.html

     

    [4] Né en 1843, il était le fils d’Abraham van Ameyden van Duym et d’Anna Dorothea Julia Nissen. Il avait épousé Jeanne-Marie Laurent, dont il eut une fille, Reine-Gabrielle, née en 1866, qui épousa le 7 octobre 1885, à Saint Nazaire, Louis-Auguste-Raymond Robinet de Plas, agent des postes et télégraphe à Saint-Nazaire (1859-1944) qui succéda à son beau-père dans le négoce.

     

    [5] Il fut ensuite envoyé en juin 1889 à Sète, puis à Paris en 1900.

     

    [6] L'Univers israélite : journal des principes conservateurs du judaïsme, de septembre 1868 lui consacra une courte nécrologie.

     

    [7] Société savante fondée en 1833 et disparue en 1957 qui avait pour but de propager et de perfectionner les études historiques.

     

    [8] Né à Poitier le 26 octobre 1814, issu d’une famille notaire dont la filiation suivie est à Poitier depuis 1516, fut capitaine de frégate, agent de la Compagnie Générale Transalantique à Saint-Nazaire, chevalier de la Légion d’Honneur. Il avait épousé le 30 juin 1845 Laure Oseli (décédée à Paris le 9 juin 1881), dont il eut :

    1° Marie-Joseph-Ravmond, (24 juin 1848 - à Saint- Nazaire 3 mars 1867) ;

    2° Eugénie-Marie-Thérèse, née le 4 juin 1850 ;

    3° Marcel-Jean-Baptiste-Julien, né à Toulon, le 10 mars 1834, marié à Paris, le 7 juillet 1887, à Eugénie

    Mein ;

    4" Marie-Louise-Georgette-Eugénie, née à Toulon le 14 juillet 1861.

     

    [9] Représentant de la maison Haentjen à Saint-Nazaire, mort à Bourguenais le 22 mars 1895. Il était originaire du Croisic, et avait épousé Amélie-Louis-Marie Béatrix, dont il eu pour fils Henri, marié avec Marie-Amélie-Léontine Benoist, nièce du docteur Alcide Benoist. - Il était le cousin des frère Émile-Joseph Coste, (1814-1878), sauveteur en mer fameux, Jules Coste, (1826-1897), supérieur du Petit-Séminaire de Valognes, et Yves-Edouard Coste, (1824-1895), maire d’Auray de 1888 à 1896.

     

    [10] Henri Gustin-Stoll, (Chantenay juillet 1826  – Saint-Nazaire 7 septembre 1890), fils de Nicaise-Urbain Gustin, et de Françoise Stoll ; fournisseur de navires au quai de la Fosse à Nantes, puis à Saint-Nazaire à l’angle des quais Wattier et du Commerce. Il habitait rue Thiers. Époux de Clémentine Fraisse, (Nantes 18 août 1826 – Saint-Nazaire 2 décembre 1910), tout deux enterrés au cimetière de La Briandais ; d'où :

    1° Henri Gustin-Stoll, (né le 6 octobre 1860- Saint-Nazaire 1935 enterré au cimetière de La Briandais), négocient et agent maritime, agent maritime et négocient, associé à Adrien-Eugène Daguzan, chevalier de la Légion d’Honneur en 1905 ; époux de Louise Sentis, (1862- Laplume en Lot-et-Garonne le 19 février 1944), d'où 9 enfants et 22 petits-enfants ;

    2° Nancy, (1863-1909) épouse de Gabriel Houis, (†1909).

     

    [11] Propriétaire de la compagnie de transport maritime Zelling et C° à Saint-Nazaire.

     

    [12] Fils d’Apollon La Touche, né le 2 mai 1881 à Saint-Nazaire, en 1914 sous-lieutenant au 62ème régiment d'infanterie, mort de ses blessures le 26 janvier 1916 à Somme-Suippe (Marne).

     

    [13] Atys, courtier, consul du Honduras, conseiller municipal, (il provoqua la démission du maire Auguste Desanges le 18 mai 1884), chansonnier qui publia en 1869, chez l’éditeur nazairien Fronteau, « Hilariter. Les Chants de La Vécrie » un recueil de chanson à boire, il fut d’ailleurs le grand ami de Gustave Nadaud, chansonnier célèbre en son temps. À Propos de sa famille voyez : http://saint-nazaire.hautetfort.com/archive/2012/07/19/titre-de-la-note.html