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de la haye du sable

  • La maison noble de Kerlédé, première partie

    La maison noble Kerlédé et la métairie de La Paquelais

     

    Kerlédé (1) n'était pas une seigneurie, c'était en fait un village de la vicomté de Saint-Nazaire, où se trouvait un manoir noble appartenant à l'origine à la famille de La Haye du Sable (2), cette famille possédait par ailleurs une métairie à proximité du village, dont le nom était La Paquelais. Ferdinand Gueriff dans sont « Histoire de Saint-Nazaire », en touche quelques mots, précisant qu'il n'a pas su la situer, il mentionne aussi que ses sources sont perturbées par une seigneurie homonyme sise à Montoire-de-Bretagne. Monsieur Gueriff, dont le travail était des plus excellents, et dont nous encourageons la lecture de ses différentes publications, n'avait pas eu connaissance des registres manuscrits contenant les preuves de noblesse de la famille de La Haye du Sable, enregistrées par Charles d'Hozier en septembre 1694, pour l'entrée aux Pages de la Grande Ecurie, (B.N., fr. 32101, f° 107), c'est en effet dans ce registre que se trouve le début de la réponse : La Paquelais, métairie noble, changea de nom quand elle devint le bien de la famille Le Guennec au milieu du 17e siècle, elle prit celui de Kerlédé, en référence au manoir de ses propriétaires, et du village qui s'y situait.

     

     

    Liste des propriétaires du domaine noble de Kerlédé :

     

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    Famille de La Haye du Sable

     

    Famille noble ayant fait montre de noblesse en 1457 et 1467 à Guérande, et présenté ses preuves de noblesse pour les Pages de la Grande Ecurie devant d'Hozier en septembre 1694 (B.N., fr. 32101, f° 107)

     

    Armes : De gueule à trois bandes d'argent. 

     

    I° Macé de La Haye, écuyer, seigneur de La Paquelais, et de la maison noble du Sable, comparut armé à Cheval en habillement de brigandine au montre de noblesse d'avril 1467 tenu à Guérande, père de :

    1° Jean, cité dans la réformation de noblesse de l'Evêché de Nantes comme noble demeurant à Saint-Nazaire le 14 janvier 1457 ; marié le 13 juillet 1447 à Montoire avec Jeanne Gautevot, fille de Geofroi Gautevot, écuyer, et de Duvable de La Chernaië, sans postérité.

    2° Gille, qui suit. 

     

    II° Gille de La Haie, écuyer, seigneur de La Paquelais, et de la maison noble du Sable, époux de Marguerite David, d'où :

    1° Guillaume, qui suit ;

    2° Perronne, épouse de Mathurin Roiné, elle fit partage avec son frère de la succession noble de leur père le 25 janvier 1478.

     

    III° Guillaume de La Haye, écuyer, seigneur de La Paquelais, et de la maison noble du Sable, marié : 1° par contra du 1er janvier 1476 passé à Nantes avec Jeanne de Bruc, fille de Guillaume de Bruc, écuyer, seigneur de Bruc et de Vieillecourt, et de Guillemette d'Esdrieux ; 2° Jeanne de Kersac, d'où :

    1° François, seigneur de La Paquelais, et de la maison noble du Sable, époux de Françoise Joüan, qui fit cession le 16 novembre 1553 des seigneuries de son époux à son beau-frère Jean ; fille de Jean Joüan, seigneur de Remzegac, et de Marguerite du Val, dame du Boisarnai ;

    2° Jean, seigneur de la maison noble du Sable, pour laquelle il rendit aveu et dénombrement le 10 juillet 1560 à Odet de Bretagne d'Avaugour, vicomte de Saint-Nazaire, époux de Marguerite Savari, d'où postérité (voyez article manoir du Sable) ;

    3° Poncet, qui suit.

     

    IV° Poncet de La Haye, écuyer, seigneur de La Paquelais et de la maison noble de Kerlédé, marié en 1622 à Jeanne Le Guennec, baptisée le 28 août 1600 à Guérande, fille de Guillaume Le Guennec, écuyer, seigneur de Kersallio, et de Suzanne de Beaubois, d'où :

     

    V° René de La Haye, seigneur de La Paquelais et de la maison noble de Kerlédé, baptisé le 5 février 1624 à Guérande, décédé le 11 juin 1655 à Nantes, paroisse Saint-Vincent, inhumé le 13 juin en l'église des Carmes ; époux de Louise Mocquard, dont il n'eu pas d'enfant. Restée dame de La Paquelais par héritage de son époux, elle se remaria le 4 décembre 1659 à Nantes avec Gabriel Michaël, écuyer, seigneur de La Rolandière, dont elle n'eut pas non plus d'enfant. La Paquelais passa par héritage aux Le Guennec, plus proches parents de son époux.

     

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    D'azur plein ; au chef denché d'argent. 

     

    Famille noble d'extraction maintenue lors de la réformation de noblesse par arrêt du 14 juillet 1670, et par ordonnance du 28 avril 1699, (Bibliothèque Municipale de Rennes, Ms. 504 et 505), dont une branche cadette fut seigneur de Tréballe et de la maison noble de Kerlédé, et de la métairie de La Paquelais.

     

     

    I° Prégent Le Guennec, écuyer, seigneur de Kron, Bogat, Travérian et La Chaussée, né vers 1575, huguenot, reçu du roi Henri IV une lettre de sauvegarde en date du 24 septembre 1597 ; époux : 1° Julienne de Bogat, dame de Bogat et de Trévran ; 2° de Françoise Madic, née vers 1584 ; d'où :

    du premier lit :

    1° Charles, seigneur de Bogat, époux de Michelle de La Haye de Silz, dame du Corolec, d'où sept enfants :

    2°Guillaume,  écuyer, seigneur de Kersallio, et de Suzanne de Beaubois, d'où : 

    2a° Jeanne Le Guennec, baptisée le 28 août 1600 à Guérande, épouse de Poncet de La Haye, écuyer, seigneur de La Paquelais et de la maison noble de Kerlédé ;

    3°Guillemette, mariée en 1615 à Pierre Hémery, écuyer, seigneur de la maison noble de Beauregard (voyez ce nom) ;

    4° Pierre, seigneur de La Chasse (Lavau), baptisé à Guérande le 1er avril 1600, marié le 29 juillet 1642 à Guérande avec Jeanne de Kermabon ;

    5° Jeanne, née le 6 avril 1602 à Guérande ;

    6° René (ou Robin), baptisé à Guérande le 5 novembre 1607, seigneur de Travérian, d'où un fils ;

    du second lit :

    7° Marguerite, née le 22 janvier 1610 à Guérande, épouse de Marc Duault ;

    8° Claude, née le 11 aout 1611 ;

    Gille qui suit.

     

    II° Gilles Le Guennec, écuyer, seigneur de La Chaussée Bogat, par héritage de son beau frère Poncet de La Haye du Sable : seigneur de Tréballe et de Kerlédé (ex. La Paquelais), baptisé à Guérande le 26 mars 1613, décédé à Saint-Nazaire chez son beau-frère Pierre Hémery à Beauregard, (NB il se disait lui même parfois seigneur de Beauregard), inhumé le 13 juin 1682 en l'église paroissiale du côté de l’Evangile), époux d'Olive du Chô (ou Duché), morte vers 1682, d'où :

    1° Jeanne, baptisée le 19 novembre 1643 à Guérande ;

    2° Jean-Baptiste, qui suit ;

    3° Françoise ;

    4° Michel, (1649) ;

    5° Michelle, baptisée à Guérande le 27 aout 1652, décédé en cette même ville le 15 mars 1698, dame de Tréballe, mariée en la chapelle Saint-Marc de Saint-Nazaire à Pierre Charpentier, écuyer ; elle est citée comme marraine de Michelle Richard, laboureur de La Noë de Kerlédé, (la famille Richard à laissé son nom au lieu-dit La Richarderie entre Kerlédé et Tréballe).

     

    X° Jean-Baptiste Le Guennec, écuyer, seigneur de Kerlédé, baptisé le 17 décembre 1647, décédé le 21 juillet 1706, marié le 13 février 1685 à Françoise Le Blanc, d'où :

    1° Jan, né le 31 décembre 1685 à La Roche-Bernard, baptisé le 3 janvier 1686 ;

    2° Marie, baptisée le 27 décembre 1686 au Croisic, morte avant 1727, épouse de Julien Raingeard, sieur de La Boisreaudrie, avocat en parlement, sénéchal des juridictions de Sainte-Pazanne ;

    3° François, baptisé le 1er février 1688 à Saint-Nazaire ;

    4° Françoise ;

    5° Louis, qui suit.

     

    XI° Louis Le Guennec, écuyer, seigneur de Kerlédé, baptisé le 21 janvier 1691 à Saint-Nazaire, décédé le 5 octobre 1723 ; participa à la conspiration de Pontcallec, il fut arrêté par décret de prise de corps le 15 novembre 1719, mais échappa à toute condamnation ; marié le 23 juillet 1708 à Anne-Marquise du Matz d'Armanjo, décédée le 7 mai 1741, fille de Denys-Guillaume du Matz, seigneur de la maison noble d'Armanjo, et de Perrine Paquet, d'où :

    1° Guillaume, né le 7 novembre 1711, baptisé le 17 janvier 1712 ;

    2° René, seigneur de Kerlédé et du fief de La Noë de Kerlédé, né le 12 février 1713, baptisé le 16 octobre 1713, décédé le 9 novembre 1744 ;

    3° Louis, baptisé le 30 septembre 1714, décédé le 26 juillet 1718 ;

    4° Emmanuel-René, baptisé le 13 février 1716, décédé le 17 septembre 1717.

    Leurs enfants étant tous décédés sans engendrer de descendance, la maison noble de Kerlédé passa aux sœurs d'Anne-Marquise du Matz.

     


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    Famille
    du Matz d'Armanjo

     

    D'argent frété de gueules ; au chef échiqueté d'or et de gueules. 

     

    Famille noble d'extraction chevaleresque maintenue à l'intendance en 1700 qui posséda les maisons nobles d'Armanjo, de Guindreff, et de Kerlédé.

     

    I° Denys-Guillaume du Matz de Keranvay, seigneur de La Drouillay, et de la maison noble d'Armanjo pour laquelle il servit l'aveu en 1709, et qu'il vendit à Jacques Hégo ; époux de Perrine Pasquette, d'où :

     

    1° Anne-Marquise du Matz d'Armanjo, décédé le 7 mai 1741 ; mariée le le 23 juillet 1708 à Louis Le Guennec, écuyer, seigneur de Kerlédé, d'où plusieurs enfants qui n'atteignirent pas l'âge adulte, la maison noble de Kerlédé passa alors à ses sœurs ; 

    2° Geneviève, dame de la maison noble de Guindreff, et de Kerlédé par héritage de sa sœur Anne-Marquise, décédée à Saint-Nazaire le 27 octobre 1743 ;

    3° Jeanne, dame de Kerlédé et de la maison Guindreff, décédé à Saint-Nazaire le 20 mai 1756.

     

    Kerlédé passa ensuite à la famille Jaquelot du Boisrouvray. Nous n'avons pas su déterminer si c'est un achat par achat ou héritage, mais des liens de parenté semblent exister.

     

    Famille Jaquelot de La Motte 

     

    Armes : D'azur au chevron d'or, accompagnée en chef de deux mains appaumées du même, et en pointe d'un lévrier d'argent, colleté de gueules et bouclé d'or.

     

    Famille anoblie par une charge au Parlement de Paris en 1553, maintenue noble en qualité de Chevalier lors de la réformation de noblesse par arrêt du 27 mars 1669, (Bibliothèque Municipale de Rennes, Ms. 504 et 505), branche subsistante (du Boisrouvray) ayant fait ses preuves en mai 1939 à l'A.N.F. 

     

     

    I° Louis-Jacques Jaquelot du Boisrouvray, chevalier, seigneur de La Motte, baron de Campsiollon, époux de Marguerite Johannic, dame de Coëtdrézo, fille Jérôme Johannic, chevalier, seigneur de Coëtdrézo, et de Louise Guerry, d'où :

    1° Louis-René, qui suit ;

    2° Floriant-Augustin, chevalier, seigneur de La Motte et de Villeneuve en la paroisse de Quistinic (56), seigneur de Kerlédé en la paroisse de Saint-Nazaire, décédé à Nantes le 2 février 1775 à l'âge estimé de 66ans ; marié : 1° Angélique-Thérèse de Mussan, décédée en la maison noble de Kerlédé le 21 décembre 1755 à l'âge de 35ans ; 2° Cécile Charrette ; 3° le 15 février 1741 à Nantes avec Anne-Marie des Vaux, fille de Bernard des Vaux, écuyer, seigneur de Loiselière, et de Pélagie de Cornulier ; 4° le 8 février 1774 à Nantes avec Marie-Françoise de Charbonneau, fille d'Honoré-Godefroy de Charbonneau, écuyer, seigneur de Mouzeil, et d'Anne-Louise du Being. Sans héritier, Kerlédé passa à sa nièce Marie-Jeanne ;

    3° Marie-Thérèse.

    II° Louis-René Jaquelot de La Motte, vicomte de La Motte, baron de Campzillon, (Rennes 24 février 1699 – Rennes 13 janvier 1773), conseiller au Parlement de Bretagne, époux de Janne Chomart des Marais, (d'une famille de Balz), d'où :

    1° Marie-Jeanne, baronne de Campzillon, dame de Kerlédé, (1750 - Rennes 13 février 1789), mariée le 26 juillet 1774, à Vannes avec François-Claude de Kermarec, seigneur de Traurout, puis comte de Traurot, (1747-1825), conseiller au parlement de Bretagne.

     

     

     

     

     

     

     

    (1) Le nom se trouve aussi orthographié Ker Le Dex, Kerledec, Querleday, il est probablement une déformation de Ker le Deiz, c'est à dire « le village du jour ». Pour des raisons pratiques, nous avons ici conservé l'orthographe contemporaine.

     

    (2) Famille qui possédait le manoir du Sable.

  • Un noble nazairien devenu facteur

    Comme nous l'avons mentionné dans l'article portant sur l'histoire de la maison noble du Sable, une légende locale rapportée par F. Guériff veut que le dernier membre de la famille de La Haye  du Sable termina douanier ou facteur à Saint-Nazaire. Nous l'avons expliqué, on trouve effectivement un Honoré Delahaye, facteur des postes à Saint-Nazaire en 1843, né vers 1805, qui laissa une descendance dans cette ville, mais rien ne prouve une filiation commune avec les nobles de La Haye du Sable, le nom de La Haye, ou Delahaye est très commun, on le trouve dans toutes les provinces de France et de Belgique, il y avait d'ailleurs à Saint-Nazaire une seconde famille noble du même nom, avec laquelle elles n'avaient aucun lien. Au-delà de cette homonymie, cette légende a été entretenue par le fait qu'il existait un Saint-Nazaire une famille noble pauvre que la Révolution, réduisit à l'état de simple cultivateur, il s'agit de la branche nazairienne de la famille du Bouays de Couesbouc, dont nous allons relater ici une partie de l'histoire.

     

     

    du bouays de couesbouc,de la haye du sable,facteur,douanierLa famille du Bouays de Couesbouc est une famille guérandaise noble d'ancienne extraction maintenue lors de la réformation de noblesse par arrêt du 5 février 1669, (Bibliothèque Municipale de Rennes, Ms. 504 et 505), toujours existante, elle porte pour armoiries : De sable à la fasce d'argent bordée de gueules. Cette famille s'illustra durant la guerre de succession de Bretagne avec un membre qui participa au combat des Trente le 26 mars 1351, mais aussi avec deux chouans, Alexis Louis Gordien du Bouays, comte de Couësbouc, et son fils René-Benjamin.

     

    L'une de ses branches de cette illustre famille s'établit à Saint-Nazaire à la suite d'un mariage au milieu du 18e siècle.

     

     

    I° Marie-René-Jacques du Bouays de Couesbouc, écuyer, époux de Marie-Josèphe de Kerpoisson, morte le 8 nivôse an II (28 décembre 1793) à La Ville-es-Liron à Saint-Nazaire, d'où :

     

    II° Joachim-Joseph du Bouays de Couesbouc, écuyer, lieutenant des gardes-côtes avant la Révolution, inscrit le 3 aout 1790 sur les contrôles de la Garde nationale de Saint-Nazaire, se déclara marin dans l'acte de décès de sa mère, père de :

     

    III° François-Marie du Bouays de Couesbouc, était simple cultivateur à Kerveloche à Saint-Lyphard en 1834, devint facteur des postes à Guérande en 1849, époux de Jeanne Le Gall, d'où :

    1° Pierre, qui suit ;

    2° François, établi pharmacien à La Chataigneraye en Vendée

    3° un autre fils pharmacien à Paris.

     

    IV° Pierre du Bouays,(Saint-Lyphard le 16 octobre 1831 – La Chataigneraye 2 mars 1861), reçu docteur en médecine à Montpellier le 2 mars 1861, maire de Guérande en 1876, époux d'Emilie Grimaud, d'où :

    1° Gaétan ;

    2° Geoffroy.

     

    C'est donc François-Marie du Bouays de Couesbouc, devenu facteur sous le second empire, qui est à l'origine de confusion et de légende autour de la famille de La Haye du Sable.

  • la maison noble du Sable, première partie

    Le mois dernière, le CREDIB SANT-NAZER, nous a demandé un article sur la maison noble du Sable (http://credibsantnazer.hautetfort.com/archive/2012/05/14/le-manoir-du-sable-manoir-breton-du-xve-siecle.html). Je vais ici développer plus exactement l'histoire de cette maison, qui est l'un des rares bâtiment de la fin de l'époque médiévale subsistant à Saint-Nazaire. 

     

     

    sable.jpg

     

    Façade arrière en 1931, gravure de Paul Bellaudeau,

    parue dans Le Courrier de Saint-Nazaire du 10 juillet 1931.

     

     

    Le bâtiment se trouve coincé entre des immeubles, ses façades dénaturées par un enduit de ciment repeint de couleur abricot en 2008, aucune démarche n'a été entreprise pour le faire répertorier par la DRAC et le faire protéger par les Monuments Historiques. Il est cependant le dernier témoin de ce que fut Saint-Nazaire à l'époque médiéval, et de son histoire d'avant la Révolution française. Durant trois siècle et demi, il fut la résidence et propriété de la famille de La Haye du Sable, qui posséda aussi la métairie de La Paquelais (qui pris le nom du village de Kerlédé), et la seigneurie de La Motte-Allemand.

     

     

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    de La Haye du Sable : De gueule à trois bandes d'argent. 

     

     

    La filiation de cette famille noble nous est en grande partie connue grâce au registre manuscrit des Preuves de noblesse pour les Pages de la Grande Ecurie tenu par Charles d'Hozier en septembre 1694, (B.N., fr. 32101, f° 107), et dans le « Nobiliaire de Bretagne (1668-1671) », Tome II, manuscrit, contenant les maintenus de la noblesse bretonne, (B.N., fr. 8318, f°157)

     

     

    I° Macé de La Haye, écuyer, seigneur de métairie La Paquelais, et de la maison noble du Sable, comparut armé à Cheval en habillement de brigandine à la montre de noblesse d'avril 1467 tenue à Guérande, père de :

    1° Jean, cité dans la réformation de noblesse de l'Evêché de Nantes comme noble demeurant à Saint-Nazaire le 14 janvier 1457 ; marié le 13 juillet 1447 à Montoire avec Jeanne Gautevot, fille de Geofroi Gautevot, écuyer, et de Duvable de La Chernaië, sans postérité.

    2° Gille, qui suit. 

     

    II° Gille de La Haye, écuyer, seigneur de la métairie de La Paquelais, et de la maison noble du Sable, époux de Marguerite David, d'où :

    1° Guillaume, qui suit ;

    2° Perronne, épouse de Mathurin Roiné, elle fit partage avec son frère de la succession noble de leur père le 25 janvier 1478.

     

    III° Guillaume de La Haye, écuyer, seigneur de la métairie de La Paquelais, et de la maison noble du Sable, marié : 1° par contra du 1er janvier 1476 passé à Nantes avec Jeanne de Bruc, fille de Guillaume de Bruc, écuyer, seigneur de Bruc et de Vieillecourt, et de Guillemette d'Esdrieux ; 2° Jeanne de Kersac, d'où :

    1° François, seigneur de La Paquelais, et de la maison noble du Sable, époux de Françoise Joüan, qui fit cession le 16 novembre 1553 des seigneuries de son époux à son beau-frère Jean ; fille de Jean Joüan, seigneur de Remzegac, et de Marguerite du Val, dame du Boisarnai ;

    2° Jean, qui suit ;

    3° Poncet, écuyer, seigneur de La Paquelais et de la maison noble de Kerlédé, marié en 1622 à Jeanne Le Guennec, baptisée le 28 août 1600 à Guérande, fille de Guillaume Le Guennec, écuyer, seigneur de Kersallio, et de Suzanne de Beaubois, d'où postérité.  (Voyez article Kerlédé)

     

    VI° Jean de La Haye, écuyer, seigneur de la maison noble du Sable, pour laquelle il rendit aveu et dénombrement le 10 juillet 1560 à Odet de Bretagne d'Avaugour, vicomte de Saint-Nazaire ; époux de Marguerite Savari, d'où :

    1° Pierre, qui suit ;

    2° Julienne, mariée sur consentement de son frère, par contrat le 27 juin 1610 à Saint-Nazaire avec Artus de Chévigné, écuyer, seigneur de La Sicaudaie, fils ainé de Christophe de Chévigné, et de Claude de Bouteillet.

     

    V° Pierre de La Haye, écuyer, seigneur de la maison noble du Sable, pour laquelle il fit hommage au Roi le 29 avril 1617, (mort avant le 3 juillet 1638), marié par contrat du 15 février 1609 à Saint-Nazaire avec Jeanne de Châteautro, dame du Cartier, de Kerlouais, de La Villejan, et de Plaisanse, à Plumieux (22), fille de René de Chateautro, seigneur du Cartier, de Kerlouais, de La Villejan, et de Plaisanse, et de Jeanne de Francheville-Saveuse, veuve, elle fit le dénombrement de la maison noble du Sable le 3 juillet 1638 auprès de Gabriel de Goulaine, vicomte de Saint-Nazaire ; d'où :

    1° François, qui suit ;

    2° Jean, né le 21 septembre 1628 au Cartier, (Plumieux 22), baptisé le 28 décembre 1628 à Plumieux ;

    3° François, prénommé comme son frère, avec lequel il fit partage des biens de leur père le 24 avril 1649

    4° Guillaume, inhumé à La Trinité-Porhoët le 8 janvier 1649.

     

    VI° François de La Hayer, écuyer, (mort avant le 29 janvier 1671), seigneur de Pouveus, du Cartier et de la maison noble du Sable pour laquelle il fit dénombrement le 2 mai 1654 à Claude du Chastel, vicomtesse de Saint-Nazaire ; déclaré majeur et responsable en octobre 1642 afin qu'il épouse Julienne-Andrée du Boschier, dame de Coësmellen, d'où :

    1° Louise, née à Ménéac (56) le 17 octobre 1643 ;

    2° Claude, dame de La Villejan, née à Ménéac le 4 janvier 1649 ;

    4° Renée-Claude, née à Plumieux le 10 novembre 1650, baptisée le 1er décembre suivant, épouse de Louis-Guillaume Le Tenours, écuyer, seigneur du Plessis-Bruslé :

    5° Louis-Mathurin, né le 13 juin 1651 à Plumieux, seigneur du Cartier, époux d'Anne de La Corbinière, fille de François de La Corbinière, écuyer, seigneur du Fresne, et d'Yvonne Gouro, d'où postérité sous le nom de de La Haye du Cartier jusqu'en 1834, éteinte dans la famille de Careil, en Morbihan ;

    6° Sébastien, né à Plumieux le 31 aout 1652, baptisé le 4 septembre suivant ;

    7° Louis, qui suit ;

    8° René-Joseph, né à Plumieux le 3 janvier 1655, baptisé le 20 suivant ;

    9° François, né à Plumieux le 4 aout 1656, baptisé le 10 suivant ;

    10° Joseph.

     

    VII° Louis de La Haye du Sable, écuyer, seigneur de la maison noble du Sable pour laquelle il rendit aveu au Roi le 10 janvier 1678, seigneur de La Motte-Allemand par héritage maternel de son épouse, maintenu noble d'extraction lors de la réformation de noblesse par arrêt du 29 janvier 1671 ; marié le 9 avril 1647 à Saint-Nazaire avec Olive Le Long du Dreneuc, dame de La Motte-Allemand par héritage de sa famille maternelle, (Saint-Nazaire 20 aout 1638- Saint-Nazaire 3 novembre 1688), fille de Jean Le Long, écuyer, seigneur du Dreneuc, et de Jeanne de La Bouexière, d'où :

    1° Monique, née le 6 juillet 1675 à Saint-Nazaire, mariée le 2 mai 1707 à Guérande avec Louis-Gille du Matz, écuyer, seigneur de Gléré, (natif de la paroisse de Rieu, diocèse de Vannes, établi à Saint-Nazaire suite à son premier mariage avec Jeanne de La Bourdonnaye, native de Montoire), il fut constaté qu'il étaient parents au 4e degré, ils durent renouveler leurs veux après dispense le 22 mai 1710 ;

    2° René, qui suit ;

    3° Pélagie, (Saint-Nazaire 10 mars 1680 – Saint-Nazaire 2 juin 1688) ;

    4° Olive, mariée le 7 mai 1715 à Guérande avec Pierre-François Le Flo de Tremelo, écuyer, seigneur de Kerleau, maintenue noble par ordonnance du 25 septembre 1703, (Bibliothèque Municipale de Rennes, Ms. 504 et 505). 

     

    VIII° René de La Haye du Sable, écuyer, seigneur de la maison noble du Sable et de La Motte-Allemand, né à Saint-Nazaire le 24 juillet 1676, baptisé le 29 juillet suivant, présenta ses preuves de noblesse pour les Pages de la Grande Écurie en septembre 1694, (B.N., fr. 32101, f° 107), Maintenue noble par ordonnance du 6 mai 1701, (Bibliothèque Municipale de Rennes, Ms. 504 et 505), établi au château de La Motte-Allemand, il participa à la conspiration de Pontcallec et fut interné à Nantes ; marié à Guérande le 7 février 1702 à Marie-Madeleine Le Mintier, d'où :

    1° Jean-Marie, né le 15 février 1706 ;

    2° Marie-Olive, (6 juillet 1707 - 7 octobre 1707) ;

    3° René, qui suit.

     

    IX° René de La Haye du Sable, chevalier de La Motte-Allemand, époux de Marie Lefeuvre, d'où :

    1° Louis-Marie, seigneur de La Motte-Allemand et de la maison noble du Sable, mort avant 1768 ;

    2° Jean-Baptiste-René, décédé à Saint-Nazaire le 11 avril 1780, après son frère seigneur de la maison noble du Sable, (qu'il vendit en 1776 (1) à Guillaume Charault de Merionnec, chevalier), seigneur de La Motte-Allemand, (qu'il vendit le 29 octobre 1770 à François Le Chauff).

     

     

    Une légende local rapportée par F. Guériff veut que le dernier membre de cette famille termina douanier ou facteur à Saint-Nazaire, on trouve effectivement un Honoré Delahaye, facteur des postes à Saint-Nazaire en 1843, né vers 1805, qui laissa une descendance dans cette ville, mais rien ne prouve une filiation commune avec les nobles de La Haye du Sable, le nom de La Haye, ou Delahaye est très commun, on le trouve dans toutes les provinces de France et de Belgique, il y avait d'ailleurs à Saint-Nazaire une seconde famille noble du même nom, avec laquelle elle n'avaient aucun lien. Au delà de cette homonymie, cette légende a été entretenue par le fait qu'il existait un Saint-Nazaire une famille noble que la Révolution, réduisit à l'état de simple cultivateur, il s'agit de la famille du Bouays de Couesbouc, dont nous parlerons dans un autre article.

     

    Durant la période ou la famille de La Haye du Sable résida au château de La Motte-Allemand, la maison noble du Sable fut affectée à la famille Walsh, qui exerça la fonction de sénéchal de la seigneurie de La Motte-Allemand, plusieurs membres de cette famille sont mentionné comme étant né au manoir du Sable dans les registres paroissiaux.

     

    (1) A.D.44, E 550. — Vente de la maison noble du Sable, en Saint-Nazaire, par René de la Haie, chevalier, à Guillaume Charault, chevalier, seigneur de Merionnec. 1776.