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  • Georges Unsworth, héros et inventeur

    George Unsworth, son nom ne dit plus rien aux Nazairiens, sauf peut-être à ceux qui sont membres des Goélands, et qui ont entendu dire que ce monsieur avait fondé leur club. Pourtant, Georges Unsworth fut une célébrité nationale, et une figure incontournable de Saint-Nazaire durant l’entre-deux-guerres.

    - C’était la maison du major qui inventa un drôle de canot à moteur.

    C’est ainsi qu’on me désignait enfant l’une des demeures de la rue de La Havanne, au 14, une maison jumelle à l’architecture simple, où dans la cour anglaise qui la sépare de la voie, poussent deux palmiers qui encadrent la fenêtre du salon. Le major, c’était le capitaine de transatlantique Georges Unsworth, qu’on désignait sous son titre nazairien de pilote-major du port.

    Les vieux Nazairiens qui l’avaient connu me le décrivaient tous à l’identique, le profil en bec d'aigle, les cheveux mi-longs dans sa tenue de capitaine d’avant la Grande-guerre, un peu passée, la chemise et la cravate nouée en lavallière impeccables, incarnation de l’une de ces gravures victoriennes qui représentent des cavaliers. Sa silhouette était si particulière, que tout le monde dans la Presqu’île le reconnaissait de loin, ce que ne manquaient pas de souligner les journaux quand ils parlaient de lui.

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    Georges Unsworth en mai 1931, (Ouest Eclair)

     

    Dans un article du 18 février 1910 paru dans « L’Auto », Paul-Adrien Schaye, qui l’avait déjà rencontré en 1898, écrivit :

    « Ceux qui peuvent le connaître le retrouvent tel qu’il était, à l’époque, car sa physionomie singulière est de celles qui ne bougent pas. C’était déjà un grand garçon mince, à la figure hâlée, aux joues creuses et dont les yeux avaient cette couleur extraordinaire qui éclaire un visage et le rend inquiétant : des yeux d’une singulière clarté et d’une fixité si précise, que lorsqu’ils vous regardent on se sent pour ainsi dire vrillé. »

    Mes arrière-grands-parents m’en parlèrent plusieurs fois, m’en faisant la même description physique. Bonne-maman ajoutait qu’il avait des manières exquises, et me précisait, elle qui était à moitié argentine et totalement anglophile, que le major était né britannique à Buenos Aires, qu’elle aimait se promener à cheval avec lui sur les allées cavalières du remblai ou dans la campagne, à discuter avec lui en anglais ou en espagnol, langue qu’il ponctuait de quelques expressions portègnes, en roulant les R comme au pays. Il avait aussi cette habitude de venir lui baiser la main, en se courbant telle un roseau, dès qu’il la croisait, y compris dans la rue, ce qui était d’une rare audace, car on ne baise pas une main en dehors d’un salon ou d’une cérémonie, allant jusqu’à le faire sans qu’elle eut retirer ses gants, ce qui était encore plus audacieux, cela même par la portière de la voiture dans laquelle elle était assise, et en soulignant son regard cristallin d’un petit sourire coquin, car, Bonne-maman le savait, en Argentine on ne baise pas la main des dames, mais uniquement celle de sa femme ou de sa maîtresse.

     

    Georges Unsworth était né à Buenos Aires le 27 septembre 1862, cinquième des sept enfants de Georges Unsworth, né en 1830 à Lancaster, et d’Elizabeth Travis, née à Lancaster en 1832[1]. Les Unsworth s’étaient établis en Argentine vers 1851/52[2], ils y vécurent modestement, Georges père était maréchal ferrant, mais on le trouve dans les papiers français de son fils aussi désigné comme vétérinaire ; en fait à l’époque son activité faisait qu’il soignait les petites maladies des chevaux, et pratiquait la castration, d’où une assimilation au métier de vétérinaire alors peu développer en Argentine. Georges père se fit aussi éleveur de mouton en 1863 ou 64, obligeant la famille à déménager à 30 km du centre Buenos Aires, Estrella del Norte, dans le partido de San Isidro. Il y décéda en 1868, obligeant son épouse à regagner vendre leur ferme et à regagner Buenos Aires avec leurs enfants, où ils vécurent très modestement. Georges avait 6 ans au décès de son père, sa mère lui procura une solide éducation malgré la pauvreté de leur situation. Il se montra cependant doué pour les études, le dessin, les mathématiques, et les langues qu’il commença à apprendre en furetant sur le port, dont les activités le passionnaient. Très intelligent, mais à l’univers réduit par sa condition d’orphelin de père à la précarité financière, malgré les efforts de sa mère et de ses ainés obligés de travailler dès leurs 15 ans, Georges fit le choix de la marine, et se surpassa pour apprendre seul le français, langue alors internationale. Devenu un petit prodige, il s’engagea dans la marchande, et gravit rapidement les échelons par sa rigueur et sa volonté qui impressionnaient ses supérieurs. Entré au service de la Compagnie Générale Transatlantique, il emménagea au Havre, et obtînt le 21 avril 1888 la nationalité Française. Le 26 novembre 1888 il fut nommé par brevet capitaine au long cours. Le 17 février 1896 ; alors 3ème lieutenant du paquebot Bourgogne[3], qui faisait naviguait sur la ligne Le Havre-New-York, il s’illustra dans le sauvetage des passagers de paquebot l’Ailsa, de l’Atlas Line, que La Bourgogne avait percuté et coula. Il fut pour cet acte décoré de la médaille d’argent 2ème classe de sauvetage le 1er janvier 1897. Il fut alors déplacé sur La Champagne. Le 18 février 1898, vers 17 h, l’arbre de couche de l’hélice de La Champagne se brisa et bloqua les machines, alors que le navire avait quitté 5 jours auparavant le Havre, et filait à 17 nœuds par une mer déchaînée. L’arrêt brutal des machines provoqua une secousse qui fit tomber plusieurs passagers debout ou assis sur des chaises. Le paquebot se trouva à la dérive loin de la ligne de navigation, mais arriva à jeter l’ancre à 40 brasses de profondeur, sur les bancs de Terre-Neuve, par 45° 27’ de latitude nord, et 51° 52’ de longitude ouest. On tentât de réparer mais un brouillard épais rendant la visibilité impossible. Incapable de communiquer, feux de détresse allumés, sonnant sans discontinuer la cloche d’alerte, canon armés, et mais ne voyant aucun autre navire passer, le 18 février, le commandant désigna Georges Unsworth, alors 3ème officier, avec grade de lieutenant, parce qu’il était célibataire et le plus jeune officier, pour commander une chaloupe et 9 hommes, pour partir à la recherche de secours, avec des provisions pour 10 jours, sous les acclamations des passagers. La chaloupe fut mise à l’eau à midi. Au bout de six jours, trempé par le brouillard et les embruns que le froid avait transformé en glace, certains eurent les pieds et les mains gelés, et tous étaient au bord de l’hyperthermie et épuisés au pont qu’il fallut les soulever un à un, quand ils furent récupérés par le vapeur néerlandais Rotterdam, qui avait aperçu au large leurs fusées de détresse. Le premier matelot débarqué s’effondra sur le pont, si bien que l’espace d’un instant, l’équipage du Rotterdam se demanda s’il n’était pas ivre. La glace avait rendu cassante la fibre de leurs vêtements, et il fallut couper au couteau leurs bottes pour les retirer. Comme le veut l’usage, Unsworth fut le dernier à débarquer de la chaloupe. Unsworth dit au commandant du Rotterdam :

    - Nous ne sommes pas des naufrages, nous sommes des hommes qui viennent d’accomplir une mission.

    Il exposa sa mission, et demanda à comparer le point qu’il avait calculé avec celui du Rotterdam. Ils furent conduits à New-York où la ville s’empressa de les féliciter, car on croyait La Champagne perdue jusqu'à ce qu'on les découvre dans leur canot. On proposa à Unsworth de mettre les boutons d’or de de sa veste de lieutenant en loterie, ce qu’il refusa, tout comme il refusa les sommes que lui proposèrent les journaux pour une interview exclusive. Il accorda une conférence de presse dans un salon de la Compagnie Générale Transatlantique, au sortir de laquelle un journaliste lui proposa 100 dollars pour des éléments supplémentaires, ce qu’il refusa encore.

    Le 28 février la Compagnie Générale Transatlantique que les secours étaient arrivés, que tout allait bien, que l’on transbordait les 600 passagers, et que les hommes de la chaloupe allaient survivre, bien que pour l’instant, seuls Unsworth et le quartier maître Camard, qui se relayaient à la barre, pendant que les huit autres hommes s’alternaient à la rame, avaient suffisamment de force pour se lever de leur couchette. Unsworth se forçait à ne pas afficher une mine éprouver devant ses hommes et l’équipage du Rotterdam, même s’il était visible qu’il était à bout de force. Le Massepequa qui faisait la route de New-York à Amsterdam, et deux remorqueurs partis d’Halifax furent dépêchés aux secours de La Champagne. De retour au Havre en avril, Georges Unsworth reçu de la Chambre de commerce de cette ville un chronomètre en or, une médaille d’or[4], et fut fait chevalier de la Légion d’Honneur par décret du 29 avril 1898. Le 22 mai 1899, il reçut aussi le prix Henri Durant, d’un montant de 4.000 fr.

    La Transatlantique lui donna le commandement du Ville d’Alger qui faisait la ligne Marseille-Alger. C’est à Marseille qu’il épousa Antonine Germain, dont il eut une fille, Jeanne[5], née en 1900. On lui donna alors le commandement du Versailles, paquebot de la ligne Saint Nazaire-Colon. C’est alors qu’il s’établit dans notre ville. Le commandement du Versailles ne fut pas de tout repos. Parti le 9 décembre 1906 de Saint-Nazaire avec à son bord des émigrants se rendant à Panama pour travailler à la construction du canal, à l’escale de Carthagène, ceux-ci voulurent descendre à terre, mais les autorités colombiennes s’y opposèrent. Le capitaine des douanes qui venait de monter à bord se trouva alors pris aux mains des passagers mécontents. Les soldats colombiens se mirent à tirer sur le navire, tuant l’un des émigrants, et blessants plusieurs autres. Unsworth ordonna de rompre les amarres et de faire machine arrière, pendant que les colombiens continuaient à nourrir le feu. Les autorités colombiennes exigèrent que le Versailles revienne dans le port pour saluer le Pavillon colombien en signe d’excuse. Mais à bord se trouvait le nouveau ministre de France à Lima, Pierre Merlou, (1849-1909), homme politique, ancien ministre des Finances, qu’on expédiait au Pérou pour s’en débarrasser, après que sa maîtresse, la comédienne Jeanne-Marie Dallemagne, qu’il avait ruiné en vivant à ses crochés, et avait abandonné parce qu’elle était atteinte d’un cancer incurable, lui avait tiré dessus quelques mois auparavant[6], qui fit en sorte de calmer le gouvernement Colombien. Le journaliste Paul Matheix, avait commenté dans l’article qu’il avait consacré à cette affaire, dans La Presse du 26 janvier 1907, avoir connus Unsworth à bord du Ville d’Alger en 1898, quand il s’apprêtait à en prendre le commandement, et ne pas avoir été surpris du sang froid qu’il avait fait preuve à Carthagène. L’ayant interviewé à propos des événements de La Champagne, Paul Matheix commenta en 1907 que Unsworth lui avait fait son récit simplement, comme gêné d'avoir à parler de lui, et ajouta :

    - Il m'a suffi de lire son nom, au sujet des incidents de Carthagène, pour le revoir, flegmatique et un peu triste, debout près de la coupée, l’œil perdu au loin, avec ce regard des marins, qui, machinalement, tout en causant, scrutent sans cesse l'horizon, comme si, pour eux, il était toujours charge de menaces. Et je n'ai pas été surpris qu'il se fût habilement tiré d'une fâcheuse aventure ; les fusils braqués sur lui par les soldats colombiens n'étaient pas faits pour l’émouvoir ; il est de ces hommes dont les pires dangers ne peuvent que grandir l’imperturbable sang-froid.

     

     

    À quelque temps de là, Georges Unsworth divorça, son épouse partie vivre avec leur fille à Paris[7]. Il épousa en secondes noces Angéle Armande Noury. On lui attribua alors le commandement du paquebot Guadeloupe en avril 1908 attaché au port du Havre. Rapidement retourné à Saint-Nazaire pour être affecté au port comme pilote-major, il fut décoré de la Médaille d’honneur de la Marine marchande le 9 janvier 1919, et fut nommé représentant suppléant de la capitainerie de Saint-Nazaire, et fut vice-président du Syndicat des capitaines au long cours de Saint-Nazaire.

     

    Issue d’un milieu modeste, Georges Unsworth, était un self-made-man à une époque ou l’ascension sociale était encore possible et encouragée, et où il était convenu de se former aux codes et usages du milieux où l’on était amené à entrer, ce qui lui fit par exemple devenir un excellant escrimeur, au point de devenir vice-président de la Société d’escrime de Saint-Nazaire, et fréquenter la haute société locale, d’être membre du Groupe artistique[8] où il exposait ses peintures, mais il ne perdit jamais de vue ses origines, et proférait des idées socialistes et syndicales, s’inquiétant de l’inégalité dans la société du 20ème siècle, idées qu’il développa durant ses travaux maçonniques à la Loge du Trait d’Union[9]. Il participa à différentes revues maritimes, nautiques et de natations, sous le pseudonyme de Geo, publia à Saint-Nazaire en 1907 et 1910 deux « Étude des Transports maritime », publiés par le Comité France- Amérique, et en 1921 « Vers la république humaine, Démocratie financière », aux Éditions de l’Imprimerie Ouvrière, republié en 1924 sous le seul titre de « Vers la république humaine ». Il fonda en 1924 les Goélands nazairiens[10], association encore existante, qui était à l’origine une société d’entraînement à la natation, water-polo, canotage et autres sports nautiques et maritimes, et qui prodigua surtout dans le port de Saint-Nazaire les premiers cours de natations à plusieurs générations de Nazairiens.

    Il fut fait officier de l’ordre du mérite maritime le 15 aout 1930, et président d’honneur à l’unanimité des Hospitaliers sauveteurs bretons.

    Le 14 avril 1931, de 9 h à 18 h, il fit sur la plage du Grand-Traict, à proximité du monument du Débarquement, les premiers essais d’un type de canot en contreplaqué qu’il avait mis au point. Ce canot était de 180 kg, 10 m de long sur 0,75 m de large, et 0,50 m de haut, ne calant qu’à 10 cm, à sept compartiments étanches, et démontable en trois tronçons. Il était doté d’un moteur à deux temps de 4 HP avec hélice réversible de 27 cm de diamètre, pouvant assurer une vitesse de 8 nœuds, pour une consommation de 4 l d’essence. Il comportait en plus des coussins et une tente pour permettre deux couchages, et devait permettre d’accoster n’importe quelle plage pour y camper. L’invention fut présentée au Salon nautique de Paris du 30 octobre 1931.

    Durant 18 mois Unsworth poursuivit ses tests par tous les temps, en compagnie de messieurs Simonneau et Porcher, et le baptisa « Motorskaf ». L’engin ressemblait à deux barques encastrées.

     

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    Le Motorskaf, (Ouest Éclair du 14 octobre 1932).

     

     

    Georges Unsworth pris sa retraite de ses fonctions de pilote-major du port en 1932.

     

    Alors qu’il s’apprêtait à lancer la fabrication industrielle du Motorskaf, Georges Unsworth décéda d’une crise cardiaque le 17 août 1934, et son invention fut oubliée.

     

     

     

     

    [1] 1° Mary-Anne, née à Buenos Aires le 23 octobre 1852, baptisée le 26 décembre 1852 à St John's Church de Buenos Aires ;

    2° Margaret, née à Buenos Aires le 21 décembre 1854, baptisée le 25 février 1855 à St John's Church, épouse de John Matthew Ronald, d’où postérité ;

    3° Richard-Anderton, né à Buenos Aires le 18 décembre 1856, baptisée le 15 janvier 1857 à la Methodist Episcopal Church de Buenos Aires, époux de Maria C…, d’où postérité

    4° Thomas, né à Buenos Aires le 22 février 1859, baptisé à St John's le 28 avril 1861, décédé à Buenos Aires le 15 mai 1930, Argentina ; marié 1° Annie Macfarlane, (née à Arrochar en Ecosse) ; 2° le 24 juin 1880 à Buenos Aires Johanna Macfarlane, née à Arrochar 6 juillet 1861, décédée à Buenos Aires le 7 août 1899, sœur de la précédente ; d’où postérité des deux lits ;

    5° Georges ;

    6° William-Henry, né à Estrella del Norte, (partido de San Isidro), le 10 février 1865, baptisé à 29 août 1865 à St John's Church de Buenos Aires ;

    7° John, né à Buenos Aires le 16 mai 1867, baptisé à St John's Church le 27 avril 1869, après le décès son père.

     

    [2] Leurs noms ne figurent pas sur la liste des arrivants par bateau, il est fort probable qu’ils soient d’abord passés par l’Uruguay avant de traverser La Plata et faire souche à Buenos Aires. Georges père avait un frère, William-Henry, qui s’était établi à New-York.

    [3] La Bourgogne, coula le 2 juillet 1898, après être entré en collision avec un autre navire. Dans le choque les canots de sauvetage furent détruits, 500 personnes périrent.

    [4] Camard reçut une médaille de vermeille et une montre en argent.

    [5] En épousa en 1940, à Annemasse, Henri Adrien François Mieville, membre fondateur du parti ouvrier et populaire, emprisonné pour activité politique illicite. Conseiller communal de Vevey, (législatif, 1946-1964, conseiller national, (1947-1950). M. était lié d'amitié avec Le Corbusier, Romain Rolland, Charles Ferdinand Ramuz, et bien d'autres. Il fut décoré  de la Médaille de la Résistance française. D’où postérité.

    [6] Le nom Merlou en devient alors une insulte à la mode pour désigner un homme vivant au crocher d’une femme.

    [7] Établie 11 rue Dufrénoy, elle demanda en avril 1909 à ajouter à son patronymique celui de Poilpot.

    [8] http://saint-nazaire.hautetfort.com/archive/2018/07/30/le-groupe-artistique-de-saint-nazaire-et-le-groupe-de-indepe-6069504.html

    [9] http://saint-nazaire.hautetfort.com/archive/2019/03/02/les-loge-et-temples-maconniques-de-saint-nazaire-6132902.html

    [10] Association déclarée le 8 octobre 1924 au Journal Officiel avec parution le 16 octobre 1924, sur bureau constitué lors de l’Assemblée générale du 23 mars 1924. – Pour plus de détails, voyez l’excellant article de monsieur Michel Mahé : https://michelcmahe.com/2018/04/01/les-goelands-nazairiens-la-naissance-de-la-societe/