Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

La Motte Allemand, première partie

La Motte Allemand (1) était une seigneurie au nord de la paroisse de Saint-Nazaire, elle est, en dehors de la vicomté, la seigneurie la plus ancienne de la paroisse. Cette seigneurie détenait haute, moyenne et basse-justice, ainsi que le droit d' épave gallois dit aussi de déshérences de lignes, (droit qui accordait la propriété des biens des gens décédés qui n'avaient pas d'héritier), de succession bâtarde, etc. 

Ses seigneurs y possédaient un manoir, transformé en ferme après la Révolution, avec une chapelle seigneuriale dans la cour, consacrée à saints Côme et Damien, qui, bien qu'elle fût ruinée à la Révolution, conservât un chapelain jusqu'en 1851. En 1857 elle fut définitivement désaffectée. Tombée en ruine, elle a été rasée en 1898 par la famille Créton alors propriétaire du manoir.

 

Liste des seigneurs de La Motte Allemand :

 

Sans titre-2.jpgFamille de La Motte-Allemand

D'or plein ; au chef de sable, chargé d'un lambel d'argent.

 

 

 

 

 

I° Guillaume de La Motte, dit l'Allemand, époux d'Isabelle du Chastelier, née vers 1355, fille de Guillaume du Chastelier, et d'Amice de Léon, (veuve vers 1374 elle se remaria avec Briand de Chateaubriand, dont elle eut postérité) ; parents probables de :

II° Thibaud de La Motte-Allemand.

 

 

Famille de Volvire

Sans titre-3.jpgBurelé d'or et de gueules de dix pièces ; au franc-canton de vaire. 

 

Famille noble originaire du Poitou, entré en possession de la seigneurie de La Motte-Allemand par achat.

 

 

I° Hervé de Volvire, chevalier, vicomte de Volvire, seigneur de La Motte-Allemand par acquisition de Thibaud de La Motte-Allemand en 1383, baron de Ruffec par mariage avec Alénor de Ruffec, d'où :

1° Maurice, seigneur de La Motte-Allemand, époux d'Isabeau de Rochefort, décédé en 1403 sans postérité ;

2° Nicolas, qui suit.

II° Nicolas de Volvire, chevalier, vicomte de Volvire, baron de Ruffec, seigneur de la Rocheservière, Nieuil sur l'Autize, Chassenon, Châteaumur, la Motte-Allemand, chambellan du duc de Bretagne ; époux de Marie de Bazôges, d'où :

1° Joachim, qui suit ;

2° Renaud ;

3° Maurice ;

4° Jeanne, épouse de Briand de Varèze ;

5° Aliénor, épouse de François de Tehillac, seigneur de Beaumont ;

6° Jean, mort le 3 mars 1433, époux de Marie Goulard, fille de Lean Goulard, écuyer, seigneur de La Martinière, et de jeanne Mauclerc ;

7° Guillaume.

III° Joachim de Volvire, chevalier, vicomte de Volvire, baron de Ruffec, seigneur de la Rocheservière, Nieuil sur l'Autize, Chassenon, Châteaumur, La Motte-Alleman, etc., (1405-1440), époux de Marguerite Harpedanne de Belleville, (1414-1461), fille de Jean Harpedanne, seigneur de Belleville, et de Jovine de Montaut, d'où :

1° Jean, qui suit ;

2° Françoise, épouse de Joachim Rouault, sénéchal de Beaucaire.

IV° Jean de Volvire, chevalier, baron de Ruffec, du Fresnay, seigneur de Nieuil, Châteauneuf, d'Ardenne, de Paisay-Naudouin et de Bernac, etc., vendit à vendit en 1468 à Françoise d'Amboise, veuve du duc Pierre II de Bretagne, la seigneurie de la Motte-Alemand, pour 2000 écus d'or, afin de venir en secours au dauphin Charles de France, en compagnie du duc Arthur III ; marié en 1460 à Catherine de Comborn, fille de Jean de Comborn, chevalier, et de Jeanne de Rochechouart, d'où :

1° Francois, qui suit ;

2° Charles, seigneur du Courret et d'Aunac, marié le 14 novembre 1491 avec Marguerite de La Rochefoucault, d'où postérité ;

3° Jeanne, mariée le 23 mai 1495 avec Antoine Guy, écuyer, seigneur du Breuil ;

4° Louise, épouse de Cérisy.

V° François de Volvire, écuyer, baron de Ruffec et du Fresnay, seigneur de La Roche-Cervière, chambellan du Roi, récupère la seigneurie de La Motte-Allemand vendue par son père, peut-être par son mariage avec une nièce de la duchesse Françoise qu'il épousa le 25 octobre 1503 avec Françoise d'Amboise, veuve de Grisegonnelle Frotier, chevalier, baron de Preuilly, fille de Jean d'Amboise, chevalier, seigneur de Bussy, conseiller chambellan de Louis XI, et de Catherine de Saint-Belin, d'où :

VI° René de Volvire, écuyer, seigneur de Ruffec et de La Motte-Allemand, (1505-1545), époux de Catherine de Montauban, dame du Bois-de-La-Roche, fille de Philippe de Montauban, vicomte du Bois-de-La-Roche, chancelier de Bretagne, (qui fit l'aveu de la seigneurie de La Motte-Allemand en 1525), et d'Anne du Chastelier, d'où postérité. René de Volvire vendit la seigneurie de La Motte-Allemand à Jean Gastinel.

 

Famille Gastinel

D'azur à trois colonnes d'or.

 

Famille de la noblesse normande en possession de la seigneurie de La Motte-Allemand au début du 14e siècle.

 

I° Jean Gastinel, chevalier, seigneur de La Motte-Allemand par acquisition de René de Volvire ; époux de Marguerite du Dréseuc de Kercabus, d'où :

1° Jeanne Gastinel, dame de La Motte-Allemand en 1535, épouse de François de Guémadeuc.

 

guemadeu.jpg

 Famille de Guémadeuc, (olim Madeuc)

 

 

De sable au léopard (ou lion léopardé) d'argent accompagné de six coquilles du même, trois rangées en chef et trois rangées en pointe. 

Famille noble d'extraction chevaleresque maintenue durant les réformations et montres de 1423 à 1478, et de 1670, en possession de La Motte-Allemand au 16e siècle.

 

 

 I° François de Guémadeuc, chevalier, seigneur de Beaulieu et de Séréac, époux de Jeanne Gastinel, dame de la Motte-Allemand, fille de Jean Gastinel, chevalier, seigneur de La Motte-Allemand, et de Marguerite du Dréseuc de Kercabus, d'où :

1° Françoise, dame de La Motte-Allemand, épouse de Antoine Le Vallois.

 

 

 

 

(1) Il ne faut pas confondre la seigneurie de La Motte Allemand avec la maison noble de La Motte Allemand, sise en Montoire, qui fut le bien de la noble famille de L'Estoubillon, famille encore présente à Saint-Nazaire en 2012.

Les commentaires sont fermés.