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boullet

  • La Villès-Martin

    Devenue au 19e siècle un lieu de détente pour la population de Saint-Nazaire, La Villès-Martin était durant l’Ancien régime un hameau, le siège d’une métairie noble, avec son manoir situé entre la rue Marcel Sembat et la rue des Mouettes, et un petit vignoble, nommé « vignes de la falaise », entre la pointe et la rue des Mouettes. Il existait aussi à emplacement du fort une chapelle qui se trouvait désaffectée au début 18e siècle, elle fut transformée en  corps de garde,  puis remplacée par un fort, dont le commandant en 1745 était Raoul-Philippe Becquey du Renéguy, capitaine des gardes-côtes du général de Saint-Nazaire, puis aide-major de la Capitainerie des gardes-côtes de Saint-André-des-Eaux (1).

     

    La métairie noble de La Villès-Martin, était une grosse ferme constituée en bien noble, bénéficiant de fait du mode de succession propre à la noblesse  de Bretagne. Il fut cependant essentiellement la propriété de familles roturières. Plusieurs historiens ont prétendu que le lieu tirerait son nom de la famille Martin de la Chambre, plus tard  Martin des Bouexières (2). Personnellement nous n’y croyons pas faute de preuves, et surtout parce que le prénom et le nom Martin étant très communs, n’importe qui de ce prénom ou de ce nom pourrait être à l’origine de la nomination du lieu.

    martin.jpg

    Cadastre de 1829, Archives départementales

    Dans l’état actuelle de ses recherches, l’auteur retrace la dévolution de la métairie comme suit :

     

    Famille Boullet

    Famille de la bourgeoisie de Saint-Nazaire qui laissa entre autres son nom au lieu-dit La Bouletterie, 

     

    I° Mathieu Boullet, sieur de La Bonneraye, notaire royal à Saint-Nazaire, procureur syndique de la communauté en 1670, cité comme l'un des plus anciens fabriqueurs en 1690, père de :

    II° Mathieu Boullet, sieur de Villemartin, greffier de la vicomté de Saint-Nazaire en 1709, père de :

    1° François, sieur de Maude, capitaine de vaisseau, receveur du droit à Saint-Nazaire ;

    2° Jean, sieur de La Perrière, bourgeois de Saint-Nazaire en 1709.

     

    C’est probablement par vente que la Villemartin passa à la famille Rouaud

     

    Famille Rouaud de La Villemartin

    4092337702.jpgD'azur au croissant d'argent, accompagné de trois croisettes pattées du même.

     

    Famille bourgeoise dont un membre a été anoblie en 1816. Éteinte au 19e siècle.

     

    Mathieu Rouaud, (Saint-Nazaire 22 août 1710 - 13 février 1752 Saint-Nazaire), seigneur de la Ville-ès-Martin ; marié le 18 avril 1741 à Saint-Nazaire avec Catherine Canuel, baptisée le 13 aout 1713 à Saint-Nazaire, fille de feu Etienne Canuel, et de Catherine Gicquel, d'où :

    II° Mathieu de Rouaud, sieur de La Villemartin, (Saint-Nazaire 26 janvier 1743 – Guérande 5 juillet 1803), conseiller du Roi et procureur au siége royale de Guérande et sénéchaussée de Guérande, syndic maire de Guérande en 1772, député du Tiers-état, pour la ville de Guérande, aux Etats généraux de 1789 ; en 1782  il fit un voyage à Paris accompagné de son épouse, de sa mère, du chevalier de Kerpoisson et sa mère, ses cousins, voyage durant lequel il rédigea  un journal, dont le manuscrit tomba en 1900 dans main du comte Louis Remacle  qui le publia en confondant avec une  autre famille de Rouaud ; marié le 8 mai 1770 à Montoire avec Bonne Gallet, demoiselle de La Brichardière, fille de Claude Gallet, sieur de L'Aubinay, Capitaine de navire de la rivière de Nantes et de Perrine-Rosalie Rothoux, d'où :

    1° Mathieu, né et baptisé à Saint-Nazaire le 22 janvier 1771 ;

    2° René-Marie-Prudent, baptisé à Guérande le 4 septembre 1772, décédé le 8 novembre 1772 ;

    3° Pachal-Auguste-Modeste, qui suit ;

    4° Matthieu, né en 1784, anobli en 1816, (avec titre de baron ? Lettres d'anoblissement non trouvées), père de :

    A° Evariste-François-Régis-Charles-Marie (dit Evariste-Charles) de Rouaud, héritier de son oncle Le Chauff de Kerguénec du domaine de La Motte-Allemand qu'il vendit en 1844 ; marié à Nantes le 19 novembre 1838 avec Marie-Louise-Thérèse de Bruc, d'où :

    A1° Thérèse-Evariste de Rouaud. 

    5° une fille épouse d'un Le Chauff de Kerguénec, fils du seigneur de La Motte-Allemand, qui légua son domaine de La Motte-Allemand à son neveu Charles-Evariste de Rouaud en 1840 ;

    6° Nathalie, épouse de Joseph-Aimé comte de Bruc d'Esdrieux, fils de Joseph-Louis de Bruc, et de Catherine Le Chauff de La Motte-Allemand, sans postérité ;

    7° Marie, épouse de Joachim Bouvais.

    III° Pachal-Auguste-Modeste Rouaud de Villemartin, baptisé à Guérande le 17 avril 1778, inhumé le 1er juin ; marié à Guérande le 28 janvier 1803 avec Bonne Cady de Praderoy, fille de Charles Cady de Praderoy, et de Bonne-Jeanne-Carlotte de Jacquelot du Boisrouvray, d'où :

    IV° Ange-René-Marie Rouaud de Villemartin, né à Nantes, royaliste légitimiste, il s’exila au Pérou, où il épousa Josefa Paz-Soldán y Ureta, fille de Manuel Paz Soldán, ministre du Trésor royal à Arequipa, et de Gregoria de Ureta y Peralta y Araníbar, d'où postérité, (voir généalogie dans article Rouaud de Villemartin).

     

    (1) Raoul-Philippe Becquey du Renéguy, (baptisé à Herbigniac 28 novembre 1706 - décédé à Saint-André-des-Eaux le 20 août 1757), capitaine des gardes-côtes du général de Saint-Nazaire, puis aide-major de la Capitainerie des gardes-côtes de Saint-André-des-Eaux, membre d’une ancienne famille de la bourgeoisie de cette dernière commune.

    (2) La famille Martin était une branche restée bourgeoise, collatérale de la noble famille Martin de Beaulieu, elle pris le nom de La Bouëxière, petite seigneurie de la vicomté de Saint-Nazaire, suite à une alliance avec l’héritière de celle-ci.