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  • Quel devenir pour le patrimoine nazairien monsieur Samzun ?

    Saint-Nazaire a un nouveau maire, les Nazairiens espèrent que celui-ci traitera mieux le patrimoine communale que son prédécesseur. Bien sur à la lecture de cette phrase beaucoup en viennent à sourire, ou à rire jaune, et j'entends de l'autre bout de la pièce : '' mais enfin qu'espérez-vous du dauphin de celui que l'on a surnommé Batteușescu ? ''

     

    Eh bien les Nazairiens en attendent beaucoup ! Trop peut-être ? Probablement. Mais soyons wildien et envisageons le pire pour apprécier le meilleur. Après avoir passé des années à se faire insulter par leur ancien maire, les Nazairiens se disent que cela pourra difficilement être pire. Pour l'instant monsieur Samzun vient prendre ses fonctions et n'a pas encore fait ses preuves comme maire, et déjà se pressent tout ceux à qui son prédécesseur, qui n'avaient plus rien à faire de notre ville et de son devenir, répondait, surtout quand quand la mairie était clairement en faute comme dans l'affaire du Dolmen, avec le plus grand mépris et la plus grande arrogance, en nous signifiant clairement que nous n'avions qu'à la fermer devant sa toute-puissance.

     

    Tachons de ne plus nous formalisé sur cette attitude passée, et regardons l'avenir. Il convient de faire un état de lieu de la situation du patrimoine historique de la commune de Saint-Nazaire.

     

    Citons déjà les éléments qui sont protégés par la Loi et qui sont propriétés de la commune :

     

    Le Dolmen : classé en 1889, il a été victime de délires du maire sortant, qui se contrefoutait des lois le préservant directement, ainsi que son air. (voyez notre suite d'article classé sous la mention '' Dolmen ''). On s'interroge sur son devenir. maintenant que le site a été endommagé et passablement défiguré.

     

    La croix du Dernier ou Croix Denier, à Dissignac : Classée au titre des monuments historiques par arrêté du 9 janvier 1926., c'est un calvaire du 15e siècle, figurant le Christ crucifier d'un côté, la Vierge à l'Enfant de l'autre, de chaque côté de sa base se trouve un autel. Pour l'instant le calvaire est dans une zone peu urbanisée et ne semble pas souffrir de détériorations, on reprochera juste le manque d'entretien de la parcelle.

     

     

    Calvaire des Rochelles : classée par arrêté du 18 août 1944, longtemps isolée, cette haute croix de pierre du 16e siècle, dont il ne reste que la base et le fut, est située aujourd'hui dans un nouveau quartier, rue Ernest Hemingway, depuis plusieurs années le site est entouré de barrières de protection montée au moment du chantier de construction, et les herbes s'y agglutinent. Monument typiquement breton, il attend toujours une mise en valeur et une restauration.

     

    (Il faut signaler que la Croix de Heinlex, datant du 13e siècle, fut classée par arrêté du 18 octobre 1944, mais quelle disparu presque aussitôt suite à la manœuvre d'un camion allemand. On ignore ce que devinrent ses débris.)

     

     

    Vient ensuite le patrimoine classé de type meuble. La commune possède en propre plusieurs œuvres religieuses classées dans l'église Saint-Nazaire : deux bas-reliefs en albâtre classés le 10 novembre. Quatre statues en bois doré du 17e et 18e siècle, le tabernacle du maître autel du 17e siècle lui aussi en bois doré, provenant de l'ancienne église, ils furent classés le 23 septembre 1949, S'ajoutent deux sculptures provenant d'une poutre de gloire, datant du 15e siècle, classées le 7 octobre 1935, qui ont été placées de chaque côté d'un grand crucifix du milieux du 20e siècle réalisé par Jean Fréour, (ce crucifie appartient à l'association diocésaine). Il faut ajouter à la liste la statue de l'Ange gardien, en bois polychrome, classée le 28 juin 1962, le registre des MH dit qu'elle appartient à l'association diocésaine, mais il est cependant à noter que les MH attribue la propriété de certains éléments classés antérieurement à l'association diocésaine, alors qu'ils sont initialement propriétés de la commune. Il y a là un cafouillage qu'il faudra éclaircir.

     

    Enfin la commune est propriétaire de la Vierge à l'Enfant du 17e siècle, sculpture en bois qui se trouve dans l'église Saint Joseph de Mean, son classement fut réalisé le 7 décembre 1965.

     

     

    Il n'y a pas grand-chose de protégé par les Monuments historiques à Saint-Nazaire, la cause n'en ait pas la destruction par les bombardements, la cause en est que quand dans les années 1990 les Monuments Historiques accomplirent à la suite d'une directive gouvernementale un relevé général des éléments remarquables sur l'ensemble du territoire de la République, leur travail fut presque impossible à réaliser à Saint-Nazaire, et réduit au plus strict minimum. Il y a pourtant des éléments remarquables, surtout au niveau du patrimoine industriel, et de beaux éléments balnéaires qui mériteraient qu'on s'y intéresse.

     

    La liste des éléments protégés par les Monuments Historiques comprend aussi des éléments qui n'appartiennent pas à la commune :

     

    Le tumulus de Dissignac, '' daterait de 4300 avant J.C. '' (sic. MH). Classé monument historique en 1889, il est propriété de l'état est géré par l'Ecomusée de Saint-Nazaire.

     

    Le phare du Grand Charpentier, construit en 1887, classé MH le 22 novembre 2011, il appartient à l'état et se trouve sur un rocher au large de la pointe de Chémoulin.

     

    La Balise des Morées Construite en 1777 selon les plans de l'ingénieur Groleau, elle fut exhaussée en 1893 classé MH le 22 novembre 2011, elle appartient à l'état ( domaine public maritime ), Elle se trouve sur le rocher des Morées au large de la pointe de La Villès-Martin.

     

     

    Enfin, un bien meuble : le petit voilier '' Va pas trop vite '', ancien bateau de pêche construit en 1934. Il a a été classé le 24 septembre 1993, et appartient à l'association de la Maison de quartier de Kerlédé, qui l'a sauvé et l'entretient (voyez ici un article détailler le concernant : http://www.bateauxdupatrimoine.culture.fr/html/fichebat/vapastrop/vapastrop.htm)

     

     

    Les Nazairiens s'interrogent, et interrogent leur nouveau maire, sur le devenir de certains biens municipaux : le manoir du Sable, datant de la fin du 15e siècle, c'est la plus ancienne demeure de la ville, et la municipalité sortante s'est appliquée à le dénaturer. Le château de Heinlex et pour sa part fort bien entretenu, mais il est vide depuis plusieurs années, attendant une attribution. Ce qui reste du château des Charmilles, dit de Porcé, il avait été prévu initialement par Etienne Caux d'y établir l'Ecomusée, mais on lui préféra en 1983 un hangar perdu que les rares touristes qui s'y risquent ne trouvent généralement pas, ou prennent pour une entreprise, et où les Nazairiens ne mettent jamais un pied pour biens des raisons. Le maire sortant l'a laissé tomber en ruine après avoir espéré plusieurs fois le détruire, et a laissé pour toute réponse à son sujet '' Il finira bien par tomber tout seul ! ''… La collection municipale elle aussi fait se poser des questions. Il ne reste rien des collections du musée fondé le 4 mars 1908, les caisses qui contenaient les collections furent détruites dans un bombardement à la veille de leur expédition vers un lieu sécurisé, ensevelies dans les caves du complexe qui comprenait le Musée, la Bibliothèque, et la Chambre de commerce. Ce qui constitue la collection municipale est composé du fond de l'école des beaux-arts, de donations, et d’acquisitions. Les pièces les plus intéressantes sont à l'Ecomusée et au musée Escal'Atlantic. Si certain éléments de la collection qui ne sont pas exposés comportent un intérêt historique local, il y a beaucoup d'éléments sans intérêt majeur, ou valeur marchande notable dans cette collection. Les Nazairiens sont cependant en droit de s'insurger sur le fait que et la municipalité sortante en fait le stockage d'une façon totalement inadéquate. Entassés comme à la brocante, ou dans le grenier d'une famille qui a vidé l'appartement d'une grande-tante, tableaux, gravures, petites sculptures sont oubliées dans une baraque délabrée aux vitres brisées, soumise à l'humidité, et à la possibilité du vol aussi, le bâtiment fut squatté, on peut donc s'attendre à tout. Un catalogue de mise à jour fut réalisé en 2008 par l'ancien service de la documentation, il n'est pas directement consultable. Au moment de la rédaction il fut émis l'idée de réaliser une mise en sécurité du fond. Mais le manque de collaboration entre les services, et la volonté municipale d'alors ont fait que tout est resté en place. Car le soucis est aussi de savoir qui en est en charge ? Est-ce l'Ecomusée où on est pas en capacité de vous dire si telle ou telle chose est dans une réserve ou bien exposée ? Ou bien directement la mairie à travers l'un ou l'autre de ses services ? Il faudra trancher un jour ! Enfin, depuis des années sont entreposées sous le auvent de la cour du Parc des Expositions, le groupe '' l'épave '', élément au goût discutable, mais auquel les nazairiens sont très attachés, et les deux statues d'ornementation qui encadraient à l'origine l'horloge de la façade de l'ancienne gare. ADDITION AU TEXTE ORIGINAL : Le lecteur '' bBz '' nous informe/confirme dans un commentaire du 12 juin 2014 que leur conservation ne relève pas de l'Ecomusée, et qu'il est de même pour le fond de l'ancien Musée de Saint-Nazaire.

    Il semble donc que la gestion de l'ancien fond relève de la Mairie, mais dans ce cas de quel service ?

    24 mars 2016 : On vient de nous apprendre ce jour que des acquisitions de la municipalité se trouvent stockées dans les caves du Grand-Café, et que le grenier de la chapelle des franciscains est utilisée comme réserve pour des tableaux de style art-nouveau. Ne serait-il pas judicieux aujourd'hui de rassembler toutes ces collections dans un même endroit pour leur conservation et d'en faire quelque chose à  long terme ?