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flotte espagnole

  • 1655, la flotte espagnole croise dans l'estuaire

    Depuis 1635 la France est en guerre contre l'Espagne, officiellement une paix avait été conclue en 1648, mais les Espagnols profitèrent de la guerre civile orchestrée par les grands seigneurs en révoltes contre Mazarin, aussi l'armada manœuvre le long des côtes, et fait parfois des intrusions. La Bretagne à leur préférence, car le Roi d'Espagne avait des prétentions sur le duché. Le 25 mars 1655, des frégates espagnoles passent devant Saint-Nazaire et remonte la Loire. Les gardes de côtes en référent au sénéchal de Saint-Nazaire, Marcel Beliotte, sieur de La Poterie, qui envoie un courrier au maréchal de Melleraye à Nantes, qui aussitôt descend le fleuve avec des navires armés, mais les Espagnols, n'étant pas guidés par des pilotes au fait du fleuves, décident de rebrousser chemin, le sénéchal envoie un second courrier, qui rejoint le maréchal déjà arrivé au Pèlerin, et qui lui répond (1) :

     

    Du Pèlerin, le 24e mars 1655.

    Monsieur le Séneschal, aussytost votre lettre receu, je me suis mis en batteau avec ce que j'ay peu de monde pour m'en aller à vous, affin de donner touts les ordres qu'il m'eust esté possible pour la coste ; mais ayant receu votre seconde qui m'apprent que les frégattes espaignolles se sont retirées de la rivière, et voyant que je serès la entièrement inutile, je m'en retourne, voyant que je serés inutile au service du roy et à votre soulagement. Si j'y puis quelque chose, aussytost que m'en aurés averty, je seray prest à retourner et vous tesmoigner le désir que j'ay de vous faire paraistre en touttes occasions que je suis, votre très affectionné à vous faire service.

     

    LA MELLERAYE. 

     
     
    Et au dos, la lettre portait la mention :
     
    Le Soubzigné Marcel Belliote, sénéchal de la Vicomté de Saint-Nazaire, a délivré la présente lettre a honorable homme Mathieu Bernart, seieur de Querloz et François Bonneazu, marguilliers en fabrique et paroisse de Saint-Nazaire. Faict ce troysième jour de janvier 1668, Belliote.
     
     
     
    (1) relevé de rené de Kerviler, op.cit.