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bredenbeck de chateaubriant

  • Notes sur la famille van Bredenbeck de Chateaubriant

    van Bredenbeck de Chateaubriant : D'azur au cygne d'argent surmonté d'une étoile de même (cf. cachets). Devise : Stella fide adveniatn. 

     

    Famille bourgeoise originaire d'Utrecht, établie à la fin du 17e siècle à Saumur, où elle acquit la terre de Chateaubriant à Sainte-Gemmes-sur-Loire. Protestante à son arrivée, elle abjura à la révocation de l'Edit de Nantes.

     

    I° Gaspard van Bredenbeck de Chateaubriant né vers 1796, marié en 1819 avec marie-Estelle Pichard du Paty, née en 1800, fille d'Alexis Pichard du Paty, et de Geneviève de Boisfossé ; d'où  :

    1° Clothilde Ferdinande Louise Radegonde, épouse de Emile-Ferdinand  Loyen de Puigaudeau, (voyez article Loyen de Puigaudeau) ;

    2° Alphonse, qui suit :

    II° Alphonse van Brédenbeck de Châteaubriant, (1841-1914), artiste peintre, (cousin germain de Ferdinand Loyen du Puigaudeau, voyez l'article à ce nom), marié le 12 mars 1876 à Rennes, avec  Marie-Louise Arnaud, (1856-1883), d'où :

    1° Alphonse, qui suit ;

    2° Louise, née en 1879, épouse de Casimir Boutillier de Saint-André ;

    3° Guy, (1881-1967), marié le 20 mai 1913 avec Renée de Vuillefroy de Silly, (1884-1972).

    II° Alphonse van Bredenbeck de Châteaubriant, (Rennes 25 mars 1877 – Kitzbühel (Autriche) 2 mai 1951), quoiqu'il fit l'école spéciale militaire de Saint-Cyr, il n'eut pas de carrière militaire, et devint  un grand écrivain de la littérature française, il fut notamment lauréat du prix Goncourt en 1912 pour son roman " Monsieur des Lourdines " (1),   et reçut en 1923 le Grand prix du roman de l'Académie française pour " La Brière " (2) ; servant comme ambulancier durant la Première-guerre-mondiale, il fut profondément  bouleversé par les combats, il devient alors convaincu de la nécessité d'une réconciliation de la France avec l'Allemagne afin d'éviter une nouvelle guerre. Mais au lieu de verser dans une idée de l'Europe des peuples, il tomba dans la germanophile. Catholique enflammé, sinon illuminé, et horrifié par le communisme athée, partisan de l'ordre, le national-socialisme devient pour lui un idéal politique. Son livre " La Réponse du Seigneur ", traduit son aveuglement devant Hitler, et sa croyance en un retour à l'esprit de la chevalerie, mêle de mystique catholique. A l'issue d'un voyage en Allemagne en 1937, il publie " La Gerbe des forces ", livre où il s'engage en faveur de l'idéologie hitlérienne, son aveuglement est telle qu'il croit voir une sorte de compatibilité entre le christianisme et le nazisme, (qui pourtant prônait le paganisme germanique), allant jusqu'à proclamer suite à l'entrevue que lui accorda le chef nazi le 13 août 1938, à Berchtesgaden, qu'Adolf Hitler était " un nouveau Messie " ! (Il n'a probablement jamais lu " Mein Kampf ".) Dès le début de l'Occupation il s'engagea dans la voie de la collaboration (voulue par Pétain), et créa le 11 juillet 1940 " La Gerbe ", un périodique qui sous des prétextes littéraires, enrôlant dans les colonnes, Paul Morand, Marcel Aymé, Abel Bonnard, Claude Farrère, Sacha Guitry, Jean de La Varende, Jean Giono, André (Storm-)Castelot (qui était aussi son secrétaire et dont la mère Gabrielle Storms-Castelot, était la maîtresse d'Alphonse !), mais encore sa cousine germaine la nazairienne Odet du Puygaudeau,  qui comme les autres réalisa bien vite que malheureusement la revue tournait à la propagande en faveur de l'Occupant, et de l'eugénisme ! Alphonse dirigea la revue jusqu'en mai 1941, aidé par Marc Augier, (qui entrera dans de la Waffen-SS),  puis il se perdit dans des soutiens anticommunistes tintés de pseudo catholicisme... Au moment de la débâcle  il se réfugia en Autriche, à Kitzbühel, où il vécu sous le pseudonyme de " Dr. Alfred Wolf ". jugé par contumace, il fut frappé d'indignité nationale, (il avait été fait chevalier de la Légion d'Honneur en 1925), et condamné à mort le 25 octobre 1945, par la sixième section de la Cour de justice de La Seine. Un mandat d'arrêt, avec ordre de le conduire au fort de Charenton à Maisons-Alfort, fut lancé contre lui, afin d'y échapper, il se cacha dans un monastère où il mourut en 1951 après avoir publié une " Lettre à la chrétienté mourante " ; l'ensemble de son œuvre est tombée dans l'oubli et a subit la purge de l'après-guerre. Il avait épousé à Saint-Nazaire le 18 mai 1903, Marguente-Eugéme-Therèse Bachelot-Villeneuve, née à Saint-Nazaire le 4 août 1876, fille de Ernest-Charles-Amédée Bachelot-Villeneuve, docteur en médecine à Saint-Nazaire, et de Emilie-Rose Bachelot, Bachelot, dont il eut deux fils, (voyez l'article Bachelot-Villeneuve). Il vivait avec sa famille à Saint-Nazaire au 16 de la rue des Halles jusqu'à la guerre.

     

     

    (1) Adopté en 1942 par Pierre de Hérain, (dont la mère avait épousé en seconde noce le maréchal Pétain), sur dialogues de l'auteur, avec Jacques Castelot, fils de sa maîtresse, parmi les acteurs.
    (2) Ce roman fut l'un des plus forts tirages de l'entre-deux-guerres avec 600 000 exemplaires vendus. Il fut adapté en 1924 au cinéma par Léon Poirier.  (Il existe une édition sortie en 1940 illustrée par le nazairien et résistant R.Y. Creston.)