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  • Odette du Puigaudeau

     

    On a reparlé cet été de la nazairienne Odette du Puiguaudeau dont le nom avait été proposé pour être celui du nouveau collège, finalement baptisé Anita Conti '' première femme océanographe française '', mais qui n'a pas de lien avec l'histoire locale. Nous laisserons les lecteurs débattre entre eux le pour et le contre de l'évincement du nom d'Odette du Puiguaudeau pour nous concentrer sur la personne.

     

     

    Nous rappellerons qu'Odette Loyen du Puigaudeau est née le 20 juillet 1894 à Saint-Nazaire, qu'elle décéda le 19 juillet 1991 à Rabat au Maroc, et invitons le lecteur à consulter un article précédent pour en savoir plus sur sa famille ( http://saint-nazaire.hautetfort.com/famille-loyen-de-puigaudeau/ ), et à lire la biographie que lui consacra Monique Vérité aux éditions Payot en 2001. Sa carrière ethnographique, son amour profond pour la Bretagne et la culture berbère, ses quelques fourvoiements durant l'année 1940 avec la frange extrémiste/pétainiste/collaborationniste de l'Action Française sous l'influence du cousin germain de son père, l'écrivain collaborateur Alphonse Van Bredenbeck de Châteaubriant, (faisant oublier qu'elle comprit cependant très vite les réalités  de l'époque et se détourna des pétainistes en ayant des actions  au sein de la Résistance), ou encore de son histoire d'amour avec l'artiste peintre Marion Sénones avec qui elle vécut quarante-cinq années, (amour saphique qui après-guerre la fit considérer comme une paria),  font oublier ses années de jeunesse à Saint-Nazaire et au Croisic, et qu'elle commença sa vie professionnelle depuis le manoir de Kervaudu en se consacrant à sa première passion, la mode, et notamment le crochet. Quoiqu'issue d'une famille de la bourgeoisie d'Ancien régime, petite fille du fortuné architecte nazairien Henri Vandenbrouke qui réalisa les villas de Sainte-Marguerie, les plus belles du centre de Pornichet, et probablement celles du vallon de Porcé à la demande d'Alcide Bord, elle eut une enfance pauvre et humiliante en raison du caractère de son père, le peintre Ferdinand du Puigaudeau, qui ne gagna jamais convenablement sa vie et l'attendit vainement l'héritage d'une tante angevine avec qui il se fâcha et qui le raya de son testament. Odette fut donc obligée très tôt à gagner sa vie, en 1912, l'âgée de 18ans, elle eut la chance de pouvoir être publiée par les Editions Cartier-Bresson pour ses travaux de crochets, dans une série de publications qui eurent un grand succès et connurent plusieurs rééditions, sous le nom de " mademoiselle du Puygaudeau ''. Nous publions ici les photographies de quelques exemplaires et quelques pages de leur contenu.

     

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    (Merci à Catherine Le C. de nous avoir confier ces ouvrages)