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saint-marc-sur-mer

  • Géorama

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    Géorama, façade d'arrivée

     

    « […]

    Quittez l’Océan. C'est la Belle côte

    Qui vient égayer le panorama.

    Les brisants jolis quand la mer est haute

    Devant Chemoulin et Géorama.

    […] »

    (extrait de « La butte du château », poème anonyme publié en février 1929 par le journal paroissial « Le trait d'union de Saint Marc sur mer ».

     

     

    La villa Géorama a été construite pour une demoiselle Mougin, entre 1908 et 1910, à la demande de son amant, Paul Blavier, par l'architecte nantais Paul Devorsine, (Nantes 1859 – Nantes 1935), à qui l'on doit plusieurs villas à Pornic et La Baule, et les bâtiments de la Biscuiterie Nantaise.

     

    Paul-Édouard Blavier, (Angers 11 août 1856 - Saint-Pierre-Montlimart1 22 février 1916), fils d'un sénateur royaliste du Maine-et-Loire, partageait sa vie entre son château de La Bellière à Saint-Pierre-Montlimart, (construit par la famille de son épouse, il avait racheté les parts des autres héritiers)2, et son hôtel parisien du 35 rue de La Bienfaisance. Il était marié depuis 1880 avec Jeanne Langois, dont il avait eu un fils, Jean-Charles, (1882-1959), et une fille, Simone, (1881-1901). En 1905 Paul découvrit sur ses terres de La Bellière un gisement d'or déjà exploité par les Romains. Il ouvrit une mine et exploita ce filon, augmentant plus encore sa fortune3. Il fonda aussi une usine hydroélectrique à Bohardy, puis, en 1911, à Saint-Pierre-Montlimar, une manufacture de fabrication d’ampoules électriques, à main-d’œuvre exclusivement féminine4.

     

    Richissime, Paul Blavier s'ennuyait, un jour, il rencontra, vers 1907, une demoiselle Mougin, qui lui réveilla les sens.

     

    Ne pouvant la loger avec sa famille au château, il décida de faire édifier une villa pour sa maîtresse, à l’emplacement d'une vigne d'un peu moins d'un hectare, dominant l'océan, à Saint-Marc en Saint-Nazaire, qu'il avait acquis en cinq lots, le 21 août 1898 de Julien Gobichet, chez maître Marcussen5, au lieu dit Les Grandes Vignes, au dessus de la plage des Gabourelles sur une pointe.

    La villa, construite dans un style d'inspiration Gothique tardif, revisité de Renaissance et d'Art nouveau, est en moellon et ardoises. Elle se compose d'un rez-de-chaussée carré sur cave et d'un étage sous combles à longs pans et demi-croupes, avec pavillon central flanqué de deux ailes, et dotée du côté de l'océan d'une loggia avec vue sur l'océan et l'estuaire, d'un jardin empli de roses en terrasse et un escalier à rampe de fer descendant jusqu'à la plage en contrebas de la falaise, qui n'est accessible à marée haute que par ce chemin. La maison est précédée d'un puits-fontaine massif, et d'un pavillon de gardien au portail d'entré constitué d'une arche de pierre. Le décor intérieur et fait de boiseries néogothiques et de plafonds à la françaises polychromes dans le goût renaissance. Le panorama avec sa vue à 180° fit qu'il décida de nommer la demeure « Géorama »6 .

     

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    Se sentant vieillir, Paul décida en 1914, afin de laissait à son amante une rente, de lui racheter la villa par l'intermédiaire d'un viager en nue-propriété, à charge pour ses héritiers poursuivre le versement de la rente.

    En 1917, sa veuve, scandalisée à l'idée d'entretenir la maîtresse de son époux, décida de renoncer à la donation des biens que lui avait faite Paul, au profit de leur fils Jean.

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    Jean Blavier finit par obtenir l'acquisition de la propriété en rachetant à mademoiselle Mougin sa rente viagère, ainsi que quatre parcelles de vignes l'autre côté de la route, en 1921. Mais non désireux de vivre dans les meubles de l'ex-maîtresse de son père, il fit l'acquisition, au début de l'année 1928, après des héritiers de l'industriel Charles Puget, de la villa mitoyenne Stella Maris Ave, et s'y établit, n’utilisant de Géorama que pour des réceptions.

    Quoique milliardaire, Paul Blavier était d'une pingrerie peu commune, y compris avec ses gitons. On murmurait qu'il faisait resservir plusieurs fois les reliquats des soupers qu'il donnait et remettre en bouteille les fonds de verre de vin, vin qu'il faisait servir chichement, ne buvant pour sa part que de l'eau de Vichy. Il ne donnait jamais plus de 5fr70 aux œuvres des tuberculeux de Saint-Nazaire, et uniquement parce qu'il se sentait forcé de le faire au sortir de la messe de Saint-Marc, et veillait à ce qu'on lui rendit bien la monnaie sur les 6 francs qu'il avait rendu.

    Durant la guerre Géorama abrita l’état-major du M.A.A. 280. Deux tobrouks furent construit en direction du large, et deux abris de surveillance le long de la route d’accès. La villa sortie de la guerre en bon état.

    Jacques Tati loua la villa pour lui à l'occasion du tournage de « Les vacances de Monsieur Hulot » en 1952-1953.

     

    Paul vendit Géorama en 1957 aux villes de Trappes, Guyancourt et Saint-Cyr-l'École7. la villa devint un centre à vocation sociale, destiné à accueillir les familles et les enfants de ces trois communes des Yvelines. Le réaménagement en colonie de vacances, entraînant d'importantes destructions du décor intérieur, seul le plafond peint de l'entrée fut conservé en état ; la loggia fut fermée pour agrandir la salle à manger collective, dénaturant en partie la façade côté océan ; le parc perdit tous ses rosiers et massifs.

    Dans les années 1960, les capacités d'accueil furent augmentées par la construction de dortoirs en matériaux préfabriqués sur la parcelle située de l'autre côté de la rue sur les anciennes parcelles de vignes, et d'annexes dans le parc de la villa, sur plans de l'architecte nazairien Georges Vachon. La villa fut alors réservée à la restauration et aux bureaux8.

     

    De 1992 à 2005, le syndicat intercommunal de colonies de vacances des villes de trappes Trappes, Guyancourt et Saint-Cyr-l'École, (SICV), confia la gestion des lieux au Centres d'Entraînement aux Méthodes d'Éducation Active Pays de Loire (CEMEA). Les lieux furent ouverts toutes l'année aux écoles désireuses de faire des classes de découvertes marines.

    En 2006 le SICV décida un changement de prestataire et choisi Échange et découvertes. Il s'en suivit un imbroglio juridique de 14 mois, et les huit salariés des lieux ne furent pas payés, chacun des deux prestataires se renvoyant la responsabilité. La capacité d’accueil était alors de 120 enfants.

    En 2008 le SICV décida de vendre le domaine à Échange et découvertes à condition que cela reste un centre à vocations éducatives, et non que cela soit transformé en hôtel. Mais en 2012, au prétexte que les coûts d'entretien et que la mise aux normes d'acceptabilité étaient trop élevés, l'ensemble fut vendu à un investisseur qui fit procéder à la restauration complète de la villa, la destructions des annexes Vachons, et l'ajout d'une piscine devant la façade côté océan. Il procéda aussi à la transformation des anciens dortoirs en dix logements.

     

    Des vues réalisées en 2009 par la Région des Pays de la Loire sont consultable ici : https://www.patrimoine.paysdelaloire.fr/ressources/diaporama/detail-diaporamas/diaporama-maison-de-villegiat-49/

     

     

     

     

    1 C'est aujourd'hui une commune de Montrevault-sur-Èvre, au Sud-Ouest d'Ancenis.

    2 Légué à madame d'Halluin, celle-ci ne pouvant l'entretenir et ne trouvant pas acquéreur, le fit démolir en 1960, il n'en reste que la ferme.

    3 Cette mine comptait 750 salariés dont 430 mineurs travaillant entre 150 et 180 mètres de fond. Elle ferma en 1953.

    4 Cette usine évolua après la seconde-guerre en usine de téléviseur, puis en usine informatique.

    5 C'était une vente aux enchères de d'une maison située près de la plage et de sept lots de vignes. La vigne acquise par Blavier avait été mise à la vente à 1.800 fr pour prix de départ.

    6 Un géorama est une sorte de planisphère inversé tapisser à l'intérieur d'une sphère dans laquelle ontintroduisait le public. C'était entre 1830 et 1900 une attraction en vogue comme les panoramas.

    7 Stella Maris Ave fut construite pour l'industriel Charles Pluget, (1874 – 1927), Puget ; il vendit en 1950 l'un de ses cousins issu de germain, Hubert Blavier, (Fontainebleau 23 juin 1903 – Paris 28 septembre 1988), et son épouse, née Hélène Marie Paule Henriette Jamar, (Saint-Gilles-Bruxelles 3 mai 1903 - Saint-Marc-sur-Mer 18 avril 1981).

    8 Un second bâtiment fut construit de l'autre côté de la route, pour servir de dortoirs, le site a été réaménagé après 2012 pour devenir la Résidence Ker Annette.

  • Saint-Marc, avril 1941...

    Photographie prise par un soldat allemand, il est écrit au dos :

    " Sie läßt sich nicht gern fotografieren - April 1941 "

    (Elle n'aime pas être prise en photo - Avril 1941)

     

    806_001.jpg

    (6x9) Coll. L.O. M.

    Derrière, les bâtiments de Saint-Eugène...

  • La seigneurie de Béac

    Béac était une seigneurie inféodée la vicomté de Saint-Nazaire, située au village du même nom, près de Saint-Marc, elle n'était dotée que d'une basse justice.

    Suite au démembrement de la seigneurie, le manoir fut vendu à la famille Bernier, et la seigneurie changea plusieurs fois de mains, elle fut dès lors désignée sous le nom de Cour de Béac.

     

     Liste des seigneurs de Béac :

     

    Beac (de)

    Famille chevaleresque.

     

    I° Pierre Béac, seigneur de Béac, décédé le 25 octobre 1417 , père de :

    1° Jacquet, décède le 25 janvier 1419, époux de Plezo de Coetsal

    2° Guillaume de Béac disparu avant mars 1455, époux d'Olive André , fille de Jean André, receveur de la vicomté de Donge ;

    3° Jeanne, épouse avant 1405 de Guillaume de La Pommeraye, chevalier, seigneur du Heinlex-Pommeraye, déclaré sieur de Beac du chef de sa femme en janvier 1427 durant la réformation de l'évêché de Nantes à Saint Nazaire (voyez article Heinlex-Pommeraye).

     

     


    beac,saint-marc-sur-mer,saint-nazaireLa Pommeraye (de)
     

     

    Famille noble d'ancienne extraction, maintenue lors de la réformation de noblesse par arrêt du 18 janvier 1669, (Bibliothèque Municipale de Rennes, Ms. 504 et 505).

    Possesseur de la moitié de la seigneurie de Heinlex, à laquelle elle laissa son nom, et de la seigneurie de Béac.

     

    De sable à trois grenades renversées d'or, ouvertes de gueules. 

     

     

    I° Guillaume de La Pommeraye, écuyer, seigneur du Heinlex-Pommeraye, déclaré seigneur de Beac du chef de sa femme Jeanne Béac, en janvier 1427 durant la réformation de l'évêché de Nantes à Saint Nazaire, épousée vers 1405, fille de Pierre Béac, seigneur de Béac, d'où :

    II° Guillaume de La Pommeraye, écuyer, du Heinlex-Pommeraye, seigneur de Béac, fit montre à Guérande le 4 septembre 1481, en habillement de brigandine, père de :

    III° Jean de La Pommerye, écuyer, seigneur du Heinlex-Pommeraye, et de Beac, en 1488, bénéficia de la confiscation des biens de Tristan de La Lande le 10 octobre 1488, père de :

    IV° Eon de La Pommeraye, écuyer, seigneur du Heinlex-Pommeraye, et de Béac, père de :

    V° Guillaume de La Pommeraye, écuyer, seigneur du Heinlex-Pommeraye, et de Béac, prêtre, recteur de Saint Gravé, qui déclara le 22 janvier 1513 avoir baillé Heinlex à Pierre Simon. 

     

    On ignore ensuite le devenir de la seigneurie, durant un siècle, on retrouve seulement :

     

    La Motte (de) 

    Famille noble, aussi en possession du manoir du Grand-Heinlex.

    De gueules à trois lions d'argent.

     

    I° Jeanne de La Motte, dame de Béac et du manoir de Heinlex-Pommerye, dit aussi du Grand-Heinlex, morte avant 1627 ; mariée : 1° Pierre Le Dor (ou Le Dolz) ; 2° Gédeon (de) Gouère, écuyer, sieur du Fresne , d'où postérité des deux lits, dont seule la seconde nous est connue.

     

    beac,saint-marc-sur-mer,saint-nazaireGouère (de), alias Gouëre (de)

    D'argent au griffon de gueules, armé et lampassé d'or. 

     

    Famille noble d'extraction, maintenue noble lors de la réformation de noblesse par arrêt du 26 février 1669, 8 générations, (Bibliothèque Municipale de Rennes, Ms. 504 et 505), qui fournit des seigneurs de Béac et du Grand-Heinlex, et des sieurs de Dissignac.

     

    I° Gédeon Gouere, écuyer, sieur du Fresne, seigneur de Béac, acheta le manoir Quilihermen au Trevoux vers 1623, époux de Jeanne de La Motte, dame du Grand-Heinlex, pour lesquels son époux fit aveu en 1619, (elle était veuve de Pierre Le Dor (ou Le Dolz), dont elle avait postérité), décédée avant 1627 ; d'où : 

    II° Georges, seigneur de Béac, né à Pont-Château en 1595, époux de Renée Anizi, d'où :

    1° Antoinette-Louise, (1627-1654), mariée le 7 novembre 1650 à Campon avec Etienne-François de Saint-Aubin, écuyer, sieur de La Chataigneraie, et de La Briordais ;

    2° un fils, seigneur de Béac, ancêtre de Charles de Gouère, seigneur du manoir du Grand-Heinlex, pour lequel il rendit l'aveu en 1752, il vendit Béac  à Angélique de Rochereuil.

     

     

    beac,saint-marc-sur-mer,saint-nazaireRochereuil (de) 

    Famille anoblie par charge de procureur, déboutée de noblesse durant la  de 1669 au recensement de Guérande, qui fut aussi en possession des seigneuries de Cleuz-Coyau et du Plessis-Giffard.

    D'azur au rocher d'argent, accompagné de huit yeux en orles. 

     

     

    I° Angélique, dame du Plessis-Giffard et de La Cour de Béac, décédée en 1754, épouse de Julien Le Pourceau de Rollivaud, écuyer, seigneur de Rollivaud.

     


    beac,saint-marc-sur-mer,saint-nazaireLe Pourceau de Rolivault
    :

    Famille guérandaise anoblie en 1436, maintenue noble d'extraction lors de la réformation de noblesse par arrêt du 3 juillet 1669, 5 générations, recensement de Guérande (Bibliothèque Municipale de Rennes, Ms. 504 et 505), qui posséda aussi les seigneuries de Cleuz-le-Propre, et du Plessis-Giffard.

     

    D'azur à trois dauphins couronnés d'argent, accompagnés d'une étoile du même en cœur. 

     

    I° Julien Le Pourceau, écuyer, seigneur de Rolivault, marié : 1° le 30 janvier 1663 au Croisic à Janne Coquard de Kerougas, (1643-1711), fille de Thomas Coquard de Kerougas, et de Marie Le Mauguen ; 2° Angélique de Rochereul de Cleuz, dame de Cleuz-le-Propre, du Plessis-Giffard, et de la Cour de Béac, décédée en 1754, fille de Georges Rochereul de Cleuz, écuyer, seigneur de Cleuz-Coyau, et du Plessis-Giffard, conseiller du Roi, procureur au siège royal de Guérande, et de Catherine Huré ; d'où :

    :

    du premier lit :

    1° René, né en 1676 ;

    2° Pierre, né en 1677 ;

    3° Jeanne, ne 1679 ;

    4° Thomas, marié le 29 mars 1718 avec René Bagot ; 

    5° Jean, marié ; 1° Marie Bernard ; 2° à Baltz-sur-Mer le 12 janvier 1692 avec Suzane Quélas, d'où postérité ;

    du second lit :

    6° Renée-Jeanne, baptisée à Saint-Nazaire le 19 mars 1716, décédée le 25 juin 1716 à la Ville-Allain ;

    7° Julien-François-René, baptisé le 17 juillet 1717 ;

    8° Rosalie-Marguerite, baptisée le 23 août 1718 ;

    9° Jean, baptisé le 4 octobre 1719 ;

    10° Jeanne, dame de Cleuz-le-Propre, (vendu Jean-Baptiste-Elie Camus de Pontcarré) du Plessis-Giffard, et de la Cour de Béac (vendus à Jean-Sébastien de La Haye de Silz) et d'un fief nommé fief du Pourceau, (vendu vers 1780 à François Le Chauff), baptisée le 21 octobre 1722, épouse de Pierre d'Entrechaux, chevalier, colonel d'infanterie, gouverneur de Port-Louis ;

    11° Marie, baptisée le 29 mai 1724.

     

    beac,saint-marc-sur-mer,saint-nazaireLe Chauff

    Famille noble d'ancienne extraction maintenue en 1668 originaire de Vannes.

     

    D'argent au pigeon d'azur, surmonté de deux croissants adossés de gueules. (Ces armes figurent sur une voute de l'église Saint-Nazaire.)

     

     

     

    I° François Le Chauff, écuyer, seigneur de Kerguénec, du Bois-Guimard, de La Motte-Allemand, (par achat à René de La Haye du Sable), de La Noë de Kerpoisson, des Bouexières (par achat à Catherine Boullet veuve de Jean Moyon) et du Pourceau (fief situé à Cleuz), baptisée le 21 octobre 1722, fils de François Charles Le Chauff, chevalier, seigneur de La Bernardière, et de Anne Cady ; maire de Guérande en 1789-1790, emprisonné en 1792, voit ses biens mis sous séquestre, libéré avant mars 1795 et récupère ses biens, il habitait le manoir de La Grillère, rue Bizienne, à Guérande ; fit aveux pour sa seigneurie de La Motte-Allemand le 30 juin 1788, passa transaction avec Jean-Baptiste-Elie Camus de Pontcarré, seigneur, co-vicomte de Saint-Nazaire, pour la propriété de la lande de Cuneix, en Saint-Nazaire ; marié à Nantes le  12 janvier 1761, en l’église conventuelle des dames de Sainte Élisabeth, à Catherine-Brigitte-Marguerite Maré (parfois nommée faussement Marrec), connue aussi sous ne nom de Maré d'Azincourt(1), suite à l’acquisition par son père de ce fief, née le 13 novembre 1740 à L’Arcahaye, (Saint-Domingue, aujourd'hui Haiti), baptisée le 09 mars 1741, fille de Jérôme Maré, planteur sucrier, capitaine de la milice du Roi à Saint-Domingue, et de Léogane-Jeanne-Julienne  Gené ;  elle hérita d'un tiers de la plantation de son père en 1760, la plantation Maré était évaluée en 1785 à 813.320 livres, et comportait 186 esclaves, à  la suite à l'indépendance d'Haïti le 1er janvier 1804 la plantation fut confisquée ; elle était veuve en 1805 ; d'où :

    1° Victoire-Brigitte-Marie-Anne-Charlotte Le Chauff, née vers 1763, décédée à Guérande le 17 octobre 1788, mariée à Saint-Nazaire, par contrat du 13 septembre 1783, puis religieusement à Guérande le  22 septembre avec René-Louis de Trévelec, chevalier ;

    2° Charlotte-Félicité, née  en 1766 ;

    3° Brigitte-Mathilde, née  en 1771 ;

    4° François-Marie-Hyacinthe Le Chauff de Kerguénec, chevalier, (Guérande 2 novembre 1772 -  1831 Guérande), voyage à Saint-Domingue en 1792 alors que l’île est en pleine insurrection, il est porté sur la liste des émigrés durant l'emprisonnement de son père, membre de l'Armée de Condé, il fut indemnisé avec sa sœur Victoire sur décision du 4 février 1828 pour les biens perdus du fait de l'indépendance d'Haïti ; marié le 15 mai 1811  à Nantes avec Thérèse-Françoise Bernard de Grand-Maison, née en 1785, d'où :

    A° Thérèse, qui épousa son cousin Henri Le Chauff de La Blanchetière, (1816-1876), d'où postérité. ;

    5°  Catherine, née le 24 août 1778 à Guérande,  mariée en 1800 Joseph-Louis de Bruc, d'où entre autres enfants Joseph-Aimé de Bruc, qui possédait en 1850 la métairie de Cleuz qu'il avait hérité de sa mère.

    6° un autre fils né vers 1782, marié à une Rouaud de La Villemartin qui hérita de La Motte-Allemand ;

    7°, 8° & 9° inconnus

     

    Le manoir fut donc vendu à part de la seigneurie au 17e siècle. Désigné sous le nom de "maison noble de Béac", il consistait en un grand manoir situé au village de Béac, et était ruiné en 1850. Ses restes furent rasés au début du 20e siècle. La famille Bernier quitta cette demeure à la Révolution, on y caserna le 23 aout 1796 des volontaires,  puis il fut affecté à des douaniers, avant d'y installer un temps une école. (voyez le plan qu'en fit Fernand Guériff dans son "Histoire de Saint-Nazaire", 1960.)

     

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    La maison noble de Béac (en rouge vif), sur le cadastre de 1829.

     

     

    La famille Bernier, « les maîtres de la maison noble de Béac »

     

    I° Jacques Bernier, maître de la maison noble de Béac, laboureur, mort en 1650 ; époux Guillemette Oyseau (ou Oaseau), fille de Mathurin Oyseau, d'où :

    1° Jan, qui suit ;

    2° Julien, seigneur de la maison noble de Béac

    3° Jacques, mort en 1672.

    II° Jan Bernier, baptisé le 6 février 1614, seigneur de la maison noble de Béac, marchand laboureur, maître de la maison époux de Janne Aubin, décédée le 13 janvier 1675, fille de Michel Aubin, et de Jeanne Boullet, d'où :

    1° Pierre ;

    2° Jacquette ;

    3° Julien ;

    4° Jaques, qui suit ;

    5° Marie ;

    6° Françoyse ;

    7° Catyne ;

    8° Janne ;

    9° Julienne.

    III° Jacques Bernier noble de Béac, laboureur, né le 6 août 1651, fut égailleur d'impôts de la paroisse de Saint-Nazaire en 1687 ; marié en la chapelle de Saint-Marc de Saint-Nazaire le 27 novembre 1674 avec Marye Cavaro, fille de Denys Cavaros et de Denyse Berthos, d'où :

    1° Marie, (Saint-Nazaire 29 août 1676 1676 – Saint-Nazaire 25 janvier 1760), mariée le 29 octobre 1704 à Saint-Nazaire avec Charles Boulet ;

    2° Jacques, né à Saint-Nazaire le 21 mars 1679 ;

    3° Jean, né à Saint-Nazaire le 27 septembre 1680 ;

    4° René, qui suit ;

    5° Jeanne, née à Saint-Nazaire le 5 décembre 1684 ;

    7° Jeanne, née le 6 janvier 1686, mariée : 1° le 22 novembre 1701 à Saint-Nazaire avec Julien Gennevois ; 2° le 6 juin 1708 à Saint-Nazaire avec Julien Birgand ;

    8° Jacques, né à Saint-Nazaire le 20 août 1690.

    IV° René Bernier, (Saint-Nazaire 17 février 1682 – Saint-Nazaire 3 décembre 1748), maître de la maison noble de Béac, marié le 29 octobre 1704 à Saint-Nazaire avec Catherine Millon, (Saint-Nazaire 16 avril 1681 – Saint-Nazaire 12 octobre 1712), fille de Denys Millon, et de Guillemette Tarthoué, d'où :

    1° Hierosme, (1707-1707) ;

    2° Pierre, qui suit ;

    3° François, né en 1709 ;

    4° Jeanne, née à Saint-Nazaire le 26 février 1711, mariée le 22 novembre 1735 à Saint-Nazaire avec Félix Couronné, (1706-1752).

    V° Pierre Bernier, baptisé à Saint-Nazaire le 4 mai 1708, maître de la maison noble de Béac, laboureur, marié le 29 avril 1732 à Saint-Nazaire avec Marie Cavaro, fille de René Cavaro, et de Janne Mollé, d'où :

    1° Jeanne, née en 1734 ;

    2° Jan, né en 1736 ;

    3° Marie, née en 1739 ;

    4° Renée, née en 1741 ;

    5° Catherine, né en 1743 ;

    6° Pierre, né le 3 avril 1746 à Beac, décédé le 13 mars 1823 au village de Verdun en Saint-Nazaire, laboureur au Grand-Verdun, (village près de Saint-Marc), marié le 27 novembre 1770 à Saint-Nazaire avec Françoise Bernard, (Saint-Nazaire 6 janvier 1752 – Saint-Nazaire 10 octobre 1786), d'où postérité.

     

     

     

     

    Il y avait aussi une seigneurie du Parc Béac, ou Béat, à Saint-André-des-Eaux, qui fut la propriété de la famille Jégo.

     

    D'après René de Kerviler, Béac, viendrait de " Bé" = Tombeau...